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LETTRES DE LANGUET DE GERGY, procureur général au Par

lement de Bourgogne, au chancelier Seguier. Publiées pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale, par H. CHEVREUL. Paris, J. Martin, 1880, pet. in-8, papier vergé, titre rouge et noir. Tiré à petit nombre."

6 >> PIÈCES EN PATOIS BOURGUIGNON extraites des journaux pu

bliés à Dijon de 1801 à ce jour, et dont il n'a pas été fait de tirage à part. Précédées d'ụn Evartissemen par SILDMAN. Paris, J. Martin, 1880, petit in-8 de 240 p., papier vergé de Hollande.

6 » BARON GROS (Histoire de la vie et de la mort du), le grand peintre,

rédigée sur de nouveaux documents et d'après des souvenirs inédits, par J. TRIPIER LE FRANC. Paris, J. Martin, 1880, fort vol. gr. in-8 de 706 p. Orné de six portraits de Gros, de ses armoiries, de son tombeau et d'un fac-similé de son écriture.

25 » - LE MÊME, sur papier vergé.

40 » LETTRES DE PRUD'HON. Lettres inédites du peintre Pierre-Paul

PRUD'HON, publiées par Ph. Milsand, Paris, J. Martin, 1879, br. in-8, papier vergé, titre rouge et noir. (Tiré à 100 exemplaires.) 1 50 - LE MÊME, sur papier Whatman.

3 » CHANSONNIER HISTORIQUE. Recueil Clairumbault-Maurepas.

Chansonnier historique du xviie siècle, publié avec introduction, commentaire, notes et index, par E. RAUNIÉ. Paris, 1880, 4 vol. pet. in-8°, papier vergé, titre rouge et noir. Portraits gravés à l'eau-forte par Rousselle.

40 >> ÉTYMOLOGIE DES NOMS D'HOMME. Dictionnaire des noms,

contenant la recherche étymologique de vingt mille deux cents noms, relevés sur les Annuaires de Paris, par LOREDAN LARCHEY. Paris,

1880, in-12 de xxiv et 512 pages sur deux colonnes. HISTOIRE DE LORRAINE, par A. Digot. Seconde édition. Nancy, 1880, 6 vol. in-8. Portrait et cartes.

45 W Ouvrage termine. — Le VI volume est terminé par une table analytique des matières contenues duns l'ouvrage. THÉATRE RÉCRÉATIF, par Jules Chassain. Paris, J. Martin, 1880, in-12.

2 0 Le Spleen. — Un Mariage de dépit. – La Voyageomanie. — Un pressentiment. — Une Chambre à trois lits. ANTIQUITÉS DE NOYON, ou Etude historique et géographique,

archéologique et philologique, des documents que fournit cette ville à l'histoire des cilés gallo-romaines et féodales de France, par MOET DE LA FORTE-Maison. 1845, in-8, br. Onze planches représentant les plans, vues et antiquités de la ville.

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« Il serait difficile, — dit Gabriel Peignot, - de rencontrer un savant qui eût autant d'érudition, autant d'esprit et de connaissances... Malgré ses torts, on ne peut lui refuser du génie, des talents et une vaste érudition. » L'abbé Jean-Joseph Rive naquit à Apt le 19 mai 1730. Jeune encore, il professait la philosophie et la physique au séminaire d'Avignon et devint curé de Mollèges, près d'Arles, en 1764. Chaudon fut un de ses élèves,

Amené à Paris vers 1767, il eut la bonne fortune d'être distingué par le duc de La Vallière pour diriger så bibliothèque. La société de cet illustre bibliophile comptait des érudits dans tous les genres; ils discutaient souvent des points douteux et obscurs de la science littéraire. Quand la question agitée ne trouvait pas une solution satisfaisante, le duc de La Vallière leur disait : Je vais vous lâcher mon dogue, et l'abbé Rive arrivait avec sa mémoire bourrée des plus savantes choses, s'emparait du sujet et les contredisait tous.

Sa vivacité dans la discussion lui suscita beaucoup d'ennemis. Le duc de La Vallière mourut en 1780. Sa fille unique, madame la duchesse de Châtillon, confia la rédaction du catalogue des richesses bibliographiques dont elle fut la seule héritière à deux hommes de mérite, Guillaume de Bure et Van Praët. Cette préférence irrita singulièrement notre abbé; il

s'en vengea par des injures virulentes, répandues dans des pamphlets sans nombre qui obtinrent un médiocre succès auprès des savants.

Une circonstance heureuse vint l'enlever d'un milieu qui le rejetait à cause de sa petulance. M. le Marquis de Méjanes avait légué sa belle collection de livres à la Provence, à la condition que la bibliothèque serait ouverte au public dans la ville d'Aix. Il fallait à la tête de cet établissement un bibliothécaire instruit : l'abbé Rive, le redoutable Ajax flagellant de la gent bibliographique, comme l'appelle Dibdin, — fut choisi pour l'arrangement et la conservation de ce dépôt.

La réalisation du legs souleva des difficultés qui empêchèrent pendant longtemps l'abbé Rive d'être installé dans ses fonctions. Il intervint dans les débats qui s'agitaient à l'assemblée des Etats de Provence pour résoudre les conditions du don, et déjà il était aux prises avec le pays tout entier. Il répliqua a plusieurs mémoires lança ses fameuses lettres noires, purpuracées et violettes contre les administrateurs, et enfin sa Chasse aux bibliographes et aux antiquaires contre tous ses adversaires de Paris et de la Provence.

Ces pamphlets le rendirent odieux : on appréciait son talent universel dans la science des livres, mais on dédaigna l'homme et on fit bon marché de ses connaissances. L'oubli s'est fait autour de son nom dans le pays même où il mit au jour ses nombreuses publications. C'est là un trait bien caractéristique : où le dédain commence, la postérité finit. .

La Révolution vint troubler ses idées philosophiques et politiques. Son cerveau lança des éclairs plus dangereux encore que la foudre. Il entraîna la jeunesse à ses passions déréglées et devint le chef de la démagogie en Provence. Camille Desmoulins, son ami, ne trahissait pas la vérité quand il disait de lui « qu'il devint tribun du peuple à Aix, prouvant que la science est bonne à tout..., dictant des arrêts et, comme Jupiter fait trembler l'Olympe quand il fronce le sourcil, faisant trembler les aristocrates quand il soulève la tête, et, à vingt lieues a la ronde, plus craint lui seul qu'un comité de recherches. »

L'abbé Rive mourut à Marseille le 20 octobre 1791. Sa bibliothèque y fut vendue; elle avait été mise en ordre par le De Achard, qui publia le Catalogue de la bibliothèque des livres de feu l'abbé Rive, acquise par les citoyens Chauffard et Colomby. Marseille, Rochebrun et Mazet, 1793, in-8, XVI-159, 128, et 64 p. Ses manuscrits furent dispersés en diverses mains. Un de ses neveux, Joseph Elzéar Morénas orientaliste, en publia une Notice (anonyme) qui parut à Paris chez Gueffier, en 1817, in-8, 23 p. !.

Les ouvrages imprimés de l'abbé Rive deviennent de plus en plus rares et ils sont très recherchés. On les rencontre peu dans le commerce de la librairie, et plusieurs d'entre eux sont inconnus des bibliographes même. Nous pensons rendre service aux amateurs de la science littéraire en en donnant ici la nomenclature.

I. Discours prononcé dans l'Académie françoise le lundi 13 mai 1771 à la réception de M. l'abbé Arnaud. S. 1. n. d.

in-8, 4 p.

Exemplaire couvert de corrections autographes de l'abbé Rive. L'abbé Arnaud était son compatriote. Cette pièce ne serait-elle pas une critique du discours ? (Voy. catalogue Fontaine, 1874.)

II. Lettres philosophiques contre le système de la nature. (Dans le Portefeuille hebdomadaire. Paris, 1770 et 1771. T. III et IV.)

III. Éloge à l'allemande des réflexions sur les nouveaux Sermons de M. Bossuet par l'abbé Maury, par M. ***. A Eleuthéropolis, chez N. Aléthophile, l'an des préjugés littéraires 1773. (Paris, Merlin), in-8.

IV. Notice historique et critique de deux manuscrits, uniques et très précieux, de la bibliothèque de M. le Duc de La Vallière, dont l'un a pour titre : La Guirlande de Julie, et l'autre : Recueil de fleurs et insectes peints par Daniel Rabel en 1624. Paris, Didot l'ainé, 1779, in-4, 20 p.

* Voy. l'abbé Rive et ses manuscrits, par R. R. Paris, Techener, 1872 in-8.

Il a été tiré 2 exempl. in-folio.

V. Notice sur un manuscrit de la bibliothèque de M. le Duc de La Vallière, contenant les poésies de Guillaume de Machau, accompagnée de recherches historiques et critiques pour servir à la vie de ce poète. Paris, de l'impr. Pierres, 1779, in-4, 27 p. I f.

Tirée à 24 exempl. sur papier de Hollande. . VI. Lettre de M. l'abbé Rive à M. Laborde sur la formule des souverains Nos Dei Gratiâ. Paris, Pierres, in-4,8 p.

Datée du 25 janvier 1779. Tirée à 50 ex. sur papier de Hollande. VII. Éclaircissements sur les Cours d'amour. Il n'en a été imprimé que neuf feuilles. Une critique violente contre l'abbé Mercier de Saint-Léger fut la cause du refus de l'imprimeur, Pierres, d'en continuer l'impression.

VIII. Notices historiques et critiques de deux manuscrits de la bibliothèque de M. le Duc de La Vallière, dont l'un a pour titre : Le Roman d'Artus comte de Bretaigne, et l'autre : Le Roumant de Parthenay ou de Lusignan. On trouvera, dans la première, des nouvelles conjectures sur l'époque de l'invention des cartes à jouer; et, dans la seconde, la date précise de la translation du chef de Saint Louis de l'abbaye de SaintDenis dans la Sainte-Chapelle, dont Baillet n'a pas été bien certain. Paris, Didot l'aîné, 1779, in-4, 36 p.

Sur papier fort.

IX. Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités, suivant le costume de toutes les nations existantes, avec des explications historiques et la vie abrégée des grands hommes qui ont illustré les dignités dont ils étoient décorés; ouvrage dédié à la noblesse et divisé en cinq classes : la première, destinée aux souverains de toute la terre; la seconde, à l'Eglise dans toutes les religions; la troisième, à l'état militaire de chaque nation; la quatrième, à la magistrature; la

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