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Les T riolets du temps, selon les rvllviorzs d’ rvn

petit fils du grand Nostradamus, faits pour

la consolation des bons François et dédiés au Parlement [3359] ‘.

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On ne peut après luy mal faire.
C’est vn maistre prédicateur.
Suiuons nostre illustre Pasteur,

Cet autre Paul ,7 ce grand Docteur
Que toute l’Église réuère.

Suiuons nostre illustre Pasteur.

On ne peut après luy mal faire.

Ie veux moi mesme aller aux coups,
Moi qui ne suis qu’homme d’estude.

' On les attribue à Jean Duval , auteur du Parlement burlesque de Ponraise [9701].

’ Jean François Paul de Gondy, archevêque de Corinthe et coadjuteur de Paris.

Pour donner bon exemple à tous,
Ie veux moi mesme aller aux coups.
S’il faut mourir, ie m’y résous, q
Encor que la mort soit bien rude.
Ie veux moi mesme aller aux coups,
Moi qui ne suis qu’l1omme d’estude.

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Qu’ils prient bien, nos ennemis,

S’ils ont la piété dans l’âme.

Ce saint deuoir leur est permis.
Qu’ils prient bien , nos ennemis ,
Sainct Germain, Sainct Cloud, Sainct Denys;
Nous auons pour nous Nostre Dame.
Qu’ils prient bien ,' nos ennemis,
S’ils ont la piété dans l’âme.

Nos greniers sont remplis de blé.
Qu’on en fasse de la farine.

Le peuple a tort d’estre troublé.

Nos greniers sont remplis de blé.

On ne sçauroit estre accablé,

D’vn an entier, de la famine.

Nos greniers sont remplis de blé.
Qu’on en fasse de la farine.

Les cabarets sont tous ouuerts.
Chascun y boit; chascun y mange.
On y trouue des vins diuers.

Les cabarets sont tous ouuerts.

Et c’est là que i’ai fait ces vers
Qui sentent la saulce à l’orange.
Les cabarets sont tous ouuerts.‘
Chascun y boit; chascun y mange.

Fourbisseurs, ne vous lassez pas.
Armuriers, trauaillez sans cesse.
C’est pour armer tous nos soldats.
F ourbisseurs, ne vous lassez pas.
Il faut couper iambes et bras

A ceux qui nous tiennent Gonesse.
Fourbisseurs, ne vous lassez pas.
Armuriers, trauaillez sans cesse.

............-...

Puisque c’est à nous les canons

Auec les boulets et la poudre ,
Bourgeois, si mes conseils sont bons,
Puisque c’est à nous les canons,
Pour immortaliser vos noms,

Allez partout porter la foudre,
Puisque c’est à nous les canons

Auec les boulets et la poudre.

........oo--o--

Aux armes! ils sont aux fauxbours! Laquais, mon pot et ma cuirasse. Qu’on fasse battre les tambours. Aux armes! ils sont aux fauxbours! Allons auec vn prompt secours Contre cette meschante race.

Aux armes! ils sont aux fauxbours! Laquais, mon pot et ma cuirasse.

Ne vous précipitez pas tant,
Caualier de portes cochères.
Vostre cheual est bien pesant.
Ne vous précipitez pas tant.
Gardez d’vn mauuais accident
Qui pourroit gaster nos affaires.
Ne vous précipitez pas tant,
Caualier de portes enchères.

Allons, puisque i’ai pris mon pot, Allons, qu’on s’auance et qu’on tue. Allons, auec ordre au grand trot; Allons, puisque i’ai pris mon pot. Allons frapper sans dire mot.

Allons , la visière abattue.

Allons, puisque i’ai pris mon pot. Allons, qu’on s’auance et qu’on tue.

Hélas! que de malheureux corps Dont la rage a fait vn parterre! Que de blessés et que de morts! Hélas! que de malheureux corps! Les foibles ont souffert des forts. Voilà les beaux fruits de la guerre. Hélas! que de malheureux corps Dont la rage a fait vn parterre!

François qui combattez dehors,
Pourquoi causer tant de misères?
Songez en faisant vos efforts,
François qui combattez dehors,
Que vous auez dans ce grand corps
Vos femmes, filles , sœurs et mères.
François qui combattez dehors,
Pourquoi causer tant de misères!"

Si vous auez vos mesmes cœurs
En cette funeste auenture,
François, cruels persécuteurs ,
Si vous auez vos mesmes cœurs,
Gardez y parmi vos rigueurs

Vn sentiment pour la nature ,

Si vous auez vos mesmes cœurs
En cette funeste auenture.

Courage! l’accord s’en va fait.

le viens de l’apprendre des astres.
François, tout nous vient à souhait.
Courage! l’accord s’en va fait.
Vous en verrez bientost l’effet

Par la fin de tous nos désastres.
Courage! l’accord s’en va fait.

Ie viens de l’apprendre des astres.

Il n’aura pas ce qu’il prétend,
L’Espagnol qui cherche ses villes.
C’est en vain qu’il est si content;
Il n’aura pas ce qu’il prétend.
Qu’il ne se chatouille pas tant
Pendant nos discordes ciuiles.

Il n’aura pas ce qu’il prétend,
L’Espagnol qui cherche ses villes. ‘

Le Roy sera bientost icy.

Que chascun en saute de ioiel
Ne nous mettons plus en soucy.
Le Roy sera bientost icy.

Il va reuenir, Dieu mercy!
C’est le ciel qui nous le renuoie.
Le Roy sera bientost icy.

Que chascun en saute de ioiel

Monsieur le prince de Conty
Auec son zèle et sa prudence
A bien soustenu son party,
Monsieur le prince de Conty.
L’Vniuers doit ‘estre aduerty
Qu’il a sauué la pauure France;
Monsieur le princelde Conty
Auec son zèle et sa prudence.

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