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se démet de sa charge de recteur. L’Académie, au lieu d‘accepter, ajoute a ses charges de chancelier et de recteur cellede directeur. M. Le Brun prend possession du tout le 18.

(A la fin du manuscrit de l’Arsenal se trouvent plu— sieurs extrails des registres de l’Académie relatifs à cette question.)

P. 95, l. 3 : Datîs une assemblée particulière. 13 janvier 1663. (Cette date se trouve aussi dans le manuscrit de l‘Arsenai.) ' t

P. 103, l. 7: L'Académie conservé ce billet parmi les papiera du secrétariat. En la liasse cotée B.

P. 106, l. 27 : Le roi s’étant fait représenter l’état de sa maison. Le 21 février 1663. Elle fit tout rayer la la ré— serve de deux (Ars.).

P. 110, l. 28 : Tantôt d'une montre à boite d'or. Le prix parlui (M. Du Metz) donné, d’une montre à boite d’or eta une double boite de chagrin piquée d’or, fut remporté le 7 avril 1663 par celui qui avoit le mieux réussi dans une composition proposée par M. Le Brun, dont le sujet fut. le Brisement des tables de la Loi a la vue du veau d’or.

(Cette date et ces détails se trouvent dans le manuscrit de l’Arsenal , qui ajoute en outre qu’il a présenté deux médailles d’or pour un deuxième et un troisième prix.)

P. 125, l. 17: Elle a déposé dans ses archives une copie du billet. En la liasse cotée B.

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(Sauval, Antiquités de Paris, Paris, 1721, 3 vol. in—fol., tome II, p. 500.) »

Il y a quel ne quarante ou cinquante ans qu’un bourgeois de aris logé près Saint Eustache prêta sa salle à quelques uns de ses amis, au nombre de sept ou huit, tous jeunes gens qui savaient un peu dessiner, mais dans la résolution de se rfectionner et de dessiner d'aprèsle naturel. Pour ce a, ilscboisirent un petit homme, faible, appeléVaudeschoux, qui leur servit de modèle près de six mois, et alors se rendoient à la rue du Cocq, dans la cave de l‘un d’entre eux, qui leur fut fort commode parce que c‘étoit en hiver. Après Vaudescboux , ils prirent , pour leur servir de modèle, un certain ivrogne de savetier nommé Marin, mais bel homme et bien formé.

Cette manière de trafic a montrer son corps simplement et gagner sa vie à son aise fut cause que depuis, Dubois, Branlan et Girard, louèrent des sa les les uns après les autres , le premier dans la cour des Cuisines du Louvre, les deux derniers ailleurs. Tous, bien faits , s‘ofl'rirent pour modèle a tous venants et prenoient de l’argent. De ces trois modèles, Branlan

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passait pour le plus achevé ; c'étoit un maçon âgé de trente ans et si bien fait que, Le Brun l‘ayant mené hRome , les Italiens le préférèrent à Caporali , qui passoit chez eux pour miracle, et qu’ils ne croyaient pas avoir son pareil.

Depuis ceci, les meilleurs peintres commencèrent à avorr chez eux des modèles pour ceux de leur connaissance, et tel quelquefois s‘est trouvé en avoir des cinq ou six tout à la fois.

De sorte qu’il la fin, savoir en 1648, tant ces pein— tres que ces sculpteurs furent érigés par le Roi en Académie Royalede Peinture et de sculpture avec per— mission Mous Sculpteurs et Peintres, tant français et étrangers que Maîtres ou autres. de se faire académiciens sans aucuns frais, au cas u‘ils en fussent jugés capables , avec défenses aux altres Jurés Peintres et sculpteurs de les troubler en façon quelconque.

D’abord cette Académie se tint près Saint—Eusta— che , chez un bourgeois qui leur prêta sa salle; ensuite ils en louèrent une autre à la rue des Deux Bon— les , près la chapelle des Orfèvres. Cependant les Maîtres Jurés s’étant o posés à l’enregistrement des lettres du Roi, lorsqu on y pensoit le moins, cette opposition se changea en union , de sorte qu'ils se joiguirent à eux, et la dessus dressèrent des statuts que j‘obmets comme étant trop longs. Le toutenfin ayant été enregistré en Parlement en 1652 avec cer— taines modifications , ils choisirent pour tenir leurs assemblées et leurs modèles une des salles de Sainte Catherine, 31 la rue des Déchargeurs, que ces Mailres Jurés tenoient auparavant pour les mêmes raisons. Leur salle s’ouvroit tous les jours, excepté les dimanches et fêtes; en hiver depuis trois heures après midi jusqu’à cinq), en été encore l’après-dîné , depuis snx jusqu’à uit. La s’exposoit un modèle qu'un de la compagnie mettoit en altitude, et quatre ans durant Bosse, graveur fameux, y professala perspective

et ses dépendances, qu’il avoit apprise de Desar—

es.

En 1651, le Roi déclara u‘il leur vouloit faire batir un lieu commode pour p acer leur Académie , et fille cependant il leur donnoit la Galerie du Collège

oyal avecmille livres de rente assignées sur les fonds des gages des offices de ses batiments, et payées, sui— vant les ordonnances du surintendant et de l‘intendant des bâtiments , à leur trésorier.

Davantage, il accorda à cinquante de leur corps le committimus de toutesleurs causes, aux requêtes de son hôtel ou du Palais , a leurchoix. Enfin, un mois après, ils prièrent le cardinal Mazarin d’être leur protecteur; depuis, les Académiciens s’étant séparés d’avec les Maîtres, ils furent établis dans la galerie du Louvre par le chancelier Séguier, alors leur protecteur, qui pour cela leur donna deux mille livres , et de la enfin, M. Colbert, intendant des finances, leur vice- rotecteur, les a transférés dansla Bibliothèque de 1' ôte] de Richelieu, où maintenant ils s‘assem— blent et continuent leurs exercices.

Cependant en 1661 , tout au commencement , le r01, en son conseil, ordonna que tous ceux qui Se ualifieroient de peintres et de sculpteurs eussent à sunir au corps de cette Académie, à peine de

erdre cette qualité, avec permission aux Maîtres Ijurés de Peinture et de Sculpture de leur intenter procès le dessus. A

La même année, vers la fin, il agréale protecteur et vice-protecteur choisis par l’Assemhlée , et lui accorda quatre mille livres par an, dont l’emploi se fait dans l’état de ses bâtiments; de plus, il défen— dit à qui que ce fût d‘établir autre part des exercices

ublics de Peinture et de Sculpture, et moins encore de troubler ceux de l’Académie, sous peine de deux mille livres d’amende.

Outre ceci, il confirma l'ordonnance faite contre ceux qui se qualifient ses peintres et sculpteurs, et voulut que tout le temps qu’avorent demeuré chez eux les élèves des Académiciens leur fût compté

0ur parvenir a la Maîtrise dans toutes les villes du

oyaume, et u’enfin le certificat, approuvé ar le chancelier de a Compagnie, et contresigné usecrétaire, leur tint lieu d‘obligé, con tirmant d‘ailleurs les statuts suivants, qui comprennent ou corrigent ceux de 1648. 1651 et 1655, queje n’ai pas voulu rapporter afin d‘éviter les redites.

(Il n’est pas besoin de réimprimer ici la longue analyse donnée par Sauval des statuts de l’Académie, l’histoire que nous publions en contenant une, et les statuts eux—mêmes étant parfaitement connus.) '

II.

Les académies de peinture et de sculpture se tiennent l'une et l’autre dansle palais Brion, qui fait partie du Palais—Royal, et qui a sa porte dans la rue

e Richelieu (I). Leurs exercices sont dirigez sous la même discipline, qui est au Roy et au publicd’une très-grande utilité ; car les élèves des bons maîtres y sont instruits et exercez d’une manière très édi— liante. Pour être compris dans la liste des disciples qui doivent; avoir entrée, l’aspirant doit avoir pour

rotecteur [un des académiciens, qui, pour justifier

a protection qu'il luy accorde, luy donne un billet imprimé, signé de luy et adressant aux officiers de l’Académie, auxquels il le présente; aprèsquoy,ce bil— let ayant été pareillement signé du Recteur qui est

. (1)0n trouve des estampes de toutes sortes chez le or— tier'de l’Académie des peintres, rue Richelieu (p. 24 .

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