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Issu d'une famille insigne che
Et nostre Archeuesque futur,
Dont le iugement est très mur,
Et ce que je trouue admirable,
C'est qu'estant sauant comme vn diable,
De plus comme quatre il se bat, het
Quand il croit que c'est pour l'Estat,
Eut et l'aura pourueu qu'il viue domini
En cour voix délibératiue. d an
Il fit depuis vn Régiment. Per

Le Dimanche, le compliment,
Du Parlement de la Prouence
Qui demandoit nostre alliance',
Leu par Messieurs, leur plust bien fort.

Le Lundy, le Duc de Beaufort,
Fut fait Pair en pleine audience,
Où comme tel, il prit séance.
En suitte lecture s'y fit
De la lettre qu'on escriuitsig
A tous les Parlemens de France.

17 janv.

18 janv.

1 Qui demande de faire ensemble

Contre le Mazarin qui tremble.
Lettre de la Cour de Parlement de Paris enuoyée aux Parlemens du
Royaume, etc. [1936].

3 Lettre qui portoit l'attentat

De Mazarin, fameux Corsaire, sei
Et qu'on appelloit Circulaire. I was
Par icelle l'on remontroitl
Qu'vn Estranger contre tout droit
S'efforçoit de trousser en mallei
Toute l'autorité Royale ;
Qu'il auoit menti puamment
Pour opprimer le Parlement
Auec la liberté publique ;
Que le Cardinal frénétique,
Ce diable d'Enfer trauesty,
Tenoit tout Paris inuesty,

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Elle fut pliée en présence;
Et pour la cacheter après , tot
On fit venir chandelle exprez,
le pense de huict à la liure;
On mit dessus : port, vne liure. 10!
Dans cette lettre l'on voyoit
Que le conseil d'vn mal adroit
Auoit pensé perdre à la Halle
Toute l'authoritè Royalle,
Qu'on taschoit mal heureusement
D'anéantir le Parlement,
Ce que pour rendre plus facillen
On avoit bloqué nostre Ville,
Que Paris embreliquoqué ,
De se treuuer ainsi bloqué,
Auoit besoin de l'assistance
De tout le reste de la France, et
Veu qu'il se confessoit troublé
D'estre non pas comme en vn blé
Mais sans bled pris et sans farine,
Fort proche d'auoir la famine;
Et que s'il ne se repaissoit ,
Tout le Royaume périssoit.

Le soir, à cheual trouppes fortes
Sortirent par diuerses portes
Pour la seureté des Marchands
Qui portoient des viures des champs".

Le Mardy, du costé de Brien

19 janv.

Et que des troupes Polonoises
Faisoient aux marchands mille noises;
Que Paris craignant ces vautours
Demandoit humblement secours
Contre la fureur cardinale,
Dont on a tousiours eu de reste,
Grâces à la bonté céleste
Et les soins de nos Sénateurs

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Sortit auec cauallerie B the
Le généreux prince d'Elbeuf; **
Ce fut de Ianuier le dix neufs
Qu'ayant rencontré quelque bande = 'ti
Des volleurs de nostre viande,
Notamment de cinq cens gorets,
Il prit en main leurs intérests,
Et battant ces oyseaux de proye, fine
Gagna les gorets avec ioye, en die mit eine
Que ces animaux par leurs cristalling
Firent connoistre à tout Paris.

Le Mercredy, le vingt, nous sceusmes
Par deux lettres que nous receusmes,
Que le vaillant comte d'Harcourt
Deuant Rouen demeura court,
Bien qu'aux portes de cette ville
Il iurast comme tous les mille;

20 janv.

Contre le dire des menteurs.

Le mardy, vinrent quelques hommes
Disans qu'au bas païs des pommes
Monsieur de Matignon leuoit
Toutes les troupes qu'il pouuoit
Pour Monseigneur de Longueuille
Et le secours de nostre ville, die
Dont la vertu doit faire peur
Aux artisans de son malheur,

Ce iour, toute la Cour arreste
Que Meliand à sa requeste
Chez les Comptables et Fermiers
Saisira les publics deniers
Qui de toutes parts feront gille
Aux coffres de l'Hostel de Ville,
Et non à ceux des créanciers,
Auec deffence auxdits Fermiers,
Receueurs, autres gens d'affaires,
Comptables et reliquataires,
De payer le moindre teston :
Que la Cour ne le trouue bon.

Cependant que ce Parlement
Ordonna d'vn consentement
Qu'on priroit la Reine Régente
D'estre si bonne et complaisante
De laisser Rouen tel qu'il est
Deffendre seul son intérest;
Et qu'ailleurs dresseroit sa marche
Harcourt, qui vint au Pont de l'Arche
Monté sur un cheual rouen,
Sans auoir entré dans Rouen.

Dès ce iour, pour la Normandie
Terre belliqueuse et hardie,
Le grand Longueuille quitta
Paris qui fort le regretta.
La Cour fit deux arrests ensuitte,
Dont l'vn porte que sur la fuitte ?
De beaucoup de particuliers
Sous des habits de Cordeliers,
Et d'autres personnes sorties
Que Scarron n'auroit trauesties,
On deffend à grands et petits
De prendre plus de faux habits,
Ny de changer leur Seigneurie,
Ne fust ce que par raillerie;
Et parceque les partisans
Fuyoient en habits de paysans,
Les Ieans se faisant nommer Pierres,
Les Pierres, Pauls, si qu'en ces guerres
Souuent nos portiers par ce dol
Prenoient S. Pierre pour S. Paul;
Parceque sous vertes mandilles
Et sous de traîtresses guenilles,

Arrêt de la Cour de Parlement portant défenses à toutes personnes.. . de changer leurs noms, etc. (228).

Qui recéloient maint quart d'escu,
Les Mallotiers monstroient le cu
Sans qu'on le sceust, tant ces naquettes
Sur leur mesure sembloient faites,
Tant pour eux leur mine parloit
Et tant rien ne les décéloit,
Tant auoit de correspondance
Cet estat auec leur naissance,
La Cour dit qu'on traitteroit mal
Les masques de ce Carnaual
Portans momons hors de la ville;
Permis seulement à Virgille
De sortir ainsi trauesty.
Par l'autre Arrest fut consenty"
Qu'on gardast la vielle ordonnances
Pour les soldats; auec défense,
Aux gens de guerre, de voler,
De brusler ou de violer;
Ains se contenter de l'estappe
Sans à leurs hostes donner tappe,
Et que les biens en patiroient
Des chefs qui leurs commanderoient.

Ce iour, les trouppes Polonoises
Qui ne cherchoient qu'à faire noises,
Au bourg de Sèure et de Meudon
(Dieu veuille leur faire pardon !),
Commirent sans les violences
Plus d'vn demi-cent d'insolences ?..

Arrét de la Cour de Parlement portant défenses aux gens de guerre de commettre aucunes violences, etc. [229].

2 Ils pillèrent les sacrés lieux....

Polluèrent plusieurs esglises,

Laissant les Curés sans chemises, · Et qui monstroient leurs nuditez,

A leurs troupeaux espouuantez.

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