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Aber auch an Liedern, in denen die Schattenseiten des Soldatenstandes spielen, fehlt es nicht. So begegnet die fürchterliche marechaussée einem Deserteur:

On lui a demandé:
Où est votre congé?
,,Le congé que j'ai pris,

Il est sous mes souliers ! Immer begegnet uns alsdann in solchen Gedichten eine Geliebte in Thränen:

La belle s'en va trouver son capitaine,

Son colonel et aussi son sergent, natürlich vergeblich. Mehr Glück hat die Geliebte im folgenden Liede, welches ich aus dem Poitou habe:

· Mon cher amant, soldat infortuné,
Par le conseil vient d'être condamné,
C'est par un coup qu'un jour il a porté
Au lieutenant qui l'avait insulté.
J'en deviens folle de tristesse et d'ennui,
Il se désole, et moi je pleure aussi.

Dans la prison si je pouvais entrer,
Mon coeur me dit, je pourrais le sauver;
Rien ne résiste au plaisir de l'amour,
J'espère bien me trouver en ce jour.
Mon pauvre Charles, j'ouvris les verrous,
Rien que je te parle; beau geôlier, laissez-nous.

Nous étions seuls, à mon amant je dis:
Il faut tous deux que nous changions d'habits.
De te sauver j'en préserve l'espoir,
Prends cette robe et ce grand bonnet noir.
Sors au plus vite, un mouchoir sur tes yeux,
Et prends la fuite, je te fais mes adieux.

Le lendemain on vient me réveiller.
L'on me dit: marche, l'on va te fusiller!
Et l'on me mène le long de ces remparts,
Mais quand on vit tous mes cheveux en bas,
C'est une fille, s'écria le soldat,
Elle est gentille, ne la fusillons pas.

Au sergent-major on fit faire le rapport,
On fit suspendre à mon heure de mort.
Le lendemain j'appris que mon amant
D'un grand danger se sauva du régiment.
Brisons nos chaînes, on nous a grâciés,
Mais plus de peine, nous voilà mariés !

Spielt hier schon die Liebe eine grosse Rolle, so will ich mir mit dem folgenden Liede den Uebergang zu der dritten und letzten Gruppe, die ich in Betracht zu ziehen gedenke, zu der nämlich der

Liebeslieder anbahnen. Es heisst:

Dessous le rosier blanc
La belle se promène,
Blanche comme la neige,

Belle comme le jour.
Drei Capitaine kommen vorbeigeritten.

Le plus jeune des trois
La prit par sa main blanche:
Montez, montez, la belle,

Dessus mon cheval blanc.
Sie thut es und so kommt man in dem Gasthause zu Senlis an.
Die Wirthin betrachtet die junge Dame und ruft ihr zu:

Entrez, entrez, la belle,
Entrez sans plus de bruit;
Avec trois capitaines

Vous passerez la nuit. Da begreift die Schöne, dass sie einen leichtsinnigen Schritt gethan hat. Um ihre Ehre zu retten, spielt sie die Todte und die drei Capitaine sind naiv genug, sich täuschen zu lassen. Sie sprechen unter einander:

Quoi? notre mie est morte! und fragen sich, wo sie sie begraben sollen.

Au jardin de son père ! erwiedert der jüngste und in der That, sie legen sie wieder unter den weissen Rosenstock,

Et au bout de trois jours
La belle essuscite !

Ouvrez, ouvrez, mon père,
Ouvrez, sans plus tarder;
Trois jours j'ai fait la morte,
Pour mon honneur garder!

Die Familie sitzt in tiefer Trauer beim Abendbrot; die Tochter wird mit grosser Freude aufgenommen und verheirathete sich späterhin vielleicht noch anständig. Hinsichts des Gedichts ist nur noch zu bemerken, dass ihm der Reim, wie so vielen unserer deutschen Volkslieder, fast ganz fehlt: gleichwol gefällt es durch seinen prächtigen Rhythmus. Auch in dem folgenden Couplet:

La fleur de l'olivier
Que vous avez aimé,
Charmante beauté,
Et vos beaux yeux charmants
Que mon coeur aime tant,

Les faudra-t-il quitter? würden die französischen Akademiker hinsichts des Reims viel auszusetzen haben; dennoch ist es reizend. Aehnlichen Inhalts ist das folgende, im ganzen Siiden verbreitete Madrigal, dessen Ursprung Einige bis zum 13. Jahrhundert zurückverlegen wollen:

Las rosas muscadetas
Ni las flous del bouyssou
N'an pas de tas poupetas
L'audour ni la blancou.
Urouza la maneta
Qu'obtendra la favou
De levar l’espilleta
Que las ten en prizou.

[Les petites roses musquées
Et les, fleurs des buissons
N'ont de tes tetons
Ni l'odeur ni la blancheur.
Heureuse la petite main
Qui obtiendra la faveur
De lever la petite épingle

Qui les tient en prison.] Doch kehren wir zur Sprache des Nordens zurück. Gewiss aus der Zeit der Regentschaft stammt folgende Ballade, reich an Assonanzen und eine treue Sittenschilderung jener Epoche.

La belle était assise
Près du ruisseau coulant,
Et dans l'eau qui frétille
Baignait ses beaux pieds blancs.
Allons, m'amie, légèrement,

Légèrement, légèrement.
Ein junger seigneur hat nämlich eine hübsche Bäuerin verführt,
sie scherzen beide am Ufer des Flusses über das Resultat ihrer
Liebe. Er frägt:

En ferons-nous un prêtre,

Ou bien, un président?
Die Schöne antwortet:

Nous n'en ferons un prêtre,
Non plus un président.

Nous lui mettrons la hotte
Et trois oignons dedans.
Il s'en ira criant:
„Qui veut mes oignons blancs“?
Allons, m'amie, légèrement,

Légèrement, légèrement.
Den ganzen Leichtsinn jener Zeit athmet auch folgendes Gedicht:

Après ma journée faite
Je m'en fus promener.
En mon chemin rencontre
Une fille à mon gré.
Je la pris par sa main blanche,
Dans les bois je l'ai menée.

Quand elle fut dans les bois,
Elle se mit à pleurer.
„Ah, qu'avez-vous, la belle,
Qu'avez-vous à pleurer"?
„Je pleure mon innocence,
Que vous me l'allez ôter !

„Ne pleurez pas tant, ma belle,
Je vous la laisserai“!
Je la pris pat sa main blanche,
Dans les champs je l'ai menée.

Quant elle fut dans les champs,
Elle se mit à chanter.

„Ah, qu'avez-vous, la belle,
Qu'avez-vous à chanter ?
„Je chante votre bêtise
De me laisser aller:
Quand on tenait la poule,

Il fallait la plumer“! -Oft dagegen haben solche Liebeslieder auch einen finstern Hintergrund. Was ahnt man nicht Alles aus dem folgenden couplet, welches das plötzliche Zusammentreffen zweier Jäger beschreibt:

„J'ai tant tué de petits lapins blancs
Que mes souliers sont pleins de sang“.

T'en as menti, faux traître,
Je te ferai connaître,
Je vois, je vois à tes pâles couleurs,

Que tu viens de tuer ma soeur". Dass man unter diesen Liebesliedern aber auch sehr mittelmässige findet, möge das folgende aus dem Poitou bezeugen:

Arthur n'avait pas de richesse,
Il était un simple batelier,
Mais au château de sa maîtresse
Il fut nommé pour être écuyer.

Arthur était rempli de charme,
Quand il tenait ce qu'il aimait.
Mais une nommée ,,Chant-allégresse"
A découvert les faits secrets.

La mère de Lucie en colère,
Elle fit chasser Arthur de sa maison,
Elle fit renfermer sa Lucie
Dans la plus haute tour du donjon.

Le jour commençait à paraître,
Les nuages à s'éclaircir;

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