ページの画像
PDF

Il le faut louer hautement,

Ce vaillant duc de Longueuille. . . Bourgeois, Messieurs du Parlement. Il le faut louer hautement.

Il a trauaillé puissamment

Au bien de la cause ciuile.

Il le faut louer hautement,

Ce vaillant duc de Longueuille.

Ce généreux duc de Beaufort
Sera bien auant dans Phistoire.
Dieu l’a tiré d’vn cruel fort ,
Ce généreux duc de Beaufort,
Pour seruir icy de renfort

Et pour releuer nostre gloire.
Ce généreux duc de Beaufort
Sera bien auant dans Ïhistoire.

Monsieur diElbeuf et ses enfans
Ont fait tous quatre des merueilles.
Qu’ils sont pompeux et triomphans,
Monsieur d’Elbeuf et ses enfans !
On dira jusqu?! deux mille ans
Gomme des choses nompareilles‘:
Monsieur d’Elbeuf et ses enfans
Ont fait tous quatre des merueilles.

Admirons Monsieur de Bouillon. C’est vn Mars quoiqu’il ait la goutte. Sou conseil s’est trouué fort bon. Admirons Monsieur de Bouillon.

Il est plus sage qu’vn Caton.

On fait bien alors qu’on Yescoute. Admirons Monsieur de Bouillon. < C’est vn Mars quoiqu’il ait la goutte.

Cet inuincible maresehal ‘

Qu’on a tenu dans Pierre Ancise,
Après qu’il fut franc de ce mal,
Cet inuincible mareschal,

Il presta son bras martial

Pour mettre Paris en franchise;
Cet inuincible maréchal

Qu’on a tenu dans Pierre Ancise.

Ie ne puis taire ce grand cœur’

Que tout Paris vante et caresse;
C’est ce marquis tousiours vainqueur.
Je ne puis taire ce grand cœur.

C’est le capitaine. sans peur

Qui trauaille et combat sans cesse.

Ie ne puis taire ce grand cœur

Que tout Paris vante et caresse.

Viue, viue le Parlement

Qui va mettre la paix en France!
Qu’on chante solemnellement
Viue, viue le Parlement!

Il oste tout déréglément

Pour nous oster toute souffrance.
Viue, viue le Parlement

Qui va mettre la paix en France!

‘ Le maréchal de La Motte Houdancourt. ’ Le marquis de La Boulaye.

[graphic]

Srvr la Conflrence de Ruel en mars, rvers burlesques du sieur S. [3134]'.

[ocr errors]

MA foy, nous en auons dans l’aile.
Les Frondeurs nous la baillent belle.
Male peste de l’Vnion!

Le Bled ne vient plus qu’en charrette.
Confession, communion,
Nous allons mourir de disette.

Qu’en dites vous, troupe Frondeuse;
Moitié chauue, moitié morueuse?
Où sont donc tous vos gens de main?
Auec vos quatre cens mille hommes
A peine trouuons nous du pain,
Pauures affamez que nous somn1es.

Dans toute la France on s’estonne
Que vostre intention si bonne
Vous succède si pauurement.
On y trouue beaucoup à mordre.
Six semaines de Réglement
Font pis que vingt ans de désordre.

Dès les premières Barricades,
Sans recommencer les Frondades,
Il falloit mieux prendre son temps;
Et non pas comme des iocrisses ,
En soudrilles et Capitans
Despenser toutes vos espices.

‘ Je ne vois pas de difficulté à ce que le sieur S. soit Scarron

Tandis que le Prince nous bloque, Et prend bicoque sur bicoque ' Et la Riuière haut et bas,

Nous ne nous occupons qu’à faire,
Au lieu de sièges et combats,
Des chansons sur lère lanlère.

Nos Chefs et nos braues cohortes N’ont pas plustost passé les portes Qu’ils les repassent vistement. Nous mettons nos gens en bataille. Le Polonois et l’Allemand Croquent cependant la volaille. '

Vsons bien de la Conférence. Remettons la Paix dans la France , Où tout est, vous m’entendez bien. Finissons la guerre Ciuile;

Et que le pain quotidien
Reuienne à Paris la grand’ Ville!

[graphic]

Maæimcs morales et chrcstiennes pour le repos des consciences dans les affaires présentes, pour seruir cïinstruction aux curés, aux conjèsseurs, aux prédicateurs, dressées et ennoyées de Saint Germain en Laye par fvn théologien, fidèle (yîicier du Roi, à Messieurs du Parlement [2427] ‘.

[ocr errors][ocr errors]

La première maxime chrestienne qu’il faut poser dans

‘cette conioncture, qui est comme la base et le fondement de toutes les autres, et sans laquelle aucun ne se peut dire véritable chrestien, est Phonneur, la réuérence et le respect que l’on doit au Roy; car l’authorité royale estant d’institution diuine, quoique plusieurs Roys ne soient que de celle des hommes, ce caractère de la maiesté de Dieu qu’ils portent auec tant d’csclat, exige nécessairement de leurs subiets des respects conformes à cette grandeur; et cette loy dbbligation dihonneur enuers les Souuerains passe par proportion dans toute sorte d’inférieurs à liendroit de tous ceux qui leur sont préposez; et ainsi les Magistrats sont vénérables par le caractère de la puissance de Dieu qu’ils exercent sous l’authorité du Roy, quand d’ailleurs ils ne le seroient pas par le défaut de leur conduite particulière.

' Naudé range ce pamphlet parmi les pièces soutenues ctraîsonnécs ; et il n’a pas tort. '

« 前へ次へ »