Deux abbés d'opéra au siècle dernier: Joseph Pellegrin (1663-1745), François Arnaud (1721-1787)

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Typ. de Delattre-Lenoel, 1889 - 41 ページ
 

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36 ページ - Ce Marmontel si long, si lent, si lourd, Qui ne parle pas, mais qui beugle, Juge la peinture en aveugle , Et la musique comme un sourd. Ce pédant à si sotte mine Et de ridicules bardé, Dit qu'il a le secret des beaux vers de Racine. Jamais secret ne fut si bien gardé.
9 ページ - Pleurez, pleurez, mes yeux, et fondez-vous en eau, La moitié de ma vie a mis l'autre au tombeau, Et m'oblige à venger, après ce coup funeste, Celle que je n'ai plus sur celle qui me reste.
9 ページ - Il dinoit de l'autel et soupoit du théâtre, Le matin catholique et le soir idolâtre. Mais notre saint prélat voulant le détourner Du sacrilège abus de ce partage impie, Lui retrancha l'autel (la moitié de sa vie !) Et parce qu'il soupoit l'empêcha de diner.
19 ページ - Ombre de Pellegrin, sors du fond du Ténare, Pauvre rimeur sifflé si longtemps et si haut, L'Opéra t'a vengé, ta gloire se répare, Le poëte gascon à qui l'on te compare Est au-dessous de toi plus que toi de Quinault.
28 ページ - Quand il s'agit des opéras italiens modernes , il faut en critiquer les abus et les vices; si j'avais à parler des nôtres, j'en déplorerais les défauts. Les Italiens ont passé le but, nous ne l'avons pas encore atteint. Il y a , quant au faire , quant aux procédés , quant à la hardiesse et à la vivacité des figures , entre la...
35 ページ - Dacier, que M. l'abbé Arnaud, surtout quand il était question des beaux-arts, se livrant sans réserve à la sienne, en étalait toutes les richesses et se montrait dans tout son éclat ; on eût dit quelquefois qu'il était inspiré : les idées, les images, les figures, les comparaisons, les métaphores venaient en foule s'offrir à lui, et semblaient s'arranger d'elles-mêmes de la manière la plus propre à faire passer son enthousiasme dans l'âme de ceux qui l'écoutaient ; il avait même...
4 ページ - Ron ! vous dites tous cela, vous autres, et j'ai résolu de ne plus rien prendre sur mon compte ; les musiciens n'auront qu'à inventer ou choisir leur sujet eux-mêmes, en amener les divertissements à leur fantaisie , et en composer la musique , et ils trouveront chez moi des vers tout faits pour le remplissage. J'en ai d'amour , de haine , de dépit , de vengeance , d'infidélité , de constance, pour les dieux, pour les démons , pour les rois, pour les bergers; enfin on trouvera de tout dans...
34 ページ - Voilà un chœur agréable, dit un troisième, mais il est pillé d'un opéra de Golconde. — Attendez, Monsieur, il ya, à la fin du second acte, un des plus beaux airs qu'on ait jamais entendus sur aucun théâtre lyrique, et, dans cet air, l'inflexion la plus pathétique et la plus heureuse que l'art ait encore empruntée à la nature; eh bien, ce même accent, ce même trait se rencontrent dans un air de l'Olympiade, de M.
35 ページ - Planelli i et l'allemand Wieland, puis, quand il ne reste plus un argument à rétorquer, plus une beauté à mettre en lumière, il prend en ces termes congé de ses interlocuteurs: « Adieu, Messieurs, vous m'avez privé d'un grand plaisir. Si l'on donne trente représentations...
31 ページ - Ils me jugèrent avantageusement ; l'abbé Arnaud surtout m'applaudit avec l'enthousiasme du l'homme instruit, qui n'a nul besoin du jugement des autres pour approuver. Ils m'annoncèrent chez les gens de lettres, et je fus peu de jours après invité à un dîner chez le comte de Creutz, alors envoyé de Suède ; j'y exécutai les principales scènes de mon opéra. J'entendis, pour la première fois, parler de mon art avec infiniment d'esprit ; j'en fus frappé, car j'avais remarqué, pendant mon...

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