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Book, et c'est un des plus magnifiques spécinmens de la calligraphie et de l'art des Saxons · pour les miniatures manuscrites. On a souvent répété qu'Alfred le Grand avait traduit toute la Bible. Il a mis en tête de son Corps des Lois une traduction de quelques chapitres de l'Exode; et dans sa vieillesse, il commença une traduction des Psaumes, mais surpris par la mort, il n'a pas été assez heureux · pour pouvoir la finir. Selon M. Baber, il n'y a pas de preuves qu'il ait fait autre chose. La traduction des Evangiles en anglo-saxon, à bon droit considérée comme la plus ancienne, s'appelle The Rushworth Blow. Elle contient les ^textes latin et saxon et appartient au dixième siècle. f Parmi les premiers disciples saxons, celui qui essaya de donner à ses compatriotes le Vieux Testament dans leur propre langue, c'est le moine Elfric , qui vivait au dixième siècle. Cette version, qui comprend seulement les livres historiques, a été publiée en 1698. Par suite de l'état de trouble du royaume, causé par les incursions des Damois et la conquête des Normands, la littérature saxonne a graduellement décliné, et on peut reporter la date de sa décadence à cent ans environ après , la conquête, alors que l'idiome était assez transformé pour recevoir à juste titre la qualification de langue anglaise. La première traduction littérale de diverses parties de l'Ecriture sainte a été faite, vers le milieu du quatorzième siècle , par Richard Rolle, qui, cependant, n'a traduit que les Psaumes, la version princeps des Psaumes en anglais. Mais c'est à John Wiclef, l'Etoile du matin de la Réforme, que revient l'honneur d'avoir fait la première traduction complète de la Bible. Elle a été rédigée d'après le latin vulgaire vers l'année 1380. D.

FAITS DIVERS.

L'Académie française vient de décider qu'elle

ne décernerait pas cette année le prix de poésie. .

(Presse.)

— L'Académie du Gard met au concours de 1858 une Notice Sur Rivar0l. L'Académie désire qu'après avoir peint l'homme mêlé à l'histoire contemporaine dans ses côtés les plus graves et les plus légers, on détermine la part d'action qu'il a eue au milieu de ces luttes ardentes où se débattaient les plus hautes questions de politique et de philosophie, et dans cette presse quotidienne qui était déjà une puissance. Le prix, consistant en une médaille d'or de 300 fr., sera décerné dans la séance qui suivra l'époque de la clôture du concours. Les ouvrages doivent être affranchis et

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— Le tribunal correctionnel d'Albi vient de rendre son jugement dans l'affaire de M. Rodière, imprimeur, traduit en justice pour avoir imprimé un paroissien sans l'autorisation préalable de Mgr l'archevêque d'Auch.

Le tribunal d'Albi a décidé que le décret du 7 germinal an XIII me pouvait conférer aux évêques qu'un droit de censure et de surveillance; qu'en supposant qu'il consacre un privilége en faveur des évêques, il a été, sous ce rapport, implicitement abrogé par la constitution de 1852; qu'enfin, il n'y avait de la part de M. Rodière ni contravention ni contrefaçon, et que, dès lors, la saisie de ses paroissiens devait être considérée cOmme nOn aVenue.

(Presse.)

— On écrit de Rome, le 12 juin : « Le SaVant évêque de Waitzen, M. Roscavani, s'étant rendu à Rome vers la fin de 1856 pour des recherches scientifiques , le préfet des archives du Vatican , le P. Theiner, lui communiqua tous les actes et documents du concile de Trente qui n'ont jamais été publiés. Il engagea Vivement le P. Theiner à les publier. Celui-ci fit un rapport à ce sujet au saint-père, qui approuva l'idée du préfet des archives et nomma une commission chargée d'examiner la question. Le rapport de la commission fut favorable en tous points, et la publication est décidée aujourd'hui. On rétablira à cet effet l'imprimerie du Vatican. Cette publication comprendra deux parties : la première, composée de trois volumes in-folio, contiendra le Diarium complet du cOncile de Trente suivant les procès-verbaux Originaux ; la deuxième , également en trois volumes infolio, comprendra les correspondances des nonces apostoliques, des souverains, des évêques, et une foule d'autres pièces et documents pleins d'intérêt. (Gazette d'Augsb0urg.)

— ll paraît, en Suisse, 238 journaux périodiques. Sur ce chiffre, 35 paraissent une fois, 13 deux fois par mois; 81 une fois, 40 deux fois, 26 trois fois, 2 quatre fois, 29 six fois, 12 sept fois par semaine.

A l'égard des journaux étrangers, les journaux français s'élèvent à 730,000 numéros; les journaux beiges à 109,000; ceux de l'Angleterre à 46,000; ceux de l'Espagne à 2,300; d'autres, arrivant par la France, à 25,000; ceux de la Sardaigne à 30,000. Dans le cours de l'année dernière, on a expédié, par la poste, 15,467,790 exemplaires de journaux.

(Ibid.)

Le secrétaire-rédacteur : TH. SOULlCE.

Paris, imp. de Pillet filsaîné, rue des Grands-Augustins 5.

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Un décret impérial, en date du 3 décembre 1'856, inséré au Moniteur du 2 janvier 1857 , a promulgué la convention de poste conclue, le 24 septembre 1856, entre la France et la GrandeBretagne pour l'affranchissement tant des lettres ordinaires, des lettres chargées, des journaux, des gazettes, des ouvrages périodiques, des livres ·brochés, des livres reliés, des brochures, des papiers de musique, des catalogues, des prospectus, des annonces et des avis divers, imprimés, gravés, lithographiés ou autographiés, qui seront expédiés de la France, de l'Algérie, à destination du royaume-uni de la Grande-Bretàgne et d'Irlande et de l'île de Malte, que des objets de même nature qui seront également expédiés de la France et de l'Algérie par la voie de l'Angleterre ou par la voie des paquebots britanniques, à°destination des pays qui peuvent correspondre avec la France au moyen des services britanniques. Ce décret est en vigueur depuis le 1er janvier 1857. (Art. 9.) | Aux termes de l'article 1o de cette convention, les imprimés de toute nature dont nous venons de donner l'énumération devront payer les taxes de poste, conformément au tarif suiVant :

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port colonial de débarquement) ...... 0 12 Canada, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et île du Prince-Édouard : Par la voie d'Halifax (o) (jusqu'à Halifax) Par la voie des États-Unis (o) (jusqu'au port américain de débarquement) Antigoa, Panama, la Barbade, les Bermudes, Cariaco, la Dominique, la Grenade, la Guyane anglaise, Honduras britannique, Montserrat, Nevis, SaintChristophe (Saint-Kitts), Sainte-Lucie, Saint-Vincent , Tabago , Tortola et la Trinité (jusqu'au port colonial de débarquement) États-Unis de l'Amérique du Nord : Par les paquebots britanniques (!) (jusqu'au port américain de débarqueIment) Par les paquebots américains (o) partant d'Angleterre (jusqu'au port anglais d'embarquement) Côtes occidentales de la NouvelleGrenade, république de l'Équateur, Pérou, Bolivie et Chili (voie de Panama (*) (jusqu'au port de débarquement du pays de destination) .. Pays d'outre-mer sans distinction parages : Par la voie d'Angleterre et des paquebots britanniques (!) (jusqu'aux ports desservis par les paquebots britanniq .) Par la voie d'Angleterre et des bâtiments de commerce(o) (jusqu'au port de

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(1) Pour être dirigées par cette voie, les expéditions doivent porter sur l'adresse les mots : Voie d'Angleterre. (2) Pour être dirigées par cette voie, les expéditions. doivent porter sur l'adresse les mots : Voie d'Angleterre et des Etats-Unis. (3) P ur être dirigées par cette voie, les expéditions doivent porter sur l'adresse les mots : Voie d'Angleterre et des paquebots américains. l (*) Pour être dirigées par cette voie, les expéditions , doivent porter sur l'adresse les mots : Voie d'Angle| terre et de Panama. | (o) Pour être dirigées par cette voie, les expéditions | doivent porter sur l'adresse les mots : Voie d'Angleterre et des bâtiments de commerce.

26.

débarquement du pays de destination). 0 12

Par la voie de Suez et des paquebots britanniques (!) (jusqu'aux ports desservis par les paquebots britanniques) , 0 12

Les imprimés de toute mature que l'administration des postes de la Grande-Bretagne livrera à l'administration des postes de France, affranchis jusqu'à destination, et qui porteront, du côté de l'adresse, l'empreinte d'un timbre fournissant les initiales P D, seront exempts de tout droit ou taxe à la charge des destinataires. (Art. 3.)

Les taxes ou droits à percevoir par l'administration des postes de France pour les imprimés de toute nature, partiellement affranchis, qui seront expédiés des colonies et autres pays d'outre-mer par la voie de l'Angleterre ou par la voie des paquebots britanniques à destination de la France et de l'Algérie, seront payés par les destinaires conformément. au tarif suivant. (Art. 4.) :

Taxes ou droits que doivent payer les destinataires, pour chaque paquet d'imprimés de toute nature portant une adresse particulière et par chaque poids de 40 grammes ou fraction de 40 grammes, expédiés des lieux ci-aprés indiqués, Sav0ir : Jamaïque et Terre-Neuve (avec affranchissement jusqu'au port colonial fr. c. d'embarquement) .... ... . @ @ @ @ e e © © © © Canada, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et île du Prince-Édouard : Par la voie d'Halifax (avec affranchissement jusqu'au port colonial d'embarquement. . .. .. • . .. . • . .. • . Par la voie des Etats-Unis (avec affranchissement jusqu'au port américain d'embarquement. ....... ... .. .. Etats-Unis de l'Amérique du Nord : Par les paquebots britanniques (avec affranchissement jusqu'au port américain d'embarquement).. .. ... . $ © © © © © Par les paquebots américains et l'Angleterre (avec affranchissement jusqu'au port anglais de débarquement) . Côtes occidentales de la NouvelleGrenade, république de l Equateur, Pérou, Bolivie et Chili, par la voie de Panama (avec affranchissement jusqu'au port d'embarquement du pays d'origine). ... .. .. -- ... . Pays d'outre-mer, sans distinction de parages : Par la voie des paquebots britanniques et de l'Angleterre (avec affranchissement jusqu'aux ports desservis par les paquebots britanniques)...... Par la voie des bâtiments du com

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(t) Pour être dirigées par cette voie, les expéditions doivent porter sur l'adresse les mots : Voie de Suez.

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Pour jouir des modérations de taxe accordées par les articles , précédents , aux jourmaux, gazettes, ouvrages périodiques, livres brochés, livres reliés, brochures, papiers de musique, catalogues, prospectus, annonces et avis divers, imprimés, gravés, lithographiés ou autographiés, ces objets devront être affranchis jusqu'aux limites respectivement fixées par lesdits articles, être mis sous bande et ne contenir aucune écriture, chiffre ou signe quelconque à la main, si ce n'est l'adresse du destinataire. Ceux desdits objets qui ne réuniraient pas ces conditions seront considérés comme lettres et traités en conséquence. (Art. 5.) Les journaux et autres imprimés désignés dans l'article précédent ne seront reçus ou dis , tribués par les bureaux dépendants de l'admi-, nistration des postes de France qu'autant qu'il aura été satisfait à leur égard aux lois, décrets, ordonnances ou arrêtés qui fixent les conditions de leur publication et de leur circulation en France. (Art. 6.) · Il ne sera admis, à destination des pays désignés dans l'article 1" du présent décret, aucun" paquet ou lettre qui contiendrait, soit de l'or ou de l'argent monnayé, soit des bijoux ou effets précieux, soit enfin tout autre objet passible des droits de douane. (Art. 7.) Les ordonnances royales des 19 mai et 16 décembre 1843, et les décrets des 27 décembre 1850, 28 août et 19 novembre 1851, 11 avril 1853, 24 décembre 1854 et 29 décembre 1855, concernant les correspondances detoutenature expédiées de France ou adressées en France par l'intermédiaire des postes britanniques, sont et demeurent abrogés. (Art. 10.)

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cer la seconde planche d'acier, celle qui reçoit le relief, par un cylindre également d'acier. A cet effet , il dut s'occuper d'abord des moyens de donner à volonté à l'acier la mollesse du cuivre, et, quand il y eut réussi, son procédé fut trouvé. Une planche d'acier gravée en creux est durcie par la trempe; une presse, composée d'un cylindre inférieur très-fort et d'un cylindre supérieur d'acier mou, la reçoit entre ces deux cylindres, et, dans son mouvement circulaire sur cette planche, le cylindre dont l'acier n'est pas encore trempé prend en relief la gravure de la planche en creux. Ce cylindre, à son tour durci par la trempe, donne sur cuivre des taillesdouces identiques à la première. Les Américains font aujourd'hui un usage général de ces reproductions pour leurs billets de banque , et l'on comprendra combien cette industrie doit être importante, quand on saura que chacun des Etats de l'Union a sa banque nationale, laquelle émet des billets de diverses sommes; qu'en outre toutes les entreprises considérables ont aussi des banknotes de plusieurs valeurs, et que les grands négociants imitent ces banques. L'industrie du graveur de billets consiste donc à avoir de nombreux cylindres d'acier gravés pour les fonds, et un grand choix de petits dessins, portraits, costumes, vues, attributs, armoiries , chiffres , lettres, exécutés également sur des roulettes d'acier. Quand le banquier a désigné les dessins qu'il préfère, arrêté les dispositions de la planche entière, le graveur reporte sur cuivre ou sur acier mou toutes les parties du billet et livre la planche à l'acquéreur. Les matrices des petits dessins restant toujours dans les mains du graveur, il doit finir par avoir un assortiment très-varié, propre à fournir un nombre illimité de combinaisons nouvelles, composées des mêmes dessins. D'où il résulte qu'une planche peut être confectionnée à un prix trèsmodéré. En France, où cette méthode est peu usitée, chaque banque, chaque grande industrie fait faire une gravure qui, bien qu'exécutée par des moyens mécaniques, est toujours plus dispendieuse, puisqu'elle est spéciale et que le travail doit être nouveau pour chaque personne. Grâce à ces diverses inventions de la mécanique, l'industrie peut obtenir aujourd'hui rapidement et à prix réduits les travaux que le burin n'exécutait pour elle qu'avec lenteur et à grands frais ; la gravure d'art elle-même y trouve, pour ses préparations , ses fonds, ses ciels, ses eaux et toutes ses teintes plates, une économie, une célérité et une perfection d'exécution auxquelles elle ne pouvait atteindre, et peut-être un jour pourra-t-elle tirer du calque

d

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| Gravure et reproduction de dessins par :: # des moyens chimiques ou autres» .

Autant la mécanique a étendu le domaine de la gravure industrielle, autant les nouvelles .

, découvertes de la physique et de la chimie sem-;

blent appelées à en reculer encore les limites. .

· D'une part, c'est la lumière qui, après avoir

dessiné sur le papier les objets qu'elle éclaire et préparé pour la gravure les images qu'elle a . formées, nous promet qu'elle gravera bientôt . ses dessins en même temps qu'elle les trace. . D'un autre côté, c'est l'électricité qui, jalouse de, la lumière, vient à son tour mettre sa puissance au service de la gravure, pour multiplier les œuvres du burin, transformer le relief en Creux et le creux en relief, à la demande de l'imprimeur en taille-douce ou du typographe, et, nOn contente de reproduire avec fidélité ce que la pointe a tracé, grave elle-même le dessin qu'on lui donne, ou rend directement dans le métal les contours et le modelé des objets qu'on lui confie. Presque tous les procédés dont nous allons parler doivent leur existence à la pile voltaïque. La stylographie.— Sur une plaque de gomme laque, de couleur foncée, on applique une couche de poudre d'argent. Un sujet est dessiné à la pointe, et une double reproduction galvan0plastique donne une planche en taille-douce . identique au dessin. o L'hyalographie ou gravure sur verre, par le moyen de l'acide fluorique, était connue depuis longtemps, mais la fragilité du verre ne per

, mettait pas d'en faire usage pour la taille

douce. Bien qu'en prenant un verre très-épais et en modérant convenablement la pression on puisse en tirer directement des épreuves, la crainte des accidents a fait préférer une mé

· thode plus longue, mais aussi plus certaine :

la gravure sur verre est reportée sur cuiyre, comme dans la stylographie, par la galyanoplastie. La galvanographie, inventée par M. le profes- . seur Fr. de Kobell, de Munich, a l'avantage d'être un procédé plus direct que les précé-' dents; la planche en creux pour l'impression en taille-douce s'obtient par une seule opération. Sur une plaque de cuivre argentée, on peint un sujet avec des couleurs à base d'oxydes métalliques. Ce tableau, soumis ensuite avec les précautions d'usage au bain galvanique, produit une planche en creux dont les épreuves . ont beaucoup d'analogie avec les gravures en . manière noire. # $ Impression naturelle. — Ce mode de gravure inventé par M. le conseiller Auer, directeur de l'imprimerie impériale de Vienne, et par M. Worring, prote de l'atelier de galvanoplastie

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morceau de dentelle ou tout autre objet, d'un, relief modéré, est placé sur une planche de fer ou d'un autre métal dur; par-dessus cet objet, on pose une planche de plomb, et l'on fait pässer le tout entre les cylindres d'une presse en taille douce. Le plomb en sort portant l'empreinte fidèle de l'objet qu'il recouvrait, et, soumis à la galvanoplastie, il donne une planche de cuivre où la gravure est en relief; une deuxième planche de cuivre, tirée de ce relief aussi par l'électrotypie, donne un oreux qui s'imprime en taille-douce et produit des épreuVes qui sont la nature elle-même. Si, en raison de sa fragilité ou de toute autre

cause, l'objet à graver craint l'action de la .

presse, on en prend un moule en gutta-percha et celui-ci fait l'office de la planche de plomb Ce procédé a produit de très-beaux résultats, mais la priorité en a été revendiquée par le Danemark. Vers 1833, Kyhl, orfévre habile de Copenhague, eut, comme MM. Auer et Worring, la pensée de reproduire par la pression entre deux métaux de dureté différente la forme de divers objets naturels. Il y parvint et consigna le résultat de ses essais dans un mémoire manuscrit, accompagné d'épreuves de ses planches; mais il mourut quelque temps après, et Sa découverte resta enfouie dans ses papiers, inconnue de tous. Ce ne fut que par l'annonce de l'invention viennoise que l'on songea à Kyhl et à ses gravures. Sans vouloir ravir à l'orfévre danois le mérite de ses essais, il est évident qu'on ne peut l'opposer à MM. Auer et Worring, pour les dépouiller de leur invention. Car, il faut le dire, celleci ne consiste pas seulement dans l'empreinte Sur métal, empreinte qui n'amènerait pas des résultats meilleurs que ceux de Kyhl, sans la galvanoplastie, qui vient leur donner la perfection manquant aux épreuves de Copenhague. Si le Danemark était fondé à contester à l'Autriche l'invention de l'impression naturelle, la France pourrait à son tour la contester au Danemark, puisque Gengembre, en 1792, exécuta les billets de la caisse patriotique au moyen de dessins tracés sur métal dur par une encre épaissie, dont l'empreinte se produisait sur un miétal plus tendre, et l'on remonterait ainsi jusqu'à Franklin qui avait essayé ce procédé aVant 1"777. o Laissons donc à chacun sa part de gloire, et, tout en accordant à Kyhl le mérite de ses essuis, comme à Gengembre celui de ses procédés et à Franklin la priorité de la pensée

dfune gravure directe par compression, recon- .

naissons qu'avant MM. Auer et Worring, personne n'avait réussi, comme ils l'ont fait, à mettre dans le domaine de l'art pratique ce procédé simple et facile de graver sans graveur et sur la natuIe même,

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, ments qui, reproduits ensuite en relief par lā .

galvanoplastie, ont orné les pages de la magnifique Imitation de Jésus-Christ si admirée à l'Exposition. 4 # Au nombre des obligations que la gravure a. encore à la galvanoplastie, il faut mentionnero en première ligne la reproduction des planchoso en taille-douce en creux. Ce résultat est d'autant plus renmarquable, lorsqu'il réussit, qu'il y a une double opération à exécuter : le relief d'abord, qui s'obtient de la planche originale,et le creux qui se surmoule sur ce relief.ll faut donc réunir une double condition : uno relief assez parfait pour donner un creux iden-o tique à l'original, une opération assez habilement conduite pour n'altérer en rien le type Sorti du burin de l'artiste. (La suite prochainement.)

•i•ommie:---mao-FAITS DIVERS. | Par suite des élections récentes du tribunal

, de commerce du département de la Seine et des

mutations annuelles qui viennent d'avoir lieu,. M. Langlois, libraire-éditeur, président du Cercle de la librairie, déjà juge au tribunal, devient premier Juge; M. Eugène Roulhac, fabricant de papiers, vice-président du Cercle de la librairie,. juge suppléant depuis trois ans, a été nommé juge ; M. Victor Masson, libraire-éditeur, secrétaire du Cercle de la librairie, a été nommé juge Suppléant. —Un nouveau traité de commerce et de navigation entre la France et la Russie, qui a été signé à Saint-Pétersbourg, le 14 juin, et qui est destiné à remplacer celui de 1846, renferme une clause spéciale dans laquelle se trouve posé le principe d'une convention sur la propriété littéraire et artistique. (Moniteur.) ! — Le conseil de l'empire russe vient de décréter la prolongation du terme fixé pour la jouissance exclusive de la propriété littéralre, musicale et artistique, par droit de succession. Ce terme, fixé jusqu'à ce jour à vingt ans, a été étendu à cinquante ans, à partir de la date du décès de l'auteur. Pour les ouvrages posthumes, ce terme sera compté du jour de leur publication. On lit dans le Courrier franco-italien : « On se préoccupe depuis quelques jours dans le monde de la librairie et des journaux d'une découverte qui aurait pour résultat de conver-, tir en très beau papier les plantes, rOseaux et arbustes que produit le nouveau monde. Le président actuel de la république dominicaine, Bonaventura Baez, est, dit on, à la tête de cette entreprise. Des opérations ont eu lieu depuis quelques jours à Paris. »

Le secrétaire-rédacteur : TH. SOUL1CE. Paris, imp. de Plllet flls aîné, rue des-Grands-Augustiris 5,

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