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Suivant contrat passé devant M° Demanche et son collègue, notaires à Paris, le 15 octobre 1858, enregistré, M. Alphonse LECLÈRE, libraire, demeurant à Paris, rue de Vaugirard, 15, et M. Ernest LELONG, rentier, demeurant à Paris, rue Monsieur-le-Prince, 8, ont formé entre eux une société en nom collectif pour l'exploitation du commerce de libraire-éditeur et commissionnaire en librairie. Cette société a été contractée pour six années consécutives, à compter du 15 octobre dernier, pour finir le 15 octobre 1864. Toutefois M. Lelong s'est réservé de se retirer le 15 octobre 1859, mais à charge de prévenir son coassocié six mois à l'avance. Il a été dit que la raison et la signature sociales seraient LECLÈRE ET LELONG, et que le siége de la société serait à Paris, rue de Vaugirard, 15. Enfin il a été convenu que les deux associés géreraient et administreraient indistinctement les affaires de la société, qui ne sera liée que par la signature sociale, Toutefois les engagements des sommes, souscriptions d'effets de COmmerce et de reconnaissances de dettes n'obligeront la société et ne seront valables qu'avec le concours des deux associés et leurs signatuI'eS.

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VENTES PUBLIQUES.

C -mange

LIVRES. Paris (maison Silvestre).

14 0ct0bre-13 novembre. — Collection extraordinaire de livres provenant de la bibliothèque de M. Libri. 2° partie (sciences mathématiques, musique, littérature italienne, histoire, etc.)— Libraire : M. Tilliard.

2 novembre. — Collection de livres rares, fi-. gures de la Bible, ouvrages sur la chasse, architecture et Ornements. — Libraire : M. Techener.

8-13 novembre. — Livres de littérature, d'histoire, etc., composant la bibliothèque de feu M. le comte de D***.—Libraire : M. H. Labitte.

15-27 novembre. — Livres anciens, rares et Curieux, composant la bibliothèque de M. Bergeret, membre de la Société des bibliophiles lyonnais. 1o partie. — Libraire : M. Techener.

1-29 décembre. — Livres bien conditionnés composant la bibliothèque de feu M. H. M. Erdeven, ancien chef de bureau à la préfecture d la Seine. — Libraire : M. Cretaine. %

13-17 décembre. Livres , dessins et estampes, composant le cabinet de feu M. A. P. M. Gilbert, membre de la Société des antiquaires de France. — Libraire : M. Delion. f

Paris (rue Caumartin, 25).

29 0ctobre-6 novembre. — Livres de littérature, d'histoire, d'archéologie et de numismatique, composant la bibliothèque de feu M. Tôchon d'Annecy, membre de l'Institut et ancien député, — Libraire : M. Labitte.

Paris. (Maison A. Franck, rue Richelieu, 67.)

25-27 novembre. — Livres précieux et importants, provenant pour la plupart de la bibliothèque de feu M. Etienne Quatremère, de l'Institut. 1re partie : numismatique, archéologie, géographie, art moderne. — Libraire : M. A. Franck.

Nantes. o,s

15-20 novembre. — Livres, tableaux, dessins,

gravures et curiosités composant le cabinet de

feu M. Seheult, architecte.— Libraires : à Paris, M. Potier; à Nantes, M. Petitpas.

BruExelles.

3 13 n0vembre. — Superbé collection de livres anciens et modernes. — Libraire : M. Heussner.

A

Le secrétaire-gérant, DUCHASTAING.

PariS.-Imp. de PILLET fllS ainé, T, des Grands-Augustins, 5,

CHR0NI()UE

DU JOURNAL GÉNÉRAL
DE L'IMPRIMERIE ET DE LA LIBRAIRIE.

Paris. Au Cercle de la Librairie, rue Bonaparte, 1.

SoMMAIRE : Jurisprudence. — Faits divers. — Variétés. - Bulletin judiciaire. — Renseignements divers : formations de sociétés; faillites ; ventes publiques. — Bibliographie étrangère.

JURISPRUDENC E.

Cour impériale de Paris.

Présidence de M. PERROT DE CHEzELLEs. Audience du 1" juillet 1858.

Achat du modèle en vente publique.—Propriété artistique.— OEuvre de sculpture. Droit de reproduction. Bordereau de commissaire-priseur.

La p0ssession du modèle d'une œuvre de Sculpture implique, jnsqu'à preuve contraire, le droit exclusif de reproduction ; il en est surtout ainsi lorsque la possession est corroborée par un bordereau du commissaire priseur constatant que le modèle a été vendu avec propriété entière. Le 26 décembre 1849, M. Denière, fabricant · de bronzes, a acheté, dans une vente publique faite par le ministère d'un commissaire-priseur à la suite de la faillite de M. Quesnel, divers objets, parmi lesquels se trouvaient les modèles de deux statuettes représentant Paul et Virginie debout. Dans le courant de 4857, M. Denière a fait saisir chez M. Saglier deux exemplaires de statuettes en biscuit de porcelaine identiques aux siennes, et il l'a actionné devant le tribunal correctionnel de la Seine. Le 17 mars 1858 (6° chambre), le tribunal, Sous la présidence de M. Berthelin, a statué en CeS termes : Le tribunal : Attendu que la possession du modèle d'une statue implique, jusqu'à preuve du contraire, que le possesseur est propriétaire de l'œuvre, et qu'à lui seul appartient le droit de I'eproduction ; è,. Que Denière est en possession du modèle du groupe dit de Paul et Virginie, debout ; Que, loin que Saglier établisse que Denière n'en soit pas propriétaire, ce dernier justifie, par un bordereau émané, à la date du 26 décembre 1849, d'un commissaire-priseur, lequel bordereau sera enregistré en même temps que le présent jugement, qu'il s'est rendu acquéreur, lors de la vente Quesnel intervenue à laChronique, 1858.

dite date, du modèle du groupe dont s'agit, avec propriété entière ; Que les groupes saisis au domicile de Saglier sont une contrefaçon évidente du groupe dont Denière est propriétaire ; que Saglier, débitant, a eu connaissance du droit exClusif de Denière à la reproduction de ce groupe; que sa mauVaise foi est donc démontrée; qu'il s'est rendu coupable de contrefaçon ; Attendu que la contrefaçon dont s'agit a causé à Denière un préjudice dont il est dû réparation ; que le tribnnal a les éléments nécessaires pour en apprécier la valeur ; Vu les articles 425 et 427 du code pénal, con damne Saglier à 25 francs d'amende, ordonne la confiscation et la remise à Denière des objets saisis ; condamne Saglier par corps à payer à Denière, à titre de dommages-intérêts, la SOmme de 300 francs. •» M. Saglier ayant interjeté appel, la cour impériale a confirmé purement et simplement la décision des premiers juges.

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On lit dans le M0niteur du 29 octobre :

« Le procureur impérial près le tribunal de la Seine a fait saisir aujourd'hui le numéro du Correspondant qui contient un article de M. le comte de Montalembert, intitulé : « Un débat sur l'Inde au parlement anglais. » L'éditeur du journal et l'auteur de l'article sont inculpés : 1° d'attaque contre le principe du suffrage universel et contre lcs droits et l'autorité que l'empereur tient de la constitution ; 2° d'attaque contre le respect dû aux lois; 3° d'excitation à la haine et au mépris du gouvernement de l'empereur; 4° d'avoir cherché à troubler la paix publique en excitant le mépris ou la haine des citoyens les uns contre les autres; délits prévus et punis par les articles 1, 4 et 7 du décret du 11 août 1848, 1 et 3 de la loi du 27 juillet 1849. »

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— La bibliothèque publique de Liverpool est :

divisée en quinze classes. La classe de littérature classique a deux lecteurs, toujours les mêmes probablement. Le département des nouvelles compte 272 lecteurs. Le département du commerce, de l'économie politique et de la statistique sociale, qui semble devoir intéresser sinon amuser les citoyens d'une cité commerçante, est fréquenté quotidiennement par trois lecteurs. La classe des lois et de la politique a quatre lecteurs; celle des revues littéraires en a 187. Cela prouve que la population de Liverpool aime mieux être amusée qu'instruite, mais cela prouve aussi qu'il serait facile de faire déserter au peuple le cabaret au profit de la, bibliothèque, les lieux où il se corrompt au profit des lieux où une lecture attrayante le moraliserait en l'amusant. (Athenœum.)

— Parmi les nouvelles publications de la librairie parisienne, nous devons une mention toute spéciale au Dictionnaire universel des Contemporains, rédigé par M. Vapereau et publié par la maison Hachette. Cet important ouvrage, qui fait partie de la grande collection des Dictionnaires encyclopédiques publiée par la même maison, forme un beau volume grand in-8°, à deux colonnes, de plus de 1,800 pages. Il a été imprimé par M. Lahure, qui a pu s'engager, vu l'importance des ressources de son matériel, à conserver indéfiniment la composition de toutes les feuilles, afin que ce dictionnaire puisse être continuellement tenu à jour.

— M. Alexis Dumesnil vient de mOurir à Paris, à l'âge de soixante-quinze ans. ll avait publié divers ouvrages, dont les plus remarquables sont : le Régne de Louis XI , l'Hist0ire de Philippe II, roi d'Espaune, l'Histoire de don Juan d'Autriche, et les Mœurs politiques au dia-neuvième siècle. — M. Laterrade père, directeur du jardin botanique et de la société linnéenne, membre de l'Académie de Bordeaux, fondateur et rédacteur en chef de l'Ami des Champs, auteur de la Flore bordelaise, vient de mourir en cette ville. — Mme lda Pfeiffer, célèbre par ses voyages et ses œuvres littéraires, est décédée à Vienne le 27 octobre. La librairie Hachette a publié deux de ses ouvrages traduits de l'allemand par M. W. de Suckau : Voyage d'une femme autour du monde et Mon Sec0nd v0yage autour du m0nde.

— Amédée - Jacques - Alexandre Goujaud, connu sous le nom de Bonpland, célèbre naturaliste, ami de Humboldt, a cessé de vivre le 11 mai 1858, dans son estence de la province de Corrientes (confédération Argentine), à l'âge de quatre-vingt-cinq ans.

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M. Th. Mackintosh, chef d'atelier de l'imprimerie du Moniteur belge, a inventé un moyen de remplacer avantageusement la ficelle dont On se sert pour lier les pages de composition qui doivent être glissées sur le marbre. Ce moyen consiste dans le serre-page. Le serre-page est un instrument léger de fer qui, comme l'indique son nom, serre la page d'une mànière si juste et si forte qu'aucune lettre ne peut se déranger pendant les mouvements qu'on fait faire aux pages en les glissant sur le marbre. L'usage en est facile et commode, n'offre aucun embarras et économise beaucoup de temps, surtout dans les imprimeries où les travaux doivent marcher avec célérité, comme dans les ateliers de grands journaux Une expérience de trois ans en constate l'utilité. Le serre-page coûte fort peu, à cause de la simplicité de sa forme, et en prenant en considération la longue durée de son service. ll a donc l'avantage de diminuer les dépenses. On peut compter que la ficelle entre pour une somme de 200 fr. environ dans les frais généraux des ateliers d'une certaine importance. Une demi-douzaine de serre-pages suffisent pour un atelier bien monté. Ils ne coûteront ensemble qu'une vingtaine de francs et dureront au moins vingt ans. L'usure en est minime. Parmi les nombreux inconvénients de l'usage actuel de la ficelle, disons qu'il faut beaucoup de temps, au moins beaucoup plus de temps qu'avec le serre-page, pour lier la composition et ensuite pour la délier; outre une grande précaution pour ne pas faire tomber les lettres, ce qui oblige souvent à mouiller. Cette économie de temps vaut encore de l'argent dans un grand atelier : Time is m0ney, comme le dit si bien le proverbe anglais. Le serre-page permet de faire épreuve sans imposer, nouvelle supériorité sur la ficelle. Le Sel're-page n'empêche aucunement la correction sur plomb, sans desserrer même. Autre supériorité sur la ficelle que présente l'emploi de ce simple instrument. Tous cesavantages réunis constituent, comme nous l'avons dit, une économie de temps, qui vaut aussi de l'argent et qui est très-précieuse pour les travaux d'urgence En un clin d'œil, la page est glissée sous la presse pour tirer épreuve et glissée sur le marbre. Un habile metteur en pages peut imposer, serrer et glisser huit pages d'un journal in-4°, dans le court espace d'une demi-heure. L'inventeur offre d'en faire la preuve en présence de toutes les personnes qui seraient curieuses de le voir. Dans un atelier où il y a beaucoup de travaux à faire, un seul metteur en pages peut faire la besogne de deux, par le moyen

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aussi simple que l'est le serre-page Mackintosh. Dans des cas d'extrême urgence, qui arrivent souvent dans les ateliers qui rendent compte de séances de corps législatifs, de procédures importantes, etc., on peut imprimer tout de suite sans châssis, ni coins, ni biseaux, un certain nombre d'exemplaires. L'inventeur ne fait de son serre-page aucun objet de spéculation; il se contente de l'honneur de l'avoir mis le premier en œuvre dans son atelier. Son désir est d'en voir propager l'usage dans les autres imprimeries importantes du pays et de l'étranger. Il abandonne volontiers les bénéfices de la fabrication de ces serre-pages à un ouvrier de Bruxelles, Joseph Goossens, rue d'ldalie, homme laborieux et d'une conduite irréprochable, et le recommande spécialement à tous les imprimeurs qui ont besoin d'un habile mécanicien. (Bulletin du Bibliophile belge.)

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· qu'une société en nom collectif a été formée

A

entre M. Jean-Daniel PFEIFFER, relieur mécanicien, demeurant rue de Constantine, 88, à Plaisance, commune de Vaugirard (Seine), et M. Auguste-Joseph MARTIN, propriétaire, demeurant chaussée de Ménilmontant, 143, à Paris, ayant pour objet l'exploitation de brevets et de mécaniques pour la reliure. La durée de la société sera de douze années à partir du 18 octobre 1858. Le siége de la société est à Plaisance. M. Pfeiffer apporte ses brevets et les mécaniques de son imvention. M. Martin apporte une somme de vingt-cinq mille francs. La raison et la signature sociales seront : PFEIFFER et MARTIN. Chacun des associés aura la signature sociale; il ne pourra en faire usage que pour les affaires de la société. M. Martin prélèvera dix pour cent sur les bénéfices jusqu'à concurrence de 25,000 fr.

Faiilites.

Concordat du sieur DUMONT jeune (François , papetier, passage du Saumon, 27, le 3 novembre, à midi. (N° 14857 du greffe.)

Vérification et affirmation du sieur FONTAINE (Hippolyte), imprimeur en taille-douce, quai d'Orléans, 28, le 10 novembre, à 2 heures. - (N° 15116 du greffe.)

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15-27 novembre. Livres anciens, rares et curieux, composant la bibliothèque de M. Bergeret, membre de la Société des bibliophiles lyonnais. 1o partie. — Libraire : M. Techener.

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3 13 novembre.— Superbe collection de livres anciens et modernes. - Libraire : M. Heussner.

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