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Compellare virum, et dextrae conjungere dextram :
Accessi, et cupidus Phenei sub mœnia duxi.
Ille mihiinsignem pharetram Lyciasque sagittas,
Discedens, chlamydemque auro dedit intertextam,
Frenaque bina meus quæ nunc habet aurea Pallas.
Ergo et quam petitisjuncta est mihi fœdere dextra :
Et, lux quum primùm terris se crastina reddet,
Auxilio laetos dimittam, opibusque juvabo.
Interea sacra haec, quando huc venislis amici,
Annua, qua differre nefas, celebrate faventes

Nobiscuin, etjam nunc sociorum assuescite mensis. )

» J'admirois les Troyens, j'admirois ce grand roi ; » Mais Anchise parut , tcut s'éclipsa pour moi. » Amôureux de l'honneur, plein de la noble flamme » Qu'à l'aspect d'un grandhomme éprouve unejeune ame, » Je brûlois d'approcher, d'embrasser ce guerrier. » Heureux s'il visitoit mon toit hospitalier ! » Sa noble complaisance honoroit mon jeune âge. » En partant, ce héros, pour prix de mon hommage, » Me combla de présens. C'est à lui que je dois » Ces flèches de Lycie, et ce brillant carquois, » Destissus d'or, deux freins d'une égale richesse, » Qu'à mon jeune Pallas a cédés ma vieillesse. » Le fils de ce héros est déjà mon ami, » Et qui l'ose attaquer devient mon ennemi ; » Comptez sur mes sermens : demain je vous renvoie » Avec tous les secours dûs au héros de Troie. » Cependant, puisqu'ici nous devons célébrer » Des fètes que sans crime on ne peut différer, » Venez, et partagez la pompe solennelle » Que pour Hercule ici ce grand jour renouvelle. » Confions à ce dieu nos communs intérêts, » Et de vos alliés essayez les banquets. »

Haec ubi dicta, dapes jubet et sublata reponi Pocula, gramineoque viros locat ipse sedili ; Praecipuumque toro et villosi pelle leonis Accipit Enean, solioque invitat acerno. Tum lecti juvenes certatim ara que sacerdos Viscera tosta ferunt taurorum, onerantque canistris Dona laborata cereris, bacchumque ministrant. Vescitur AEneas, simul et Trojanajuventus, Perpetui tergo bovis et lustralibus extis. Postquam exempta fames, et amor compressus edend | Rex Evandrus ait : Non hac solemnia nobis, Has ex more dapes, hanc tanti numinis aram, Vana superstitio veterumque ignara deorum Imposuit : sa vis, hospes Trojane, periclis | Servatifacimus, meritosque novamus honores. Jam primùm saxis suspensam hanc adspice rupem; Disjecta procul ut moles, desertaque montis

Stat domus, et scopuli ingentem traxere ruinam.

Il dit : les vins, les mels sont remis sur la table ; · Lui-même il place Énée en un trône d'érable Que recouvre la peau d'un énorme lion ; Un lit d'herbe reçoit le héros d'Ilion : Le pontife, suivi du choix de la jeunesse, Sert le festin sacré. D'une sainte allégresse Tous les cœurs sont remplis : on charge les buffets Des trésors de Bacchus, des présens de Cérès ; La victime, ses chairs, ses entrailles sacrées, Sur une table immense à leur faim sont livrées. Le besoin satisfait, le monarque au héros Adresse la parole, et lui parle en ces mots : " Ce n'est pas vainement, prince, que notre zèle » Célèbre avec éclat cette pompe annuelle : * L'oubli des dieux anciens, de crédules erreurs, » N'ont pointdicténos vœux; leur source est dansnoscœurs. » Sauvés d'un grand danger, notre reconnoissance » D'un dieu libérateur honore la puissance. * Voyez-vous dans les airs ces rochers suspendus, * Ces éclats, ces débris au hasard répandus, " De ce mont entr'ouvert l'horreur désordonnée, " El de son antre affreux la voûte abandonnée ?

Ilic spelunca fuit, vasto submota recessu,
Semihominis Caci facies quam dira tenebat,
Solis inaccessan radis; semperque recenti
Ca de tepebat humus; foribusque affixa superbis
Ora virûm tristi pendebant pallida tabo.
Huic monstro Vulcanus erat pater : illius atros
Ore vomens ignes, magnâ se mole ferebat.
Attuiit et nobis aliquando optantibus a tas
Auxilium adventumque dei : nam maximus ultor,
Tergemini nece Geryona spoliisque superbus,
Alcides aderat, taurosque hac victoragebat
Ingentes; vallemque boves'amnemque tenebant.
At furis Caci mens effera, ne quid inausum
Autintractatum scelerisve dolive fuisset,
Quatuor a slabulis præstanti corpore tauros
Avertit, totidem formâ superante juvencas;
Atque hos, ne qua forent pedibus vestigia reclis,

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