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même des ouvrages qui, sous forme de dialogues, traitent un sujet bien déterminé.

11 a toujours régné dans la classe des Polygraphes un certain vague que nousmème, peut-être, nous n'avons pas assez évité. On y fait entrer, indépendamment des auteurs qui ont composé des ouvrages en différents genres, ceux qui traitent de diverses matières en un seul ouvrage, comme l'a fait Montaigne, et, enfin, on y admet les Diverses leçons, et les Mélanges. Selon nous, on ne devrait placer dans les Polygraphes que les écrivains qui ont laissé des compositions en différents genres, et plus spécialement ceux qui appartiennent à la littérature proprement dite; car c'est sous ce dernier rapport seulement que cette section s'annexe aux Belles-Lettres. Quant aux Polygraphes qui se sont spécialement distingués dans une science, c'est dans cette science qu'il faudrait les porter. Ainsi, Aristote, quoiqu'il ait été presque universel, resterait dans la Philosophie; Voltaire, au contraire, Voltaire, malgré toutes ses prétentions au titre de philosophe, ne serait qu'un grand polygraphe littéraire; Montesquieu, que, peut-être un peu légèrement, nous avons considéré comme polygraphe, devrait être placé.au commencement de la Jurisprudence, dans toute bibliothèque où l'Esprit des lois ne se trouverait pas séparément. Les auteurs que, à l'imitation des Anglais, nous nommerons Essayists, pourraient être, soit dans la Morale, soit dans la Philologie, selon que l'un de ces deux genres y dominerait le plus. Il en serait de même des Diceises leçons et des Mélanges d'un seul auteur, lesquels appartiendraient ou bien à la Philologie, ou bien aux Mélanges historiques, selon la nature du recueil. Nous terminons les Belles-Lettres par les Collections d'ouvrages et d'extraits de différents auteurs, qui se rapportent plus particulièrement à la littérature.

L'Histoire, avec ses Prolégomènes et ses Paralipomènes, est de toutes les classes celle qui est le moins susceptible de grandes modifications. Aussi la retrouvera-t-on ici à peu près telle qu'elle était dans notre troisième édition. Les Voyages y forment toujours une ample section

spéciale à la suite de la Géographie. On pourrait cependant extraire de cette série les relations qui se rapportent exclusivement à une seule contrée, et les placer dans l'histoire particulière de cette même contrée.

La Chronologie et l'Histoire universelle terminent les Prolégomènes; après quoi vient l'histoire des religions, où, comme nous l'avons déjà dit, se trouve placée la Mythologie, envisagée dans ses rapports avec les religions autres que le Judaïsme, le Christianisme et l'Islamisme. Là nous avons soin de distinguer la Mythologie de l'ancien Paganisme, religion éteinte, et celle des peuples du Nord, appartenant à un culte également éteint, de la Mythologie orientale encore subsistante. Ainsi, à ce qui, dans notre ancienne table, constituait la Mythologie, nous réunissons et la partie de \'Archéologie qui traite des usages religieux et ce qui se rapporte aux mythes des peuples orientaux anciens et modernes, laissant toutefois dans la Théologie les livres sacrés de ces mêmes peuples. En formant cet appendice de l'Histoire des religions, notre but a été de présenter le tableau comparatif de toutes les mythologies. Cependant, si celte réunion n'était pas goûtée, on pourrait ne conserver dans cette section que la mythologie générale et reporter les mythologies particulières, soit dans l'Archéologie, soit dans l'histoire des nations auxquelles elles appartiennent.

L'Histoire bysantine et celle des diverses invasions qui amenèrent et suivirent la chute de l'empire romain, font une transition de l'Histoire ancienne à l'Histoire moderne : nous les avons réunies en une seule section, sous le titre à'Appendice à l'Histoire ancienne. Suivant en cela l'exemple de nos prédécesseurs, nous avons place à la suite de l'Histoire moderne des Paralipomènes ou suppléments comprenant l'Histoire de la chevalerie et l'Art héraldique, l'Archéologie, l'Histoire littéraire, la Bibliographie et les Mélanges historiques. L'Histoire de la noblesse, ne se rapportant guère qu'à l'Europe, serait peut-être mieux placée à la suite de l'Histoire de cette partie du monde que dans la division où nous l'avons laissée. L'Archéologie se compose particulièrement de tout ce qui tient à l'histoire des mœurs et usages, soit des anciennes monarchies orientales, soit des Grecs ou des Romains; clic comprend aussi les monuments de toute espèce qui nous restent de ces différents peuples. Quant aux antiquités particulières des Germains, des Gaulois, etc., elles servent d'introduction à l'histoire spéciale des nations européennes. Ce qui nous a empêché de placer l'Archéologie immédiatement après l'Histoire ancienne, comme le font plusieurs catalographes, c'est que la science qui s'occupe des antiquités n'est pas bornée à l'époque où s'arrête l'histoire ancienne, et qu'elle pénètre bien avant dans le moyen âge, dont elle interroge les monuments qu'il est quelquefois bien difficile de séparer de ceux d'un Age plus reculé. La réunion de tous les objets qui se rapportent à ce genre d'étude forme un ensemble trop vaste, trop spécial, pour que la section qui y est consacrée puisse être convenablement placée, soit entre l'Histoire ancienne et l'Histoire byzantine, soit entre celle-ci et l'Histoire moderne; ce serait d'ailleurs interrompre, sans nécessité, la série historique des différents âges. Cependant, s'il s'agissait d'une bibliothèque où les livres d'antiquités fussent trop peu nombreux pour qu'on pût en former une section spéciale, on pourrait alors les réunir à l'Histoire ancienne.

A la suite de l'Histoire littéraire, nous avons placé la Biographie, parce que dans cette section domine la biographie littéraire , et que d'ailleurs nous en avons extrait les biographies spéciales des personnages historiques pour les placer dans l'histoire des pays auxquels elles appartiennent. Pourtant, nous ne saurions nous le dissimuler, si ce classement est irréprochable en ce qui concerne les biographies littéraires et artistiques, il ne l'est pas également à l'égard des recueils biographiques généraux, et surtout des dictionnaires qui, comme celui de Moréri, réunissent à la Biographie les principaux faits de l'histoire ecclésiastique et civile, et même la Géographie. Ces derniers ou

vrages appartiendraient plus régulièrement peut-être aux Prolégomènes ou aux Mélanges historiques qu'à la Biographie proprement dite.

La Bibliographie tient de si près à l'Histoire littéraire en général et à la Biographie des gens de lettres et des savants en particulier, qu'elle devait naturellement, trouver sa place à la suite de ces deux sections. C'est donc là que nous l'avons rangée, en y réunissant l'Histoire de l'imprimerie, qui ne pouvait guère être séparée de celle des livres.

La classe historique est terminée par des Mélanges, et elle est suivie d'une sixième et dernière classe, sous le titre de Mélanges et Dictionnaires encyclopédiques. Là, indépendamment des ouvrages que désigne particulièrement ce titre, pourront se placer les Journaux qui traitent de différentes matières, ainsi que les Collections où sont réunis des ouvrages de tout genre. Les Recueils encyclopédiques étant, ou devant être le résumé de toutes les connaissances acquises au moment de leur publication, sont mieux placés, selon nous, à la fin d'un Catalogue qu'au commencement, comme un savant respectable, le marquis de Fortia, le proposait, il y a quelques années, dans un Système général de Bibliographie alphabétique, où, tout en donnant aux cinq grandes classes un autre ordre que le nôtre, il a conservé dans chaque classe presque toute l'ancienne division.

Telles sont les seules modifications que nous ayons essayé de faire au système des libraires de Paris: elles ne satisferont pas, nous le craignons bien, les esprits curieux de nouveautés; mais peut-être obtiendront-elles l'approbation des personnes auxquelles l'expérience a fait reconnaître les graves inconvénients qu'offrent les nouveaux classements proposés par différents bibliographes, tant nationaux qu'étrangers, classements qui jusqu'ici ne peuvent guère être regardés que comme des essais, puisque aucun d'eux ne s'est concilié les suffrages des juges compétents.

ORDRE

DES DIVISIONS DE LA TABLE MÉTHODIQUE.

THÉOLOGIE.

1. ÉCRITURE SAINTE.

1. Textes et versions (*).

A. Bibles entières.

a. Bibles polyglottes, D. 1 à 7.

*. Teites nehratques ri syriaque*, 8—iO.

c. Versions grecques, îl— î».

ri. Versions latine*. 15—36.

t. Versions françaises, 37—»7.

/. Versions italiennes. espagnoles et portugaises,

M—58.

ir. Versions allemandes et hollandaise, 59 — 60.

*. Version romanique ou des Grisons, 61 — 62.

i. Versions anglaise, irlandaise et fraelique, 63-67.

t. Versions danoise, suédoise, finnoise, etc.. 68—"S,

/. Versions en dialectes slavons et en eslhonien, 73—79.

m. Versions arabe, arménienne, turque et géorgienne.

80—83.

i*. Versions en différents dialectes indiens, 8»— 99.

v. Ver-ion chinoise, 99.

p. Version malaise, 100.

9. Version en langue de l'Amérique du Nord, loi.

B. Livres séparés «le l'Ancien Testament, en diffé-

rentes langues, 102—lti9.

C. Textes du Nouveau Testament et de ses livres

séparés, 150—150.

D. Versions du Nouveau Testament et de ses livres

séparés, en différentes langues, 157 —232. (A

subdiviser comme ci-dessus.)

K. Harmonies et Concorde des Evangiles, 233—243.

t. Livres apocryphes, 244 — 256.

G. Concordances Bépertoircs et extraits de l'Ecri-
ture Sainte, 257—27,1.

II. Histoires abrégées de la Bible, et Biographies

bibliques 274- 329.

I. Recueils de gravures bibliques oit le texte n'est

qu'accessoire, 330 —390.

2. Interprètes de l'Ecriture Sainte.

A. Interprètes juifs, 391—403.

B. Interprètes chrétiens, soit catholiques, soit pro-

testants, sur l'Ancien et le Nouveau Testa-
ment, 404—4.17.

c. Interprètes des livres séparés de l'Ancien Testa-

ment, «8—475.

D. Interprètes du Nouveau Testament, 476—520.

(*) Au lieu de commencer par les telles sacrés, comme

nous le faisons ici, plusieurs rédacteurs de Catalogues placent

avant ces telles une introduction ron,po*ce de ce qui, dans

notre système, forme les paragraphes A,tB, C. de ta Philologie

sacrée.

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6. Théologie polémique.

*. Vérité de la religion chrétienne, 1158—1808.

B. Défense de la religion catholique contre les
Gentils, les Juifs, les Schismattques, les Héré-
tiques, les Incrédules, etc., 1809-1862.

7 Théologiens chrétiens séparés de l'E-

glise romaine.

A. Avant Luther, 1863—1865.

B. Luthériens, 1866—1909.

c. Sacramentaires, Zuingliens, Calvinistes, etc.,

1910—1959.

D. Anglicans, épiscopaux, presbytériens, non con-

formistes, etc., 1960—2038.

E. Antitrinitaires, Sociniens, Quakers, 2039 —

2053.

r. Ecrits satiriques des Protestants contre l'Église
romaine, ses cérémonies, et particulièrement
contre le saint sacrifice de la Messe, 2054—
2017.

G. Ecrits contre le Pape et les personnes ecclésias-

tiques, 2078—2128.

H. Ecrits en faveur de la réunion et de la tolérance,

2129-2136.

VI. OPINIONS SINGULIÈRES.

IX. APPENDICE A LA THÉOLOGIE.

Ouvrages philosophiques sur ta Divinité et sur
tes cultes religieux.

1. Déistes et Incrédules, 2267—2284.

2. Athées, 2285—2318.

(') L'histoire du Paganisme et celle d*s relipions orientale-*

forinent un appendice à l'Histoire des religions, sous les
n. ÎÏ5S5 et suirants.

qui

tiens

JURISPRUDENCE.

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III. DROIT CIVIL ET DROIT CRIMINEL.

1. Généralités, 2409—2416.

2. Droit des anciens peuples, autres que

les Romains, 2417—2419.

3. Droit romain.

A. Introduction et Histoire, 2420—243«.

B. Dictionnaires pour l'intelligence du Droit ro

main, 2437—2445. г.. Droit romain avant Justinien, 2446—2460.

D. Droit de Justinien, avec ses commentateurs et

ahréviatcurs, 2461—2516.

E. Jurisconsultes qui ont écrit pour l'intelligence

du Droit romain, 2517—2558. Г. Collections de pièces et de dissertations relatives au Droit romain ancien et moderne, 2559— 2567.

G. Traités spéciaux, 256R—2577.

H. Droit romain appliqué au Droit français, au

Droit allemand et au Droit du royaume de Grèce, 2578-2581. J. Droit romain après Justinien; Droit oriental, et Droit des Goths, des Visigoths, etc., 2582— 2587.

Dans l'ordre chronologique re serait ici la place du Droit canonique, lequel a précédé te Droit moderne de l'Europe; mai* nous avons cm devoir le reporter après le Droit civil.

4. Droit Français.

* Première partie : Droit ancien.

A. Histoire, Traités généraux et Dictionnaires, 2588—2594.

n. Droit français sous les deux premières races, 2595—2603.

г.. Depnislerommcnccment.de la troisième race jusqu'en 1789.

a. Recueils d'Ordonnance*: Ordonnances particulières et leurs commentaires. 1604— 1615.

». Coutumes. 1617- 570«.

r. Lois des colonies, 1706-1708.

с bit. Parlements et antres juridictions: suite de 1708.

rf. Arrêts, Plaidoyers et Mémoire'. 1709—Î7S9.

t. Traites lur toutes les matières de Droit, et Collections d'reurres de Jurisconsultes, 1760— 2768.

t. Traités spéciaux , 1769 -1790.

g. Police, Finances. Cours des monnaies et Contributions, 1791-1798

A. Jniisprudencc des tiefe et Matières féodales, Ï797— »80S.

i, Procédure civile et Procédure consulaire, 1801—

мое.

к. Ancien Droit criminel, 1807—1811.

** Deuxième partie : Droit nouveau, depuis 1789.

A. Introduction, Traités élémentaires et Dictionnaires, 2812.

в. Collections de lois sur toutes sortes de matières,

2813-2823. c. Codes, 2824—2827.

л. Code civil : Texte et Commentaires généraux, 18x8— MM.

b- Traités spéciaux sur différents titres du Code civil # 1841-1855.

r. Code de Procédure civile : Texte, Commentaires , et Traités j relatifs, 1856-1869.

d. Code de Commerce : Texte et Commentaires, 1870

-1878.

e. Code pénal, et Instruction criminelle et correction

nelle, 1879-1886.
/. Code rural, 1887-1888.

D. Répertoires, Dictionnaires et Mélanges relatifs

à toutes les branches de; la nouvelle Jurisprudence, 2889—2893.

E. Ouvrages sur l'autorité judiciaire; Ministère

public; Justices de paix, etc., 2894 —2901.

F. Jurisprudence de la cour de cassation et des

autres cours de France, 2902 - 2905.

c. Causes célèbres, Plaidoyers, Mémoires, etc., 2906 - 2915.

H. Conseil d'état, 2916—2917.

j. Jurisprudence administrative; Attributions municipales et de police; Contributions; Domaines; Eaux et Forêts; Mines; Travaux publics, etc., 2918—2941.

K. Notariat; Ministère des huissiers, etc., 2942— 2947.

L. Jurisprudence militaire, 2948—2950.

5. Droit maritime, 2951—2966.

6. Droit étranger.

A. Lois de différents pavs, 2967—2968.

B. Italie et Grèce, 2969—2984.

c. Espagne et Portugal, 2985—3010.

D. Belgique, Allemagne et Hongrie, 3011—3036.

E. Grande-Bretagne et ses colonies, 3037—3103.

F. Danemark, Norwége, Islande, Suède, Russie cl

Pologne, 3104—3128.

G. Asie, Afrique et Amérique, 3129—3146.
Etats-Unis, 3147-3151.

IV. DROIT CANONIQUE OL' ECCLÉ-
SIASTIQUE.

1. Introduction; Traités élémentaires,

Dictionnaires, etc., 3152—3160.

2. Lettres des Papes, Canons, Décrétales

et Rulles, 3161—3187.

3. Traités généraux sur le Droit ecclésias

tique , Traités particuliers sur des matières canoniques, et Procédure contre les Hérétiques, 3187—3209.

4. Juridictions ecclésiastiques de la cour

de Rome, 3210—3217.

5. Traités pour et contre l'Autorité ecclé

siastique. 3218—3233.

6. Eglise gallicane, 3234—3252.

7. Droit ecclésiastique étranger, et Statuts

des Ordres religieux, 3253—3279.

8. Appendice : Droit des Eglises non ca

tholiques, 3280—3282.

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