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l’Arsenal, en un volume petit in-folio de 568 pages (Histoire, n° 822), qui est indiqué dans Hænel, page 378. Il porte connue titre : Relation de ce qui c’est ' asse’ en l’établissement de l’Acade’mie Royale peinture et de sculpture. Un de ses possesseurs a écrit sur un des feuillets de garde : « Je crois cette relation exacte et vraye dans ses » circonstances. Mais elle est favorable aux préten» tio us qu’a l’Académie et Communauté des peintres » de Saint-Lue , qui soutiennent que l’Académie » Royalea été tirée de leur corps et n’a pointanéanti » leur académie. » Il est impossible d’etre plus sot: car, si l‘existence ancienne de la maîtrise est un faitque ne ouvoitpnier l’historien de l’Académie de peinture, est impossible d’être moins favorable que luià la maîtrise1 ainsi qu’on a pu voir. Le c0iste s’est nommé dans ces lignes écrites à la fin äu manuscrit: « Copié par Antoine Sauvageot en 1738. » Nous ne pouvons pas lui faire grands compliments : car, outre bien d’autres bévues , il écrit toujours Mollet le nom du chancelier Molé, et, quand son original avoit C.”” en abréoé pour chancelier, il met C. Lier sans avoir l’air e com— prendre l’abréviation. La rédaction, ui est la même dans son ensemble, est seulement eauc0up lus courte; elle ne va même pas jusqu’à la fin äu manuscrit, dont les pages 154 à 168 sont 00— cupées par quelques additions, l‘état des dé enses de l’Académie, quelques passages extraits es registres, une note sur les différentes subVenti0ns accordées à l‘Académic, et une lettre du duc d’Antin à Coypel du 6 septembre 1 7 15. Rien ne pourroit servir à lever l‘anonyme de rcette relation, car nulle «part il n’y est dit ne son auteur fit partie de l’Académie; mais il«n est pas difficile de faire voir qu’elle est la première pensée de Testelin. Si le commencement est différent de son ouvrage définitif, les douze pages‘sur les arts en général, par lesquelles elle s’ouvre, se retrouvent en substance dans la préface des Sentiments. L’ordre des faits est le même; on y re— trouve même énormément de formes et de frag— ments de phrases semblables; quelques unes des erreurs de Testelin s‘y retrouvent; _ainsi celle' à propos de la nomination des premiers professeurs, pour laquelle « on s’assembla au logis de M. de eaubrun, le_.. jour de février 1648. » La fin suffiroit seule à constater l’identité. Voici comment elle s‘exprime :

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« Ainsi fut terminé l’établissement de l’Acadé— mie Royale de peinture et de sculpture, sous le règne et par l’autorité du plus glorieux et du plus magnifi ne des rois, Lou1s' quatorze, sous la rotection u plus illustre ministre qui ait été en France, par les soins et les bontés duquel l’Aca— démie n‘a pas seulement été affermie solidement, mais elle a fait de si grands progrès ne la posté— rité en doit être reconnoissante. En n, cet établissement fut fait en*faveur et à la considération du plus habile eintre qui ait 'amais été en France, doué universellement des plus belles parties de cette profession, et qui l’a élevée au plus haut point d’honneur où elle puisse monter. »

La fin est ici bien plus longue; mais l’analogie est frappante, et celle-ci est évidemment le thème de l’autre, dans laquelle on retrouvera en déve

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loppements, et dans le même ordre, toutes les idées dont la remière avoit la suite et le germe.

J’ai t que les différences, bien entendu dans ce que contient le manuscrit de l’Arsenal, plus court que l‘autre, sont insensibles; je les ai rele— vées dans les notes. Les additions ne le sont pas davantage. Je citerai cependant deux passages : le premier p. 96), parce qu’il complète notre histoire (voir a la page 4 du second volume) : «Car » il (le chancelier) fit présent de cette somme à la » compagnie, au moyen de quoy elle transigea du » consentement deS. M. avec M. Sarrazin ; entrant » en possession aussitôt, après s’être déchargée de » ses loyers en payant seule toutes les dettes qu’elle » avoit en commun avec les maîtres, par une con» tribution que chacun fit, etmême remboursa M. » Vignon de quelques deniers qu’il avoit ayés par » la sur rise des maîtres contre la résoliüion de » l’Académie »; le second, parce qu’il se rapporte à la fameuse lettre : Le cœur de l’Acade’mie aux douze anciens d'iceIle, que nous avons dit ne pas venir d’un autre que de Testeliu le cadet: « (les .» choses étant considérées par un des académiciens » ui fréquentoit assiduement les assemblées, sans » s émanciper de parler, parce qu’outre que son » naturel le portoit àcette retenue , il craignoit de » n’être pas favorablementécouté ; il résolut de faire » par écrit une remontrance. » On peut voir dans la notice sur la aletie d'Apollon, par notre ami M. de Chennevieres (4851 , in-l‘2 , p. 22—4) un long passage que nous avons extrait de la leçon de l’Arsenal, préférant le tirer du manuscrit que nous ne devions pas publier, et permettre de le comparer avec celui qu’on trouve ici (Il, 32-6). C’est aussi

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du manuscrit de l’Arsenal que nous avons extrait ourlesArchives de l’artfrançois (l, 267) le billet

de Mignard et Du Fresno à Le Brun, qui se re

trouve ici 103) avec la même mention de la

liasse, cotée B.

Il nous reste encore à parler des tables , des notes et de l’appendice qui accompagnent notre édition. La première table, qui, comme on peut le voir, est une analyse par paragraphes de l’ouvrage et dans le même ordre, n’existe pas dans le manuscrit sous cette forme; elle se trouve en martre de cha ne page et en face du passage qu’elle re— sume ;(le format de cette collection ne nous ayant pas permis de conserver ces manchettes , nous avons cru, surtout à cause de la suite donnée par l‘auteur à ses phrases, qu’il étoit utile de les mettre à la fin sous la forme d‘une table , ui résume le livre de la façon la plus complète. L auteur tenoit, du reste, à ce que rien de son livre ne fût perdu , car la table alphabétique est faite avec un soin et un détail incroyables. C‘est le livre repris à chaque instant, dans tous les sens, et repassant incessamment sous les eux. Chaque fait est placé sous le nom de tous lès rsonnages qui ont concouru, sous toutes les.c oses avec lesque es il a un rapport, et tout cela est souvent rangé sous des mots abstraits qu’on ne pense guère à chercher. Le livre eût manqué de table, et nous eussions en à en faire une, qu‘elle eût. été toute différente et se fût bornée aux noms et aux faits avec le renvoi des pages. Mais, outre que, dans son excès même, celle:ch est excellente, elle a bien le caractère de son temps, et nous n’avons pas cru, quelque espace

u’elle dût occuper, pouvoir ne pas donner ce qui etoit dans le manuscrit, et y laisser une artie qu’on eût eu raison de nous reprocher d avoir omise. Testelin eût certainement imprimé son livre avec ses deux tables; nous n’avons pas dû faire autrement. Nous remarquerons seulement

u’il y a, dans celle des matières, des remarques, des rectifications postérieures, qui prouvent lpar là même ne la table n’est pas l’ouvrage de M. ulst, de qui doivent être ces parties nouvelles, trop évidentes pour qu‘il soit esoin de les signaler en détail. '

Quant aux notes, elles se bornent aux rectifications et aux additions de M. Hulst transcrites sur les marges du manuscrit, et aux quelques dates et détails nouveaux ne nous avons trouvés soit dans le texte, soit surfles marges du manuscrit de l'Arsenal. Nous n’avons pas voulu nous donner le facile mérite d‘écrire aucune note sur les peintres qui y figurent, arce que c’estl’histoire du corps, et nullement cel e de ses membres. On pourra vorr les dates et les faits de la biographie des académiciens cités dans la liste donnée par M. Dus— sieux aux Archives de l’art rançois ,‘ et surtout dans les inestimables notices médites de l’historiographe de l’Académie , Guillet de Saint—Georges, qui vont bientôt paroître avec des notices d‘aca

émiciens postérieurs , aussi écrites par des membres de l’Académie. Des notes sur les personnages mêlés à l’histoire de l‘Académie nous eussent aussr menés trop loin; nous renverrons pour M. de Char— mois, le président Tambonneau, M. Bonneau,

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