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SOmmation toujours croissantes des animaux ' qui servent à la nourriture de l'homme, et qui produisent ces sortes de peaux, n'auraient jamais pu suffire à l'impression des livres, à cet aliment spirituel ou de l'âme, qui est bien autrementimportant que la nourriture corporelle. La lettre que le savant M. Egger vient d'adresser au successeur des Estienne renferme, Sur le prix du papier, sa cherté au temps de Périclès, des recherches fort curieuses et des révélations du plus haut intérêt pour l'histoire du papier dans l'antiquité, son emploi et son prix de revient. Certes, les consciencieuses recherches de nos deux savants seront toujours consultées,avec fruit, et devront servir d'introduction à tout travail sur la matière. M. Egger signale au savant imprimeur français un document de la plus grande importance et presque ignoré : il appelle l'attention de M. Didot sur une découverte faite en 1836, à Athènes, et reproduite en 1842 par M. Rangabé dans ses Antiquités helléniques (t. Io, no 56-59, p. 52). Il s'agit de fragments gravés Sur marbre et donnant un inventaire des dépenses faites par les Athéniens, en 407 avant J. C., pour la décoration d'un des chefs-d'œuVre du temple d'Erechthée. · « Dans l'un de ces fragments, fait remarquer M. Egger, on trouve mentionnées, sous la date de la huitième prytanie, deux planches sur lesquelles, dit le secrétaire-rédacteur, nous rédigeons les comptes; puis, sous la date de la neuvième prytanie : 1° « DEUX FEUILLES DE PAPIER SUR LESQUELLES NOUS AVONS ÉCRIT LES COPIES ; » 2° « quatre planches. » On payait une drachme pour chacune des planches (90 cent. de notre monnaie), et uI1e drachme et deux oboles (i fr. 20 cent.) pour chacune des feuilles de papier. M. Egger, tout en rendant justice à la sagacité de M. Rangabé, conteste l'opinion émise par ce savant : il ne peut pas supposer que les feuilles de papier servaient à recouvrir les planches de bois. Il combat d'autant plus volontiers cette opinion, que l'inscription précitée entre dans les moindres détails, et que le secrétairerédacteur n'eût pas fait cette omission. La conclusion de M. Egger est « que les deux feuilles achetées durant la neuvième prytanie étaient destinées à recopier les comptes de la huitième, d'abord écrits sur les deux planches, dont l'achat est porté au compte de cette prytanie. » D'ailleurs, il fait remarquer que le mot antigrapha, ou copies, employé par le rédacteur, ne peut laisser aucun doute à cet égard. ' Ainsi, selon M. Egger, les comptes officiels,

du poids du vélin. C'était après les mauvais jours de 1848 : le libraire était fort embarrassé de son acquisition, lorsqu'un batteur d'or vint le tirer d'enbarras, en lui donnant même un beau bénéfice. Notre ' industriel eut le bon esprit de me pas détruire le livre, qui figure aujourd'hui sur les rayons d'un de nos riches bibliophiles.

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| appelés par les Grecs &vxypaspxi, des dépenses

faites pour l'Erechthéion, se lisaient jadis sur trois matières différentes : A 1° Première rédaction sur des tablettes de bois *. L'auteur les considère comme un relevé journalier, espèce de brouillon *. 2° Copie sur charta o, probablement papier de papyrus. 3° Enfin venait l'exemplaire sur marbre pentélique, dont on a retrouvé des plaques parmi les ruines de l'Acropole. Il paraît que, dans l'antiquité, le bois coûtait bien meilleur marché que le papyrus ou papier. Chaque planche revenait à 30 c. de moins qu'une feuille en papyrus. Là-dessus, M. Egger dit fort judicieusement qu'aujourd'hui le rapport de ces deux matières serait inverse, et que c'est la planche de bois qui coùterait beaucoup plus cher que le papier. Un philologue distingué de Berlin, M. Aug. Bœckh (Economie politique des Athéniens, liv. l, c. 20, Berlin, 1817, 2 vol. in-8°, en allemand), cité par M. Egger, nous apprend, d'après des calculs que notre auteur considère comme fort exacts, « qu'une famille de quatre personnes adultes pouvait vivre à Athènes, au temps de Socrate, avec 500 francs environ par an, soit 125 francs par an et par personne. » Il en conclut naturellement que le rapport qu'il y avait alors entre l'argent et les choses vénales était au moins quadruple de ce qu'il est aujourd'hui, même dans une petite ville de notre OCcident. Donc, il en résulte nécessairement que la planche de bois en question a dû coûter 3fr. 60 cent. de notre monnaie, et la feuille de papier, 4 fr. 80 cent. L'auteur arrive à cette con

4 On a fait, il y a quelques années, un essai qui, heureusement, a été abandonné aussitôt. On a confié aux presses lithographiques des feuilles de bois aussi minces que le papier; mais les bibliophiles s'aperçurent de suite de la fragilité de ces curiosités bibliographiques : ces feuilles se coupaient , et se cassaient au simple toucher.—Un bouquiniste de Paris, feu Tabary, a fait décalquer et imprimer sur bois le Rebours de Matheolus, ouvrage d'une grande rareté.-A notre exposition de l'industrie de 1839, un marchand de placages distribuait au public son adresse imprimée sur bois.

Nous ignorons si l'on a essayé d'imprimer sur feuilles de bois par la presse typographique. Tout porte à croire que le foulage briserait immédiatement une matière qui offre si peu de résistance. On me peut donc consier ces impressions, tout à fait de fantaisie, qu'aux presses en taille-douce et de lithographie.

2 Ici M. Egger nous apprend encore qu'un registre, album, qui servait chez les Romains a différents usages, se composait aussi de planches de bois blanchies de manière à pouvoir recevoir l'écriture.

On sait que de nos jours le bois destiné à la gravure en relief, à l'usage des illustrations typographiques, est préalablement blauchi, afin que l'artiste puisse y dessiner plus commodément, soit au crayon, soit à la plume, mais principalement à la mine de plomb. Ce dernier mode a prévalu, à cause de la facilité qu il offre de pouvoir corriger ou rectifier son dessin.

3 L'auteur fait remarquer à M. Didot que c'est le plus ancien texte où il trouve l'emploi de ce mot.

clusion, qu'en disséquant les comptes d'une prytanie, on est surpris de la dépense extraordinaire que coûtait un rôle de deux ou trois pages in-4°, à l'époque où les Athéniens étaient au comble de leur civilisation et de leur littérature. M. Egger explique par là la rareté des bibliothèques chez les Athéniens. L'antiquaire que nous venons de citer en conclut (Economie politique des Athéniens, liv. I, c. 19), comme M. Egger, l'extrême cherté du papier au temps de Périclès. A l'aide de ces deux savants, nous arrivons à apprendre qu'un exemplaire des ouvrages d'Anaxagore se payait une dl'achme, soit 3 fr. 60 cent., justement le prix d'un gros volume in-18 de la collection des Classiques français de MM. Didot, et de certains ouvrages de la Collection Charpentier. Il reste démontré, mande-t-il enfin, que le papier sur lequel les anciens avaient consigné tant de chefs-d'œuvre était d'un prix exorbibitant, comparativement à la valeur de celui des temps modernes; et il termine en conseillant à M. Amb. Didot d'exercer sa sagacité sur ce Sujet, d'y apporter son talent d'érudit émi'nent et d'industriel consommé. Dans un prochain article, nous examinerons la Réponse de M. Amb. Didot et les faits curieux qu'elle nous révèle ; réplique qui, à elle seule, embrasse quinze pages avec de nombreuses notes intéressantes, sur les dix-neuf pages de texte dont cette notice est composée. ALKAN aîné.

JURISPRUDENCE,

Le 29 juillet dernier, M. Javelot, chargé momentanément de la direction des concerts publics duRanelagh, avait fait exécuter diverses compositions musicales sans le consentement des auteurs, au mépris des lois et règlements sur la propriété littéraire. Poursuivi pour ee délit par M. Henrichs, agent général de la Société des auteurs et compositeurs de musique, agissant au nom de quinze sociétaires, M. Javelot a été condamné , par un jugement du tribunal de police correctionnelle (6° chambre), du 19 février dernier, dont nous extrayons le dispositif ci-après : « Le tribunal, ouï Mo Lacan, pour les demandeurs, et M° Cresson, pour le défendeur : « Attendu que Henrichs justifie de son mandat ; « Sans s'arrêter ni avoir égard à la fin de ' non-recevoir proposée au nom de Javelot ; « Statuant au fond : « Attendu qu'il résulte des pièces produites et des débats que le sieur Javelot a commis le délit prévu et puni par l'article 428 du Code pénal ; « Condamne Javelot à 50 francs d'amende; le

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PRÉvosT (Constant), membre de l'Académie des sciences, professeur de géologie à la Faculté des sciences de Paris, membre de plusieurs sociétés savantes, est auteur d'un ouvrage intitulé : Les continents actuels ont-ils été à plusieurs reprises submergés par la mer ?(Documents pour servir à l'histoire des terrains tertiaires.) Paris, 1842, in 8°. — Il a publié également un Discours prononcé le 7 mai 1850 aux funérailles de M. de Blainville. Paris, 1850, in-4°. — On a de lui une multitude de Mémoires savants qui concourent à donner à l'histoire de la terre les caractères d'une science tout à fait positive. Ils ont été insérés, de 1809 à 1855, dans les recueils ci-après : Journal des Mines, Bulletin de l'Aca- . démie des sciences, Collection des Savants étrangers, Journal de physique, Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Paris, Annales des Sciences naturelles, et principalement dans le Bulletin de la Société philomathique et dans celui de la Société géologique qu'il avait contribué à fonder. Al'occasion de sa candidature pourlachaire d'histoire naturelle du Collége de France, en 1832, il a fait imprimer une Notice de ses travaux. Paris, in-8°. — Il a publié, en collaboration avec M. Eugène Bassano, un Traité élémentaire de géographie physique. Paris, 1836, in-18, avec 3 pl.

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l'influence du plaisir dans le traitement des maladies. Le Puy, 1854, in-8°.— Notice sur les eaux thermales de Néris. Le Puy, 1855, in-8°.

FAITS DIVERS.

L'Académie des sciences morales et politiques, adoptant les conclusions du rapport fait par M. le duc de Broglie, au nom de la commission spéciale chargée de juger les mémoires adressés pour concourir au prix de 10,000 francs de la fondation Félix de Beaujour, et dont le sujet était un Manuel de morale et d'économie polologue à l'usage des classes ouvrières, a décerné le prix à M. Rapet, inspecteur de l'instruction primaire à Paris, auteur du mémoire enregistré sous le n° 2l du concours.

Deux mentions honorables ont été accordées : l'une au mémoire n° 9 ayant pour épigraphe : « Si quelqu'un vous dit que vous pouvez vous enrichir autrement que par le travail et l'économie, ne l'écoutez pas, c'est un empoisonneur. » (Franklin); et l'autre au mémoire n° 17, oyont pour épigraphe : « Produire, consommer, epal'gner. »

Dans le concours relatif à la Philosophie de 8ont Thomas, là même Académie a décerné une mention honorable à M. Eugène Domet de Vorges, attaché au ministère des affaires étrangères. (Débats.)

- Dans notre chronique du 17janvier dernier, lo0uS aVOns rendu compte à nos lecteurs d'une discussion qui venait d'avoir lieu dans I'assemblée des éditeurs de New-York relativement à la question d'un droit international de Teproduction littéraire. Il paraîtrait que cette discussion aurait été l'objet des plaisanteries de la part de deux journaux, l'Athenœum et le Critic, et l'un des promoteurs de la manifestation, auquel la littérature des deux côtés de l'Atlantique a de 8randes obligations, a adressé au Publisher's Corcular une communication que nous CrOyOns deVoir mettre sous les yeux de nos lecteurs.

« Vous avez peut-être remarqué, dit le correspondant du Publisher's circular, que, depuis plus de vingt ans, j'ai constamment plaidé en tous lieux, et dans toutes les Circonstances, en faveur du droit international de reprOduction. Ainsi, j'ai consacré beaucoup de temps, à diVerses époques, à répandre des circulaires, des pétitions et à préparer des statistiques pour les membres du congrès qui partageaient mes vues. Quand j'ai soulevé la discussion à l'assemblée des éditeurs, je savais parfaitement que toute proposition relative à un droit international illimité rencontrerait une vive opposition et qu'elle n'aurait aucune chance de succès. La seule question était de savoir si nous devions provoquer l'établissement d'un droit de reproduction avec les stipulations particulières

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qu'il comporte, ou si nous devions nous abstenir : comme je n'avais pas d'autre but, je plaçai la question sur le terrain où elle avait le plus de chances d'être résolue. Ce n'est ni par vanité ni par amour-propre que je poursuis cette affaire (comme on pourrait le croire en lisant l'Athenœum ou le Critic) : je ne donnerais pas cent livres, soit pour obtenir un droit international, soit pour l'empêcher; je n'ai pas l'intention de réimprimer à tout jamais les livres anglais, et toutes les fois que j'en réimprime je commence, volontairement et de mon plein gré, par en acheter le droit. Je n'ai pas non plus un intérêt direct à favoriser ou à empêcher l'importation des éditions anglaises. J'ai, à plusieurs reprises, payé de fortes

| sommes en réimprimant des livres anglais, et

tout récemment encore, j'ai envoyé environ 900 livres à * pour avoir le droit exclusif de réimprimer le livre de ", comme s'il s'agissait d'une œuvre originale, bien que ce payement ne me donne aucune garantie légale. Je vous rappelle ces faits comme à un ami, parce que je me trouve blessé par les termes dans lesquels l'Athenœum et le Critic ont rendu compte de notre dernière discussion. Ces deux journaux ont tourné en ridicule notre assemblée, ils ont prétendu qu'il n'y avait, en tout cela, qu'une question d'égoïsme qui ne regardait que moi et dans laquelle les auteurs étaient tout à fait désintéressés. Le ton de ces allusions est très-déplacé, et, je le déclare, très-injuste, vous le savez vous-même. Je serais enchanté qu'à l'occasion vous voulussièz bien dire un mot pour moi, sous forme de correctif aux attaques que je vous signale. Cela n'est pas d'une grande importance, sans doute, mais le sentiment de ma dignité personnelle ne me permet pas de me laisser dénigrer aux yeux de mes nombreux amis d'Angleterre dont la bonne opinion m'est précieuse. Tout ce qui vient de se passer m'apprend que c'est une tâche ingrate que de prendre une part quelconque à cette question. Celui qui le fait se place entre deux ou trois feux. Un droit international de reproduction est possible; mais, comme l'Athenœum, je puis attendre, et je ne suis assurément pas pressé de me donner des embarras, en me mêlant encore de tout cela. » Nous espérons que l'honorable correspondant du Publisher's circular ne fera pas le sacrifice de ses convictions à des plaisanteries sans portée, qui n'infirment en rien les arguments sérieux sur lesquels s'appuyait la motion faite dans l'assemblée des éditeurs de

New-York.

Le secrétaire-rédacteur : TH. SOULlCE.

Paris, imp. de Pillet flls aîné, rue des Grands-Augustins,5.

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Sommaire. — Situation du droit international de la propriété littéraire et artistique : Espagne. Nécrologie des auteurs morts en 1856, — Faits divers. /

SITUATION DU DROIT INTERNATIONAL DE LA PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE.

Espagne.

Les droits internationaux entre la France et

• l'Espagne ont été réglés par une convention

conclue le 15 novembre 1853, ratifiée le 25 janvier 1854, et promulguée par un décret impérial du 4 février suivant, inséré au Bulletin des lois le 9 du même mois, n° 132. Des dispositions de détail sont consignées dans un décret impérial du 17 février 1855, dans deux avis du ministre de l'intérieur, publiés par le Moniteur des 7 mars 1855 et 23 féVrier 1856; et dans un ordre royal du gouvernement espagnol, en date du 28 décembre 1854. Objet de la protection. —La protection s'étend aux œuvres littéraires, scientifiques ou artistiques, qui sont publiées pour la première fois en France et en Espagne. Sous ces désignations SOnt compris les livres, compositions dramatiques et musicales, tableaux, dessins, gravures, lithographies, sculptures, cartes géographiques Ou plans, et toutes autres productions analogues, à l'exception des objets d'art destinés à l'agriculture et à l'industrie manufacturière. (Art. 1.) Les mêmes dispositions s'appliquent également aux ouvrages publiés pour la première fois dans un journal, ainsi qu'aux sermons, mémoires, leçons et autres discours prononcés en public et ne formant pas collection. (Art. 6.) La protection est assurée aux auteurs des deux pays pour toute leur vie, à leurs héritiers directs ou testamentaires, pour vingt années, et pour dix ans, à leurs héritiers collatéraux. ' (Art. 1.) Les représentants légaux, les ayants cause ou les mandataires légitimes des auteurs et des artistes sont traités sur le même pied que les auteurs eux-mêmes. (Ibid.). Formalités à remplir. — Pour s'assurer de la protection ci-dessus, les auteurs ouleurs ayants

Chronique, 1857.

droit doivent faire la déclaration de leur ouVrage et effectuer le dépôt de deux exemplaires, dans les trois mois qui suivent la première publication, sous peine de déchéance, savoir : à Madrid, au ministère du fomento, si l'ouVrage a paru en France ; et à Paris, au bureau de la librairie du ministère de l'intérieur, sil'ouvrage a paru en Espagne *. (Art. 7 et avis du ministre de l'intérieur du 23 février 1856.)

Quant aux ouvrages publiés séparément par volume ou par livraisons, chaque Volume ou chaque livraison est considéré comme un ouVrage séparé. (Art. 7.) ©

Les deux exemplaires doivent être accompagnés des récépissés délivrés par les douanes espagnoles et françaises, par lesquelles Ont eu lieu l'entrée et la sortie respectives de l'ouVrage, et, en outre, d'une note pareille au mOdèle suivant :

MODÈLE DE LA N0TE A FOURNIRe

Le soussigné D..., domicilié à..., et demeurant rue..., n°..., présente, aux termes de la convention passée entre l'Espagne et la France, touchant la propriété littéraire, le 15 novembre 1853, deux exemplaires de l'ouvrage publié en France par... (ici le nom de l'auteur), pour garantir les droits de... (auteur ou éditeur), prOpriétaire, et, à cette fin, il donne la note suiVante :

Auteur...

Editeur...

Imprimeur ou libraire...

Lieu de l'impression...

Année...

Edition...

Format ou grandeur... •.

Volumes ou livraisons (leur numération C0rrélative)...

Pages...

Cet ouvrage a été annoncé en France pour être mis en vente le... de..., et être présenté dans les trois mois présents.

Date.
Signature du mandataire,

1 Ces formalités me sont pas applicables aux ouvrages de peinture et de sculpture. (Art. 7.)

14,

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Le bibliothécaire du ministère du fomento, par autorisation du ministre, délivre un reçu des ouvrages présentés. (Avis du 23 février 1856.) Dans les quatre premiers jours de chaque mois il est publié , dans la Gazette officielle et le Bulletin officiel du ministère du fomento, une liste des œuvres présentées ; un des exemplaires est remis à la bibliothèque nationale, l'autre est conservé, scellé et numéroté, dans celle du ministère. (Ibid.) Le dépôt et l'enregistrement ne donnent lieu à d'autres frais qu'à ceux du papier timbré du certificat. (Ibid.) Ce certificat fait foi, tant en jugement que hors jugement, dans toute l'étendue des territoires respectifs, et constate le droit exclusif de propriété, de publication ou de reproduction aussi longtemps que nulle autre personne n'a fait admettre en justice un droit mieux établi. (Ibid.) Traductions.—Les traductions jouissent, pour un temps limité et sous certaines conditions, de la même protection que les œuvres originales, c'est-à-dire que la convention protége 1'auteur qui traduit son propre ouvrage, mais

elle ne confère pas le droit exclusif de traduc

tion au premier traducteur d'un ouvrage quelconque, hormis dans les limites que nous indiquerons plus loin, (Art. 2.) L'auteur de tout ouvrage qui entend se réserver le droit de traduction pour un ouvrage en un seul Volume, jouit pendant cinq années, à partir du jour de la publication de la traduction, du privilége de protection, pourvu qu'il ait publié la sienne dans un délai de six mois à partir de l'enregistrement de l'œuvre originale et qu'il ait fait en temps utile le dépôt prescrit. (Art. 3 et art. 10.) Le même privilége est assuré à la traduction des œuvres dramatiques, pourvu que ladite production soit publiée dans les trois mois à partir du jour où a paru l'œuvre originale. (Art. 4 et art. 10.) \ • Pour assurer à une traduction les avantages stipulés par la convention, l'auteur original doit, lorsqu'il publie son œuvre, déclarer en tête dudit ouvrage qu'il se réserve le droit de traduction. o A l'égard des ouvrages qui paraissent par livraisons, la traduction devra paraître dans les trois premiers mois qui suivront le dépôt de chacune d'elles. (Art. 8.) Journaux et écrits périodiques. — Les articles de journaux et les discours prononcés en public et ne formant pas collection jouissent, dans l'un et l'autre pays, d'une protection égale à celle que la législation leur assure dans le pays d'origine. (Art. 6.) Tout ouvrage publié pour la première fois dans un journal ne peut être reproduit dans un

autre sans la mention du journal d'où il est tiré et du nom de l'auteur dudit OuVrage Si 06 nom s'y trouve indiqué. (Ibid.)

, . (La suite à un prochain numéro.)

NÉCROLOGIE

DEs AUTEURs MoRTs DANs LE coURANT DE L'ANNÉE 1856.

RoHRBACHER (le R. P. abbé), docteur en théologie de l'Université catholique de Louvain, est particulièrement connu comme auteur d'une Histoire universelle de l'Eglise catholique. Nancy, 1842-1848, 27 vol. in-8°; une 2° édition a paru de 1850 à 1853, en 29 vol, in-8°; une 3° édition se publie en ce moment ; et d'une Vie des Saints pour tous les jours de l'année. Corbeil et Paris, 1853-1854, 6 vol. in-8°. - Il a publié en outre quelques autres écrits, parmi lesquels nous citerons : La Religion méditée, à l'usage des personnes qui cherchent Dieu dans la simplicité de leur cœur. Nancy, 1836, 2 vol.in-18. Des rapports naturels entre les deuæ puissanooo, d'aprés la tradition universelle. Besançon, 1838, in-8°. — De la grâce et de la nature, abêo too Discours sur la grâce, suivi des propositions condamnées par l'Eglise relativement à cette matière. Besançon, 1838, in-8°. - Phénomènes historiques du siècle. (Notice Sur Roswith, née vers.940, nommée aussi Hrosvite et Hroswithe.) Nancy, 1842, in-8°. — Eléments de grammaire hébraique. Metz, 1843, in-8°. - Catéchisme du sens commun et de la philosophie catholique4e édition, corrigée et complétée. Paris, 1855, in-12.

RoUsTAIN (J. B. P.), professeur suppléant à la Faculté de droit de Paris, a publié, avec la collaboration de M. du Caurroy, professeur à la même Faculté, et de M. E. Bonnier, un Comomentaire théorique et pratique du Code civil. Corbeil, 1848-1850, 2 vol. in-8°.

SALvANDy (Narcisse-Achille de*), ancien ministre de l'instruction publique, membre de l'Institut, ancien député du département de l'Eure, est auteur d'un assez grand nombre d'ouvrages dont voici la nomenclature : Observations critiques sur le champ de mai. Paris, 184 5 (juillet), in-8°. L'auteur y prend les titres de ci-devant officier de l'armée, et mousquetaire noir, étudiant en droit. - Mémoire à l'Empereur sur les griefs et le vœu du peuple francais. Paris, 1815 (juin), in-8°. - De la nécessité de se railier au roi pour sauver la Francê, par un ancien officier, mousquetaire noir, autour d'un Mémoire à l'Empereur, etc. Paris, 1815, in-89.

1 Voir la notice que nous avons insérée dans le n. 1, p. 3.

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