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S' nier fait en 1668 En 4673 il exposa au Pa ais—Royal; mais il paroît ne pas» avoir été au delà de l’honnête et du médiocre, et être, comme peintre, resté bien au dessous de la réputation de son frère. Comme écrivain, il a eu une meilleure fortune, et son livre des Sentiments des plus fa-—. meus: peintres sur IaPratiquede la peinture et de la seul turc est bien connu des amateurs, our lesque s il a l’intérêt d’être un livre àla fois curieux et assez rare (2).

par lui le 7 janvier 1668, d'après un travail encore inédit sur les morceaux de réception,» qui doit paroitre dans les Archives de l’art fraupat’a.

(I) P. 165-6. 29-51, 52-5. L‘un des deux portraits de Louis XIV, celui dont il est question ici, 1, 59., et dans Guérin, p. 165, est à Versailles, dans les salles du rez-de— chaussée de l’aile du nord. Il est signé H. TESTELIN FE. :648. Le jeune roi est assis sur son trône, tient son sceptre de la main gauche, et de la droite une couronne de lauriers. Au pied du trône sont les attributs de la peinture et de la sculpture. Dimensions actuelles, haut. 2,050; larg. 1,520. il doit avoir été diminué, puisque Guérin lui donne dix pieds de hauteur. — L’inventaire des tableaux du roy fait par Bailly en 1709 ne contient aucun tableau de Teslelin. '

(a) La première édition parut en :680, in—i’olio ; outre les tables de préceptes gravées en tableaux et les planches — on peut voirle détail de celles-ci dans le Peintregraueur français de M. Robert Dumesnil, lV, 105-7-l8 texte étoit aussi entièrement gravé. M. Goddé en avoit un exemplaire (n° 978 de son catalogue). Il a été rare dès l’origine , car M. de Martonne possède une transcrip— tion, avec cette date de 1680, du texte, et une copie à tu plume des planches et des tableaux, dans un volumein—folio de copies d’ouvrages sur la peinture recueillis pour un des Coypel; elle Occupe les pages 219 a 952. — La seconde est intitulée : Sentiments des plus habille peintres sur la pratique de la peinture et sculpture, mis en tables

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Si dune , de tous ceux parmi lesquels seuls ou peut choisir, Testelin est le seul qui ait écrit , c‘est une première raison de le cronre auteur de l‘ouvrage analogue qui nous occupe. Le livre cer— tain seroit (même définitif ou lui attribuer l’au— tre , s’il s‘agissoit d‘un véntable écrivain. Mais il n‘y a pas lieu de rien tirer ici de la comparaison de la forme et du style. Bien que tous deux soient écrits avec le même soin , avec la même recherche de la phrase pondérée , ils n’ont rien qui les fasse assez sortir de la langue courante des gens instruits du dix-septième siècle_ pour que deux ersonnes n'en puissent être les auteurs : il n’y a ni beau— tés m bizarreries qui puissent emporter avec elles la certitude d'une commune origine, et par là ce livre des Sentiments n‘apporte pas à notre démon— stration de preuve positive , si ce n‘est l’assurance déjà très importante que Henry Testelin a écrit. Mais sa qualité de secrétaire pendant un aussi long temps est, en se joignant à cette première, une lus forte raison : car qui est mieux à même d’é— crire l’histoire d’un co 3 que celui qui a cette char e, propose et suit es affaires, constate les décisxons et tient les registres. S’il est d‘ailleurs un écrivain , et que le désir lui prenne de rédiger cette histoire, personne, mieux que lui, ne se souviendra des faits , et ne saura mieux les retrouver. D’ailleurs , le travail que nous publions ne fût—

de préceptes avec plusieurs discours académiques ou con— férences tenues en l’Académie royale desdits Arts en présence de monsieur Colbert, conseiller du roi..... protecteur de ladite Académie, assemblée généralement en des 'ours solennels pour la distribution du prix royal, par

enry Testelin , peintre du roi, professeur et secrétaire en ladite Académie. A Paris, chez la veuve Mabre Cramoisy. ,M.DC.XCVI. In-folio de 40 ages avec les tableaux gravés et les feuilles de planches. 8u voit que la publica— tion est de l‘année qui suivit sa mort; elle lut sans'doute l’œuvre des amis restés fidèles à son exil. Nous remarquo— rons les dates de la lecture des tableaux, soumis la PA— cadémie en 1670, en 1671, le 16 février 1675, les 2 octobre et 5 novembre 1678, le 4 février 1679; la seule planche datée porte la date de 1681. — La troisième édi— tion, beaucoup moins rare, n‘est guère plus connue pour cela. Elle parut en 1770 . dans le pays même où l’auteur étoit allé mourir, a la suite d’une édition in—m du poème de Le Mierre faite par le libraire Magerus. Les Sentiments, annoncés dans la préface (p. rxtu-nv), forment, à la fin du volume, 158 pages, paginées a part; les tableaux y sont imprimés et pliés, mais les planches n’ont pas été reproduites.

il pas de Henry Testelin , il seroit toujours certain qu’il auroit composé un pareil ouvrage : car Figaniol de la Force, insérant au commencement de _sa Description de Paris une courte , mais substantielle histoire de l’Académie âéd. de 1765 , 1, 208-63 [1]), commence par éclarer qu’il tient de Testelin tout ce qu’on trouvera dans son livre : « Ce que j‘en dirai est d'autant plus sûr ue je le » tiens de feu. Testelin le cadet, qui en ut le se— » crétaire dès son établissement 208). » Si

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(3) Je cite cette édition comme la plus commune, quoiqu‘elle n’ait pas été. soignée ar l‘auteur lui—même, mais par La Font de Saint—Yenne Ëvoir la préface) ; mais

cette histoire de l‘Académie existe dans les éditions précédentes de 1742 (p. afin-5:6) et de 1756. Auparavant, l’histoire de Paris formoit, en 17 :8, le premier volume de la Dancfiption de la France, et depuis une, deux volumes publiés a part, et, dans cette dimension réduite , cette portion n'y figuroit pas.

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donc l’on trouve dans Piganiol un véritable t‘é— sumé de l’ouvrage anonyme , sans additions , sans détails nouveaux , sans différences ., sans contradictions surtout , et même un de frappantes anae logies, il deviendra très probable que notre ou— vrage est de T estelin. C’est ce qu’il est, croyons-— nous , facile de démontrer.

Et d’abord Piganiol, quoi ne mort en 1753 (t), cinquante—huit ans après estelin , ne va pas plus loin que nos mémoires; sauf, p. 247, une

hrase sur la sortie de l‘Académie du Palais—

oya] , le 2 février 1692 , pour aller au Louvre , ' c’est seulement à la page 259 qu’il les dépasse, et les cin dernières pages ne sont consacrées qu'à des in cations sur les secrétaires postérieurs , les historiogra hes , et surtout sur la nature des divers ofiices de l’ cadémie. En réalité, Piganiol s’arrête avec nos mémoires.

De plus, tous les détails qu’il donneysont contenus. J’ai comparé les deux récits avec le plus grand soin, et je n’ai trouvé que des addiqu

urement insignifiantes , comme un nom quel ueois, ou une date. Ainsi Piganiol indi ue la te du 4 février 1649, au lieu du 9 ici inäqué 209 -—‘l, 49 [a] ); Bellocq, au lieu de Bellot (3) E216

‘ (1) Je tire cette date , comme plus loin celle de sa naissance, de la préface de l‘édition citée dans la note pré— cédente.

(a) La première indication est celle de la page de Piganiol; la seconde renvoie aux pages de cette publi— cation. .

(3) Seroit—ce Bellot de Monthéliard, dont le Louvre possède une place antique avec des monuments, traités dans le goût de Patel, signée et datée de 16611

—* I , 36); le détail que M. de Charm0is non' seu— lement assistait très régulièrement aux conféren—* ces , mais y dessin0it avec assiduité (220 '— I , 47); le détail différent que Testelin le cadet donna le portrait du roi qu’il copia d’après un de Beau— brun, qui avoit peint ce prince a l’âge de dix ans (221 —I , 5g) ; le mois de mars pour celui où se fit la re'onction de la maîtrise avec l’Académie, et la rue des Déchargeurs comme celle où se trouvoit la maison dite de 'Sainte-Catherine (231 — I, 140); en cas d’absence, au lieu de en cas de droit (234—1, 180); deux mille livres, au lieu de mille (236—! , 166, 1 85); Le Cerf(1), au lieu de Le Clerc, pour lenom du commissaire employé par l’Académie (239 -—I , 190); le premier juillet our le jour de la prise de possession du logement de Sarrasin (240 — Il , 7); le, terme de sept mois comme celui pendant lequel on resta dans ce logement (240 — II, 6 à 11); laqualité de M. Du Metz d’intendant et arde des meubles de la couronne (24g—II, 79 ;lafréquence des réunions des élèves révoltés dans l’enclos franc de SaintDenis de la Chastre , où ils s’assembloient tous les 'ours (250—11, 8 1); enfin , à pro os de l’assem— lée particulière dont il est parle ici (H, 95), Piganiol (252) ajoute , avec la date du 13 janvier 1663, donnée aussi par le ms. de l’Arsenal, que « 'l’Académie fit divers règlements particuliers tou— » chant la discipline ' que les étudiants doivent » observer dans l’école, et cet ordre est le même

(1) Ce nom se retrouve dans le ms de l’Arsenal , dont il sera question plus loin. 0

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