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Chez J. F. Quillau, 1756
 

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65 ページ - Oui , fuyez moi , fonges de ma jeuneffe ; fuyez , images d'une félicité vainement efpérée ; vous ne pourriez qu'augmenter mes malheurs. Un efpoir plus certain commence à calmer mes troubles. Mon ame épuifée de l'excès de fes maux , entrevoit fa délivrance avec une agréable horreur. Elle erre déja dans les régions fortunées du repos. Je vois la mort approcher.
56 ページ - ... tenir devant ces appas, qui ne cherchoient point à plaire. Son cœur déchiré de tendrefle & de pitié, laifla voir fon' émotion. Sérène découvrit dans fes yeux , qui fe déroboient modeftement , un aveu qui n'allarma point fa vertu fublime, parce qu'il ne renfermoit pas de coupables défirs. Elle fut à fon tour fenfible & touchée de la compaffion qu'elle faifoit naître ; mais cet intérêt ne fut pas apperçu. Arifte 'Arifte la quitta bien-tôt •> pour affranchir fa douleur de la...
59 ページ - ... fon fang pour la patrie , & qui brulant d'expirer avec lui , tombe dans les mains du vainqueur qui l'enchaine , ni l'amant dont l'époufe chérie vient d'être frappée de la foudre entre fes bras, & réduite en cendres à fes pieds , ne fentent pas une douleur égale à la mienne. Ah , Séréne, fi tu verfois une feule larme pour moi , pour ce malheureux qui t'aimeroit ( fi le Ciel l'eût permis ) d'un amour fi pur & fi facré : banni de ton afpect, privé de tes regards , je fupporterois mes...
67 ページ - Il va dans un défert conforme à fa douleur , nourrir fans ceffe le fouvenir de celle qu'il ne lui eft permis d'aimer , que depuis qu'il ne peut en jouir. C'eft - là que fes jours coulent plus tranquilles dans l'étude & la pratique de la fageffe.
58 ページ - ... en toi , j'aurois trop de remords. Je te pleurerai donc éternellement, je t'aimerai, je remplirai les déferts de mes plaintes & de ton nom. Mais où s'égare mon cœur défefpéré ? Mon amour peut-il foulager la malheureufe Seréne ? Hélas ! Toutes mes larmes & mes tour.mens ne feroient peut-être qu'aigrir l'amertume de fa deftinée.
65 ページ - Ciel m'eft témoin combien votre pitié me touche, combien , pour vous rendre heureux , je défirerois de fouffrir , s'il étoit poffible , encore plus que je ne foufFre. Devoirs facrés qui me liez, vous n'êtes point contraires à des vœux fi épurés ! Ne méritoit-il pas un fort moins affreux ? . . .Jamais fa bouche at-elle dévoilé le martyre de fon cœur ? Jamais fes yeux ontils...
190 ページ - Lébanon , qui dans la cinquante - feptiéme année de fa retraite i laifla cette inftruction au genre humain. J'étois autrefois ce que vous êtes à préfent , un voyageur fur la terre , un contemplateur des aftres. Je trafiquai, & j'amaflai de grands biens ; j'aimai , & je jouis de toutes les faveurs de l'amour ; je portai la robe d'honneur , & j'entendis la mufîque de la flatterie.
192 ページ - ... une pefanteur infenfible engourdit tous mes fens , j'inclinai la tête fur le gazon , & je tombai dans les bras du fommeil. Il me fembloit entendre le bruit du vol des aigles , & je crus voir un être plus qu'humain. Où allez vous., Salah, me dir-il d'un air & d'un ton qui m'infpira la confiance.
190 ページ - La fagefte eft le fruit de la réflèxion ; on ne l'acquiert point fans effort, & quiconque ne voit jamais les rayons du Soleil levant, mourra fans avoir entendu parler de lui. Fils de la perfévérance , lis & fois fage : c'eft Salah qui te parle ; c'eft l'Hermite du Lébanon , qui dans la cinquante - feptiéme année de fa retraite i laifla cette inftruction au genre humain.
65 ページ - Généreux ami , qui reffemblez fi fort à celui que mon imagination me deftinoit •> appaifez vos tourmens. Le Ciel m'eft témoin combien votre pitié me touche ; combien pour vous rendre dre heureux je défirerois de fouffrir , s'il étoit poflîble, encore plus que je fouffre.

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