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pelèrent Atellanes leurs pièces de théâtre libres et satiriques, parce qu'elles avaient pris naissance dans Atella , ville des Osques. Festus dit que les Osques et les Volsques avaient une langue particulière : « Qui Osce et Volsce fabulantur, Latine nesciunt. » 153. – Page 336. OEbale , quem generasse Telon Sebelhiile nympha

Fertur, Teleboum Capreas. ......... Variantes : Telum, Thelon; Sedethide , Sebretide , Sebthride, Suberetide, Lebætide ; Capras, Capreis.

OEbale régnait dans la Campanie orientale.

Sebethe, aujourd'hui Rio ou Fiume de la Maddalena , petite rivière qui se jette dans la baie de Naples, et qui arrosait l'ancienne Parthenope. Columelle dit : « Doctaque Parthenope Sebethide rosida lympha.

Les Téléboëns, venus d'Acarnanie, s'étaient établis dans l’ile de Caprée. (Tacite, Ann., liv. Iv.)

Caprée, aujourd'hui Capri, île à l'entrée du golfe de Naples, vis-à-vis de Surrentum. Tibère alla cacher dans cette île ses infâmes débauches; mais il n'a pu les dérober à l'histoire, qui les flétrit à jamais d'une honteuse célébrité. 154. - Page 338. Sarrustes populos , et quæ rigal æquora Sarnus.

VARIANTES : Sarrastis, Sarrastas, Sarrustres, Serestres , Sarrantes , etc.

Silius dit (liv. viii, v. 538):

Sarrastes etiam populos totasque videres

Sarni mitis opes. · Les Sarrastes habitaient les bords du Sarnus, aujourd'hui Sarno, petit fleuve qui traverse la Campanie , arrose les célèbres ruines de Pompéi, et se perd dans le golfe de Naples. Stace dit (Silvar., 1.1, 2) que Pompée aimait les champs baignés par le Sarnus :

Nec Pompeiani placeant magis otia Sarni. Ce vers peut servir à expliquer l'origine et le nom de la ville de Pompéi. 153.— Page 338. Quique Rufras, Batulumque tenent, atque arva Celennæ.

VARIANTES : Rufus; Batalum, Batylum, Butulum, Baculum ;

Celene , Calennce, etc. On lit dans Silius (liv. viii): « Qui Batulum Mutrasque colunt, »

Cluvier avoue qu'il ignore la situation de Balulum. Rufræ, aujourd'hui Ruvo , était une ville de la Campanie. 156. – Page 338. Et quos maliferæ despectant monia ·ibellæ.

VARIANTE : Nolæ.— Servius raconte que Virgile avait d'abord écrit Nolæ ; mais qu'ayant été mal accueilli dans cette ville, il effaça son nom et écrivit Abellæ. Il cite la même anecdote ou la même fable dans son commentaire sur le second livre des Géorgiques (v. 224), où le poète aurait remplacé Nola par Capua.

Abella , ville de la Campanie, près de Nole, aujourd'hui Avella Vecchia, au nord du Sarno : son territoire est fertile en noisettes, et en cette espèce d'amandes appelées avelines, nuces. avellance, 157 – Page 338. Teutonico ritu soliti torquere caleias. .

VARIANTES : Catelas, Catellas , Catenas.

Les Teutons, peuples de la Germanie, habitaient les bords et les iles de la Baltique; ils étaient voisins de la Chersonnèse Cimbrique. (Jutland. ) Valerius Flaccus (liv. vi) parle de ces javelots appelés cateias :

Et puer e primo torquens temone cateias. Silius dit aussi (liv. 111):

.... Panda manus est armata cateia. 158. – Page 3.38. El te montosæ misere in prælia Nursce,

Ufens. VARIANTES : Nersæ , Narsæ , Nyrsæ , Persæ ; - Oufens , etc.

Nursa, ville du pays des Éques, bâtie, dit Servius, sur une montagne, et dont la situation est incertaine.. 159. – Page 338. ............ Duris Æquicubu glebis.

VARIANTES : Æquicala, Æquicula.

Les Èques, ou Équicoles, habitaient au midi des Sabins, et au nord des Herniques, des montagnes où sont les sources de l'Anio et des eaux Marcia et Claudia que les Romains condnisirent dans la ville par un aquéduc de vingt lieues qui sabsiste encore. L'armée romaine, enfermée dans un défilé par les Éques, fut dégagée par Cincinnatus. (Voyez Tite-Live, liv. 111.)

160. – Page 338. Quin et Marrubia venit de gente sacerdos.

VARIANTES : Marruvia, Marubia, Marrula, Marrivia, etc. Marrubia, aujourd'hui Morrea , était la capitale des Marses, près du lac Fucin. Les Marses avaient la réputation d'être adonnés à la magie, de connaître l'art de charmer les serpens et de détourner leur venin. (Voyez Pline, liv. Ili, chap. 12; et SoLIN, chap. vi.)

161. – Page 338. Fronde super galeam el felici comptus oliva,

Archippi regis missu, fortissimus Umbro. Variantes : Arcippi, Alcippi; Umbo.

Le prêtre- guerrier Umbon portait sur son casque une branche d'olivier, comme témoignage de son amour pour la paix, et de sa répugnance à verser le sang humain.

Archippe, roi des Marses, donna son nom à une ville qui fut engloutie par un tremblement de terre. Pline parle de cette ville (livre ili, chap. 12).

162. - Page 338. Te nemus Anguitiæ, vitrea te Fucinus unda.

VARIANTES : Angitiæ, Argitiæ, Anguetiæ , Angittæ , Argicæ, Argiæ, Angutice, etc.

Angitia, sąur de Médée ou de Circé, donna son nom à un bois qui lui était consacré dans le pays des Marses, sur les bords du lac. Fucin; elle avait des charmes contre les serpens : de là son nom d'Angitia ou Anguitia.

Le lac Fucin, aujourd'hui lac de Célano, n'a point d'écoulement, quoiqu'il reçoive les eaux de plusieurs rivières. Jules César et, après lui, Claude voulurent donner au lac Fucin un versant dans le Liris (Garigliano) : trente mille hommes furent employés, pendant onze ans, à frayer un canal, à percer une haute montagne qui séparait le lac du fleuve. Mais tant de travaux et de dépenses furent sans résultat, et le lac est aujourd'hui ce qu'il était au premier siècle de notre ère.

163. – Page 340. Ibut et Hippolyti proles pulcherrima bello

Virbius; insignem quem mater Aricia misit ,

Educlum Egeriæ lucis. La fable d'Hippolyte est assez connue. Il fut appelé Virbius (vir bis), parce qu'il avait été ressuscité par Esculape. Il y avait, dans le Latium, une ville d’Aricie (aujourd'hui La Riccia , près de Nemi), où était née Attia, mère d’Auguste. Près de la ville était un bois sacré du même nom, où Numa allait consulter la nymphe Égérie. 164. — Page 340. Pæoniis revocatum herbis.

Péon est, dans Homère, le médecin des dieux. Les herbes et leurs sucs puissans sont employés magiquement par Péon, comme par Médée et par Circé. 165. – Page 340. Ipse inter primos præstanti corpore Turnus.

Heyne a fait deux savantes dissertations sur Turnus et sur les peuples d'Italie qui s'armèrent pour sa querelle. ( Voyez Excursus vii et viii.) Il établit ainsi la généalogie du roi des Rutules, et celle du roi des Latins :

Saturne; Pilumnus; Vénilie mariée à Daunus; et Amate , femme de Latinus ; Turnus et Juturne.

Saturne; Picus; Faune et Marica ; Latinus et Amate; Lavinie.. 166. - Page 342. At levem clypeum.

On trouve des descriptions de boucliers dans l'Iliade et dans tous les poëmes épiques. Scaliger et La Cerda mettent la description du bouclier de Turnus fort au dessus des imitations qui en ont été faites par Stace (liv. vi ) et par Silius (liv. v). La Cerda croit, dit-il, entendre des enfans bégayer à côté de leur père.

167. - Page 342. ............. Argivaque pubes.

Ces Argiens étaient les descendans des Grecs qui, selon la tradition, avaient suivi Danaé en Italie.

168. – Page 342. Auruncæque manus, Rutuli , veteresque Sicani.

Les Auronces sont les mêmes que les Ausones, ou, si ces deux peuples différent, ils ont été tellement mêlés, qu'il est difficile

de leur assigner un territoire particulier. Les Ausones avaient étendu leur puissance au midi de l'Italie, qui est souvent désignée, surtout par les poètes, sous le nom d'Ausonie. Les Rutules s'étendaient le long de la mer, entre le Numicus et la ville d'Antium, qui appartenait aux Volsques. Les Sicanes, n'existaient déjà plus du temps de Pline, puisqu'il les compte au nombre des cinquante-trois peuples du Latium qui étaient éteints (liv. III , ch.5). C'est pourquoi sans doute Virgile dit : Veteresque Sicani. 169. - Page 342. Et sacranæ acies , et picti scuta Libica

VARIANTES : Saranne, Sarrance, Saturnæ, Gaurannæ, Gaurince; Libici, Linici.

Tout ce que les commentateurs disent des Sacranes est incertain et obscur : l'auteur de la Géographie de Virgile n'en dit rien, et il a peut-être raison. - Labicum, petite ville au nord de Tusculum, à quinze milles de Rome, donnait son nom à une voie romaine, via Labicana. Cette ville était ruinée quand Virgile écrivait. 170. – Page 342. ......... Quis Jupiter Inx:irus arvis.

Variantes : Axurus, Auxyrus, Anxirus, Anxiris, Anxeris, Auxurus, etc.

Suivant Servius, Jupiter Anzur signifiait Jupiter jeune, Jupiter sans barbe. Tel est aussi le sentiment de plusieurs autres commentateurs. Cependant, sur une médaille antique, Jupiter est figuré avec une grande barbe et avec cette inscription : Jovis AnxUR. Horace ( Sat., liv. 1, v) dit avoir vu le temple de Jupiter Anxur sur de hauts rochers :

Impositum saxis late candentibus Anxur. Stace (Sylves, vi) et Silius (liv. VII) parlent du même temple qui est aujourd'hui la cathédrale de Terracine. 171. – Page 342. ...... .. El viridi gaudens Feronia luco.

VARIANTES : Foronia, Asturia.

Féronie , divinité qui paraît avoir présidé aux fleurs, chez les Sabins et chez les Romains. Elle avait, à Terracine, un temple, un bois et une fontaine qui lui étaient consacrés. Quelques auteurs la confondent mal-à-propos avec Junon. L'Aqua Ferentina est aujourd'hui le ruisseau de la Cornacchiola : « Près de là, dit M. de Bronstetten (page 37) était la forêt consacrée à Herilus,

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