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Va chercher sur les flots je ne sais quels états.
J'en mourrai: mais ma haine, ingrat! va me survivre;
De mon bûcher sanglant les feux vont te poursuivre:
Spectre vengeur, par-tout j'assiégerai tes yeux;
Que dis-je! si mon sort touche les justes dieux,
J'espère que bientôt, pour prix d'un si grand crime,
Brisé contre un écueil, plongé dans un abîme,
Tu pleureras ma mort, perfide! et de Didon
Ta voix, ta voix parjure invoquera le nom!
Oui, je serai vengée, etc.

PAGE 41, VERS 17.

Et cherchant à calmer sa douleur accablante,
Ses femmes, dans leurs bras, la reçoivent mourante,
Et sur un lit pompeux, au fond de son palais,
La portent, détestant les ingrats qu'elle a faits.

Et sur un lit pompeux, dans l'ombre renfermé,
Déposent de son corps le poids inanimé.

IBID., VERS 26.

Les vaisseaux, qui long-temps ont oublié les ondes,
S'élancent du rivage, et fondant sur les mers,
Leur flanc presse les eaux, et leur mât fend les airs.

PAGE 43, VERS 28.

Déja de leurs vaisseaux ils couronnent la

poupe; Leur voile attend les vents; il part, etc.

PAGE 47, VERS 1. Voilà le dernier soin qu'implore l'amitié; Voilà ce que j'attends, ma sœur, de ta pitié; Qu'il parte après, l'ingrat, qu'il trahisse une amante, Et bientôt mon trépas comblera son attente!

Voilà ce que j'attends, ma sæur, de ta pitié;
Voilà ce que me doit sa fatale amitié;
Je lui paierai le prix d'une faveur si chère,
Et ma mort qu'il desire en sera le salaire.

PAGE 55, VERS 19.
Le chagrin inquiet de nouveau l'aiguillonne;
Tout son sang embrasé dans ses veines bouillonne

PAGE 59, VERS 5.
Il dit, part, et se mêle aux vapeurs de la nuit.
D'Énée, à ce discours, le doux sommeil s'enfuit.

PAGE 63, vers 13. En tout temps, en tous lieux, sers ma triste querelle! Qu'à vos guerres succède une guerre nouvelle ! Que, pour mieux les reprendre, on quitte les drapeaux! Que la paix soit un piége, et la tréve un repos ! Fais-toi de ma vengeance une éternelle étude ! Que la guerre entre vous meure de lassitude! Que l'épuisement seul accorde le pardon, Entre Carthage et Troie, entre Énée et Didon! Que tout næud soit rompu! point d'accord, point de grace! Extirpe en sa racine une odieuse race! Que leur sang satisfasse à mon ombre en courroux! Leur sang, voilà les dons que j'exige de vous ! Contez à vos neveux l'affront de votre reine! Que leur premier serment soit un serment de haine ! Sors de ma cendre, sors, Ô toi qui dois un jour Venger trop tard mes maux, ma gloire et mon amour! Que le peuple latin, etc.

IBID., VERS 25.

Qu'une haine éternelle éternise la guerre!
Que ses derniers

neveux, etc.

-

PAGE 65, vers 14.

Elle dit: trop fidèle à son affreux message,
La nourrice obéit et ne réplique pas.
Elle part; son vieux zéle accélère ses pas.

Didon demeure seule. Alors de son outrage
L'affreux ressouvenir aiguillonnant sa rage...

IBID., VERS 23.

Et déja dans ses traits, sur son front sans couleur, De la mort qui s'avance exprimant la pâleur...

PAGE 67, VERS U. Et mon ombre aux enfers descendra triomphante. J'ai fondé, j'ai vu naître une ville puissante.

IBID., VERS 23.

L'accablante nouvelle est semée en tous lieux.
Soudain de tous côtés partent des cris affreux.

IBID., VERS 27.

Retentissent au loin de clameurs lamentables, De hurlements plaintifs, de cris épouvantables. On diroit que, sur eux fondant de toutes parts, Une armée en fureur a brisé leurs remparts.

PAGE 69, VERS 17.

Avez-vous pu

souffrir

que ce cæur qui vous aime Fút séparé

de
vous, et le fût

par

vous-même? Oui, ma sæur, tu perds tout par ce noir attentat. Et, pour mieux me tromper, ta cruelle prudence...

PAGE 71, VERS 22.

Tranche d'un même coup son malheureux destin.
Sa chaleur l'abandonne, et son ame s'exhale,
Et la mort seule éteint sa passion fatale.

VARIANTES

DU LIVRE CINQUIÈME.

PAGE TIT, VERS 17.

Palinure pålit, et tremblant de terreur:
Dieux!

que

veulent ces vents et cette onde en fureur ?

PAGE 113, VERS 29.
Le lendemain, à peine averti par les feux,
Tous les astres ont fui devant l'astre des cieux.

PAGE 117, VERS 21. Je puis

donc voir encor ton sacré monument! De ma douleur, hélas ! vain dédommagement !

PAGE 119, VERS 25.
Enfin la fête arrive, et la brillante aurore
Ramène un jour serein qui s'empresse d'éclore.

PAGE 123, VERS 17.
Le signal est donné: la troupe impétueuse
Part; leurs cris fendent l'air; l'onde tumultueuse
Sous leurs

coups
cadencés écume à

gros

bouillons; Tous déchirent son sein par de larges sillons.

IBID., VERS 27. Les chefs de leurs coursiers aiguillonnent les coeurs. De douleur et de joie, aux vaincus, aux vainqueurs,

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