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pièce régulière n'établissait l'exécution au pré Catelan de divers autres morceaux de musique quifaisaient l'objet des poursuites, et sur ce chef la société des auteurs avait interjeté appel. Par suite, la cour, après avoir entendu M° Lacan pour la société et M° Desmarest pour le sieur Ber, a rendu l'arrêt ci-après :

« Adoptant, quant aux faits et à leur qualification, les motifs des premiers juges, mais considérant qu'il résulte des documents fournis à la cour que d'autres morceaux de musique ont été exécutés dans l'établissement de M. Ber, au mépris des droits des plaignants; qu'il y a lieu dès lors à rectifier ledit jugement quant au chef relatif aux dommages-intérêts, met au méant le jugement du 11 août dernier, en ce qu'il n'a accordé de dommages-intérêts que pour les trois morceaux qui y sOnt énoncés; émendant quant à ce, comdamne Ber par corps à payer à titre de dommages-intérêts, savoir : 80 fr. à Scribe, 40 fr. à Auber, 10 fr. à Boïeldieu, 30 fr. à Mlle Laure Micheli, 20 fr. à Royer, 20 fr, à Vaëz, 20 fr. à Leuven, 10 fr. à Clapisson, 10 fr. à Bis, 20 fr. à Mo veuve Adam, 10 fr. à Delavigne, 30 fr. à Musard, 10 fr. à Massé, 10 fr. à Mélesville, et fait attribution au profit de ces auteurs et compositeurs des sOmmes saisies jusqu'à concurrence du chiffre des dommagesintérêts ainsi fixés; condamne en outre Ber aux dépens, et fixe à six mois le temps de la contrainte par corps. »

ÉTUDES HISTORIQUES EN ITALIE.

Le grand développement qu'ont atteint les études historiques en France, en Allemagne et en Angleterre, n'est pas moins remarquable en Italie, bien qu'il n'excite pas un intérêt aussi général. ll serait trop long d'analyser les nombreux ouvrages publiés dernièrement sur ce sujet dans les différentes provinces de la Péninsule. Nous nous bornerons à citer les titres des livres historiques qui ont obtenu en Italie un succès incontestable, et nous les classerons par ordre de province. lt PRovINCES LOMBARDO-VÉNITIENNES. - Notices historiques et statistiques sur l'ancienne villa de Correzzola, près de Padoue, par M. Fontana ; Venise, imprimerie Longo. - La Cathédrale de Milan et sa place; Milan, chez Colombo. - Histoire de Milan, de Corio, avec préface, Vie et notes de M. de Magri ; Milan, chez Colombo. Histoire secrète et anecdotique d'Italie rac0ntée par les ambassadeurs vénitiens; Venise, chez Naratovich. — Histoire d0cumentée de Venise, par M. Romarin (ligue de Cambrai); Venise, chez Naratovich. — Rapports sur les Etats europêens lus au sénat par les ambassadeurs vénitiens au XVIIe siècle (rapports sur la France); Venise, chez Naratovich. — Principes d'architecture g0thique extraits d'anciens documents retrouvés en

Allemagne, par M. Mella; Milan, chez Corbetta. - Les Savorgnani, par B. Vollo; Venise, chez Cecchini. — Histoire de Brescia, par M. Odorici; 5° vol. ; Brescia, chez Gilberti. — Léonard de Vinci et son école, illustrations historiques publiées par M.Turotti; Milan, chez Sanvito. — Le Passé, le présent et l'avenir de l'industrie manufacturière en Lombardie, par M. Merlini; Milan, chez Sanvito. - Mémoires historiques sur la Valcamonica, par MM. Guadagnini et Odorici ; Brescia, chez Venturini.— Grande illustratioh du Lombardo-Vénitien, réunie par M. Gualtieri di Breana et dirigée par César Cantu; Milan, chez Ronchi. — Des arts et des artistes de Mantoue, par Charles d'Arco ; Mantoue, chez Agazzi. — Notices sur la civilisation de la province de Trente dans les temps écoulés; Trente, chez Morauni.— Les fiefs et les communes de la Lombardie, par Gabriel Rosa ; Bergame, chez Pagnoncelli. — Notices bibliographiques de quelques citoyens de Bergame qui se sont distingués dans la seconde moitié du XVIII° siècle; Venise, chez Naratovich. — Rapport du podestat Jean-Baptiste Foscarini, lu le 16 septembre 16 l4; Padoue, chez Bianchi. — Rapport du capitaine Witale Lando, lu le 31 mai 1616 ; Padoue, chez Bianchi. — Rapport de Bernard Navagero, podestat de Padoue ; Bassano, chez Baseggio. — Études sur la civilisation et sur son histoire, par M. Chiminelli ; Bassano, chez Baseggio. — Histoire de la poésie italienne, leçons de M. Cereseto ; Milan , chez Silvestri. — D0cuments tnéditssur l'histoire de la Valsassina et desterres avoisinantes, de la rivière de Lecco et des vallées Averara et Taleggio, par M. Arrigoni ; Milan, chez Pirola. Histoire du peuple cadorin, par M. Ciani ; Padoue, chez Sicca. — Traditions et légendes de la Lombardie, recueillies par M. Curti ; Milan, chez Colombo. — Mémoires sur l'histoire, le gouvernement et la description de Milan au moyen âge, par M. Giulini; Milan, chez Colombo. — Rome et les papes, par M. Tullius Dandolo ; Milan, chez Volpato. Le Code diplomatique de Bergame, mémoire de M. Finazzi ; Milan. — Documents sur la vie et les exploits de Saint Charles Borromée, par M. Sala; Milan, chez Brasca. — Études comparatives sur les langues ario-européennes, par M. Ascoli; Goritz, chez Paternelli. PIÉMONT. Le bosphore de Suez et le commerce génois, par le prof. Jérôme Boccardo; Gênes, chez Pellas. La Réforme en Italie au seizième siècle; Turin, à l'imprimerie de l'Unione. Dissertation historique et critique sur la ville et la province de Mondovi, par M. Bessone; Mondovi, chez Rossi. — Vie de Guillaume Pepe, par M. Carrano; Turin, chez Biancardi. Lettres de Rosmini ; Turin, chez Paravia. — Vie de Ferdinand de Savoie, duc de

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Dictionnaire de l'économie politique et du c0mmerce, par M. Boccardo; Turin, chez Franco. TOSCANE. - Notices sur la vie du conseiller Jean Bologna, par Tabarrini; Florence, chez Cellini et C°. - Notices sur le collége de SaintCharles, à Modène, par Mmo Rossi Gabardi; Florence, à l'imprimerie de le Murate. Histoires florentines depuis l'an 1527 jusqu'à 1551, de Bernard Segni; Florence, chez Barbera et Bianchi. — Documents pour l'histoire de l'art à Sienne, recueillis par M. Milanesi; Sienne, chez Porri. Deux légations envoyées au pape par la Commune de Florence, sous la présidence de saint Antonin, archevêque; Florence, chez Barbera et Bianchi. — Mémoires sur les archives de Venise, de Vienne, de Florence, de France et de Génes, par M. Canale; Florence, chez Mariani. Les Rapports des ambassadeurs vénitiens au sénat au seizième siècle, publiés par M. Alberi; X° volume; Florence, à la Société éditrice florentine. Y ÉTATS ROMAINS. — Souvenirs historiques sur Saint François de Foligno, par le père Rossi; Rome, chez Bertelli. — La Bibliothéque du Vatican, depuis Son origine jusqu'à nos jours, par M. Zanelli; Rome, à l'imprimerie des BeauxArts. — Histoire de la peinture sur faience à Pesaro et dans ses environs, par M. Passeri; Pesaro, chez Nobili. — Mémoires historiques de Todi, par M. Leonii; Todi, chez Nabili. — De la Patrie de Térence, discours de Salvator Bett; Rome, imprimerie des Beaux-Arts. — Nécrologie de Ange Maria Ricci et ses chansonnettes posthumes, par M. Anvitti; Orvieto, chez Pompeo. — Les anciennes et m0dernes inscriptions de Fermo, recueillies par M. de Minicis; Fermo, chez Paccasassi. — Le cardinal Mezzofante ; Bologne, à l'imprimerie des sciences. — moires sur le monument du Tasse Sur le Janicule, recueillis par M. Venturini; Rome, à l'imprimerie du Vero amico del popol0. - Description de la cathédrale d'Orvieto et du puits de saint Patrice; Orvieto, chez Pompeo. Les Portraits de Madonna Laura, par M. Re; Fermo, chez Ciferri. — Sur les hommes illustres d'Urbino, par M. Grossi; Urbino, chez Rondini. DEUX-SlCILES. Histoire de la littérature Sicilienne, par M. Narbonne; Palerme, chez Carini. Un Codex de lois et diplômes Siciliens au m0yen dge, illustré par M. Orlando; Palerme, chez Pedone et Lauriel. — De l'Architecture g0thique, par Charles Troya. — Monographie historique et archéologique sur le drapeau du Lys, par M. Avellino; Naples, chez Flautina. Monographie de Matta-Follone, par M. Cerbelli; Naples. — Topographie historique et archéologique de la presqu'ile Sorrentine; Naples. - Chronique napolitaine depuis l'an 7l7 jusqu'à l'an 1027, par Ubaldo; Naples. PARME ET MODÈNE. Essai d'études sur lu simbolica siderea, par M. Linati; Parme, chez Carmignani. — Observations critiques sur la patrie

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Les cours de l'école spéciale destinée à l'enseignement des langues orientales vivantes, et d'une utilité reconnue pour la politique et pour le commerce, ont commencé le 7 décembre 1857. COURS D'ARABE. Les mardis et jeudis, à deux heures et demie. — M. Reinaud expliquera quelques morceaux de la Chrestomathie arabe de M. de Sacy et les Séances de Hariri, avec le commentaire de M. de Sacy. COURS D'ARABE VULGAIRE. Les lundis, mercredis et vendredis, à onze heures et demie. — M. Caussin de Perceval exposera les principes de la langue arabe vulgaire, en indiquant la différence des dialectes d'Orient et de Barbarie. Il expliquera successivement les textes qui sont à la suite de sa grammaire, le roman d'Antar et quelques morceaux des Mille et une Nuits. Il exercera en outre à la conversation, et fera déchiffrer et traduire des lettres manuscrites et des pièces diplomatiques. COURS DE PERSAN. Les lundis, mercredis et vendredis, à une heure. — M. Schefer exposera, en expliquant les Mémoires du cheik Mohammed Ali Hazin, les principes de la langue persane vulgaire. Il fera traduire en outre le Gulistan de Saady, les Poésies de Baba Tahir Loury, et exercera à la lecture de l'écriture chikestè. CoURS DE TURC. Les mardis, jeudis et Samedis. à quatre heures. — M. Louis Dubeux exposera les principes de la grammaire turque, dictera des dialogues et des phrases familières, et expliquera les Quarante Vizirs et les Conseils de Nabi Efendi, édition de M. Pavet de Courteille. CoURs D'ARMÉNIEN. Les lundis et mercredis, à quatre heures. — M. le Vaillant de Florival exposera les principes de la grammaire arménienne, fera faire des exercices de lecture, d'écriture et de conversation ; expliquera l'ouvrage d'Eznig, le Discours de Nersès Chenorhali et l'Histoire de Moyse de Chorène. COURS DE GREC MODERNE ET DE PALÉOGRAPHIE GRECQUE. Les mardis et Samedis, à Onze heures. — M. Hase développera les principes de la langue grecque moderne, puis expliquera successivement des pièces de vers composées en cette langue, des morceaux choisis dans les ouvrages des prosateurs les plus estimés, et plusieurs actes officiels. Il donnera en outre des leçons pour faciliter la lecture des manuscrits grecs des différents siècles. CoURS D'HINDoUsTANI. Les jeudis et samedis, à dix heures. — M. Garcin de Tassy exposera les principes de la langue indienne, en expliquant

le Bâg o Bahâr, en dialecte ourdou, caractères persans, et le Prem Sâgar (légende de Krischna), · en dialecte indi, caractères dévanagaris. COURS DE CIIINois MoDERNE. Les lundis, mercredis et vendredis, à neuf heures et demie, M. Bazin exposera et développera les principes de la grammaire mandarine; il expliquera, en outre, le Cheng-iu Kouang-hiun et quelques morceaux du roman intitulé Houng-leou-meng. COURS DE MALAIS ET DE JAVANAIS. Les lundis, mercredis et vendredis, à trois heures. — M. Ed. Dulaurier expliquera le Manuel du droit musulman en malais, édition de M. Meursinge, les Mémoires et autobiographie du professeur AbdAllah, édition de Singaporè, et des fragments de la chrestomathie javanaise, qui fait suite à la grammaire de M. de Hollander. Une suite de leçons sera consacrée à traiter de la philologie comparée des idiomes océaniens. COURS ÉLÉMFNTAIRE DE SANSCRIT. Les lundis, à deux heures, et jeudis, à une heure et demie. — M. Jules Oppert, chargé du cours, exposera les éléments de la grammaire sanscrite, en tenant compte des rapports qui unissent le sanscrit aux langues grccques, latines, iraniennes et germaniques, ainsi que de ses tl'ansformations en pali, prakrit et hindoustani. ll expliquera ensuite, en les accompagnant d'une analyse rigoureuse, quelques textes sanscrits de l'Anthologia sansCritica, de M. Lassen.

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— On achève en ce moment dans la portion de la rue Neuve des Petits-Champs comprise entre la rue Vivienne et la rue Richelieu, d'importants travaux qui doivent, de ce côté-là, former la façade de la Bibliothèque impériale of Compléter la restauration de ce monument.

La Bibliothèque est à présent tout à fait isolée; les maisons qui y étaient adossées ont été détruites. De cette façon, les causes d'incendie qu'il pouvait y avoir à redouter à cause de ce voisinage ne sont plus à craindre, ce qui diminue les chances de risque auxquelles étaient exposées les choses rares et précicuses conservées dans les salles et les galeries de la Bibliothèque.

Cet utile établissement occupe à lui seul le grand parallélogramme compris entre la rue de

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-- Un archéologue allemand, le docteur Erlinger, après deux ans de travail, a réussi à déterminer d'une manière précise l'emplacement des camps d'Antoine et d'Octave avant la bataille d'Actium ; cette place, appelée actuellement Azio, est sur le golfe d'Arta en Epire. Le camp d'Octave est entouré d'une cginture de redoutes de huit kilomètres environ d'étendue, qui ont été construites en pierpes, garnies de revêtements en terre et protégées pap un fossé. A des distances d'environ un kilomètre, on a trouvé les restes de tours cal'rées surmontées d'une plate-forme et protégées par un rempart, ainsi que des balles ou masses de métal de diverses formes qui servaient de projectiles. Au centre du camp, sur une éminence, était le quartier général d'Auguste ; il occupait une superficie d'environ un kilomètre, et ne différait pas, quant à la forme, des quartiers généraux des temps modernes. En avant du camp étaient des ouyrages extérieurs construits sur de petites éminences, consistant en plusieurs petits forts qui paraissent avoir dû servir plutôt comme points d'observation que pouÈ la défense. Ils étaient occupés par des détachements formant la garde avancée. Un de ces forts, plus élevé et plus fort que les autres, seryait de télégraphe pour communiquer avec la flotte. Dans les ruines d'un de ces forts on a découvert une tablette en acier sur laquelle sont tracés des signaux qui ont quelque aifinité avec ceux du télégraphe aériem. Le camp d'Ant0ine n'a pas encore été examiné aussi exactement que l'autre, mais on ne doute pas que ce qui en reste ne soit également intéressant. La ville d'Actium contient les ruines des temples de Neptune et de Mars, et d'autres édifices remarquables. gr

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SoMMAIRE. — Documents officiels : Convention postale

' entre la France et l'Autriche. — Faits divers. - Bibliographie : Revues littéraires étrangères. - Ventes de livres.

D0CUMENTS 0FFICIELS.

Convention postale entre la France et l' Autriche . Convention signée le 3 septembre 1857 et insérée au Moniteur du 16 décembre.

Art. 1er. Il y aura, entre l'administration des postes de France et l'administration des postes d'Autriche, un échange périodique et régulier de lettres et d'imprimés de toute nature, au moyen des services français et autrichiens et des services de poste établis sur le territoire des Etats par l'intermédiaire desquels les deux administrations peuvent échanger entre elles des dépêches closes. Art. 2. Les frais résultant du transport sur le territoire allemand des lettres et des imprimés de toute nature contenus dans les dépêches closes échangées entre l'administration des postes de France et l'administration des postes d'Autriche, seront exclusivemcnt à la charge de l'administration des postes d'Autriche. De son côté, l'administration des postes de France supportera seule les droits de transit dus aux offices de Sardaigne, de Suisse ou de Belgique, pour les journaux et autres imprimés qui seront contenus dans les dépêches closes que les deux administrations des postes de France et d'Autriche pourront se transmettre réciproquement par l'intermédiaire desdits offices. Quant aux droits de transit dus aux offices susmentionnés pour les lettres comprises dans ces mêmes dépêches, ils seront supportés par moitié par l'administration des postes de France et par l'administration des postes d'Autriche. A cet effet, celle des deux administrations qui payera la totalité des droits dus à un office étranger, pour le transport des dépêches précitées, devra fournir à l'autre un double des comptes en vertu desquels le payement desdits droits aura été etfectué. Art. 3. Les personnes qui voudront envoyer dès lettres ordinaires, c'est-à-dire non chargées, soit de la France et de l'Algérie pour les proChronique, 1858.

vinces de l'empire d'Autriche et la ville de Belgrade (Servie), soit des provinces de l'empire d'Autriche et de la ville de Belgrade pour la France et l'Algérie, auront le choix de laisser le port desdites lettres à la charge des destinataires, ou de payer ce port d'avance jusqu'à destination. Art. 4. Le port à percevoir en France et en Algérie, sur les lettres affranchies à destination des provinces de l'empire d'Autriche et de Belgrade, ainsi que sur les lettres non affranchies originaires des provinces de l'empire d'Autriche et de Belgrade, est fixé, savoir : 1° Pour chaque lettre affranchie, à soixante centimes par dix grammes ou fraction de dix grammes; 2° Et pour chaque lettre non affranchie, à quatre-vingts centimes par dix grammes ou fraction de dix gramIneS. Réciproquement, le port à percevoir dans les provinces de l'empire d'Autriche et à Belgrade, sur les lettres affranchies à destination de la France et de l'Algérie, ainsi que sur les lettres non affranchies originaires de la France et de l'Algérie, est fixé, savoir : 1° Pour chaque lettre affranchie, à quatorze kreutzer (monnaie de convention)par dix grammes ou fraction de dix grammes ; 2° Et pour chaque lettre non affranchie, à dix-huit kreutzer par dix grammes ou fraction de dix grammes. Le produit résultant de la perception des taxes fixées par le présent article sera partagé par moitié entre l'administration des postes de France et l'administration des postes d'Autriche. Art. 5. Les lettres ordinaires expédiées à découvert par la voie de la France, soit des pays mentionnés au tableau A annexé à la présente Convention pour les provinces de l'empire d'Autriche et les Etats auxquels l'Autriche sert d'intermédiaire , soit des provinces de l'empire d'Autriche et des Etats auxquels l'Autriche sert d'intermédiaire pour ces mêmes pays, seront échangées entre l'administration des postes de France et l'administration des postes d'Autriche aux conditions énoncées dans ledit tableau. Il est convenu, toutefois, que les conditions d'échange fixées par le tableau A susmentionné pourront être modifiées, d'un commun accôrd, 1.

entre l'administration des postes de France et l'administration des postes d'Autriche. Art. 6. Les lettres expédiées à découvert par la voie de l'Autriche, soit des pays mentionnés dans le tableau B annexé à la présente Convention pour la France et les Etats auxquels la France sert d'intermédiaire, soit de la France et des États auxquels la France sert d'intermédiaire pour ces mêmes pays, seront échangées entre l'administration des postes d'Autriche et l'administration des pOstes de France aux conditions énoncées dans ledit tableau B. Il est convenu, toutefois, que les conditions d'échange fixées par ce tableau pourront être modifiées, d'un commun accord, entre l'administration des postes de France et l'administration des postes d'Autriche. Art. 7. Le public des deux pays pourra envoyer des lettres : chargées d'un pays pour l'autre, et, autant que possible, pour les pays auxquels les offices respectifs servent d'intermédiaire. Le port des lettres chargées devra toujours être payé d'avance jusqu'à destination. Toute lettre chargée adressée de l'un des deux pays dans l'autre supportera, au départ, en sus de la taxe applicable à une lettre ordinaire affranchie du même poids, un droit fixe

de cinquante centimes ou de douze kreutzer,

Suivant le cas. Art. 8. L'administration des postes de France payera à l'administration des postes autrichiennes, en sus du prix résultant des dispositions de l'article 4 de la présente Convention, un droit fixe de vingt-cinq centimes pour toute lettre chargée que ladite administration des postes de France livrera à l'administration des postes autrichiennes à destination des provinces de l'empire d'Autriche et de la ville de Belgrade. Réciproquement, l'administration des postes autrichiennes payera à l'administration des postes de France, en sus du prix résultant des dispositions de l'art, 4 précité, un droit fixe de six kreutzer pour toute lettre chargée que ladite administration des postes autrichiennes livrera à l'administration des postes de France à destination de la France ou de l'Algérie. Quant aux prix de port ou aux droits spéciaux dont les deux administrations auront à se tenir réciproquement compte pour les lettres chargées à destination des pays auxquels la France et l'Autriche servent respectivement d'intermédiaire l'une pour l'autre, ils seront fixés, d'un commun accord, entre ces deux administrations, conformément aux conventions actuellement en vigueur ou qui interviendraient dans la suite. Art. 9. Dans le cas où quelque lettre chargéc viendrait à être perdue, celle des deux administrations sur le territoire de laquelle la perte aura lieu payera à l'autre administration, soît

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Art. 10. Les taxes à percevoir, tant par l'administration des postes de France que par l'administration des postes d'Antriche, sur les journaux, gazettes et ouvrages périodiques que ces deux administrations se livreront, de part et d'autre, à découvert, seront établies d'après le poids brut de chaque paquet portant une adresse particulière, conformément à l'échelle de progression ci-après : Seront considérés comme simples les paquets dont le poids n'excédera pas quaranteClnq grammes. Les paquets pesant au-dessus de quarantecinq grammes, et jusqu'à quatre-vingt-dix grammes inclusivement, payeront deux fois le port du paquet simple; et ainsi de suite, en ajoutant, de quarante-cinq grammes en quarante-cinq grammes, un port simple en sus. Il est convenu, toutefois, que dans le cas où plusieurs numéros, soit d'une même ou de différentes publications, seraient réunis dans un seul paquet, il ne pourra être perçu moins d'un port simple pour chaque numéro. Art. 1 1. Les taxes à percevoir, tant par l'administration des postes de France que par l'administration des postes d'Autriche, sur les livres brochés, brochures, papiers de musique, catalogues, prospectus, annonces et avis divers imprimés, gravés, lithographiés ou autographiés que ces deux administrations se transmettront réciproquement, soit par l'intermédiaire des postes de Prusse, de Bade ou de Bavière, soit par l'intermédiaire des postes de Belgique ou de Suisse, seront établies d'après le poids brut de chaque paquet portant une adresse particulière, conformément à l'échelle de progression ci-après : Seront considérés comme simples les paquets dont le poids n'excédera pas quinze grammes. Les paquets pesant au-dessus de quinze grammes, et jusqu'à trente grammes inclusiVement, payeront deux fois le port du paquet simple ; et ainsi de suite, en ajoutant, de quinze grammes en quinze grammes, un port simple CIl SllS, Quant aux objets de même nature qui seront échangés enfre les deux administrations des postes de France et d'Autriche par l'interinédiaire des postes de Sardaigne, ils seront taxés, de part et d'autre, conformément à l'échelle de progression suivante :

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