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méprisent, sont comparés à deux hommes qui bâtissent deux maisons, l'une sur un roc, l'autre sur un sable mouvant. Quand il demande de l'eau a la femme de Samarie, il lui peint sa doctrine sous la belle image d'une source d'eau vive. Les plus violents ennemis de JésusChrist n'ont jamais osé attaquer sa personne. Celse, Julien, Volusien, avouent ses miracles, et Porphyre raconte que les oracles même des païens l'appelaient un homme illustre par sa piété. Tibère avait voulu le mettre au rang des Dieux; selon Lampridius, Adrien lui avait élevé des temples, et Alexandre Sévère le révérait avec les images des âmes saintes, entre Orphée et Abraham. Pline a rendu un illustre témoignage à l'innocence de ces premiers chrétiens, qui suivaient de près les exemples du Rédempteur. Il n'y a point de philosophe de l'antiquité à qui l'on n'ait reproché quelques vices : les patriarches même ont eu des faiblesses; le Christ seul est sans tache: c'est la plus brillante copie de cette beauté souveraine qui réside sur le trône des cieux. Pur et sacré comme le tabernacle du seigneur, ne respirant que l'amour de Dieu et des hommes, infiniment supérieur à la vaine gloire du monde, il poursuivait, à travers les douleurs, la grande affaire de notre salut, forçant les hommes, par l'ascendant de ses vertus, à embrasser sa doctrine, et à imiter une vie qu'ils étaient contraints d'admirer. Son caractère était aimable, ouvert et tendre ; sa charité sans bornes, l'apôtre nous en donne une idée en deux mots : il allait faisant le bien. Sa résignation à la volonté de Dieu éclate dans tous les moments de sa vie; il aimait, il connaissait l'amitié; l'homme qu'il tira du tombeau, Lazare, était son ami; ce fut pour le plus grand sentiment de la vie qu'il fit son plus grand miracle. L'amour de la patrie trouva chez lui un modèle : »Jérusalem ! Jérusalem! s'écriat-il en pensant au jugement qui menaçait cette cité coupable, j'ai voulu rassembler tes enfants, comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes; mais tu ne l'as pas voulu!o

sur cette ville condamnée pour ses crimes, à une horrible destruction, il ne put retenir ses larmes: Il vit la cité, dit l'apôtre, et il pleura! Sa tolérance ne fut pas moins remarquable, quand ses disciples le prièrent de faire descendre le feu sur un village de Samaritains qui lui avait refusé l'hospitalité : il répondit avec indignation : »Vous ne savez pas ce que vous demandez !o Si l : Fils de l'homme était sorti du ciel avec toute sa force, il eût eu sans doute peu de peine à pratiquer tant de vertus, à supporter tant de maux; mais c'est ici la gloire du mystère : le Christ ressentant des douleurs, son cœur se brisait comme celui d'un homme ; il ne donna jamais aucun signe de colère que contre la dureté de l'âme et l'insensibilité. Il répétait éternellement : Aimez-vous les uns les autres. Mon père, s'écria-t-il sous le fer des bourreaux, pardonnezleur, car ils ne savent ce qu'ils font. Prêt à quitter ses disciples bien-aimés, il fondit tout à coup en larmes; il ressentit les terreurs du tombeau, et les angoisses de la croix : une sueur de sang coula le long de ses joues divines; il se plaignit que son père l'avait abandonné. Lorsque l'ange lui présenta le calice, il dit : O mon Père! fais que ce calice passe loin de moi; cependant, si je dois le boire, que ta volonté soit faite. Ce fut alors que ce mot, où respire la sublimité de la douleur échappa à sa bouche : Mon âme est triste jusqu'à la mort. Ah ! si la morale la plus pure et le cœur le plus tendre, si une vie passée à combattre l'erreur et à soulager les maux des hommes, sont les attributs de la divinité, qui peut nier celle de JésusChrist ? Modèle de toutes les vertus, l'amitié le voit endormi dans le sein de saint Jean, ou léguant sa mère à ce disciple; la charité l'admire dans le jugement de l'adultère : partout la pitié le trouve bénissant les leurs de l'infortuné; dans son amour pour les enfants, son innocence et sa candeur se décèlent; la force de son âme brille au milieu des tourments de la croix, et son dernier soupir est un soupir de miséri

Du haut d'une colline, jetant les yeux

corde.

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LE MONTAGNARD ÉMIGRÉ. Combien j'ai douce souvenance Du joli lieu de ma naissance ! Ma sœur, # étaient beaux ces jours e France ! O mon pays, sois mes amours Toujours !

Te souvient-il que notre mère

Au foyer de notre chaumière

Nous pressait sur son sein joyeux ? Ma chère !

Et nous baisions ses blonds cheveux Tous deux.

Ma sœur, te souvient-il encore

Du château que baignait la Dore,

Et de cette tant vieille tour
Du Maure,

Où l'airain sonnait le retour
Du jour?

Te souvient-il du lac tranquille

Qu'effleurait l'hirondelle agile,

Du vent qui courbait le roseau Mobile,

Et du soleil couchant sur l'eau Si beau ?

Oh ! qui me rendra mon Hélène,

Et ma montagne et le grand chêne?

Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine :

Mon pays sera mes amours
Toujours !

CHARLOTTEMBOURG.

Sous les hauts pins qui protègent ces sources, Gardien, dis-moi, quel est ce monument nouveau ? ,Un jour il deviendra le terme de tes COurSeS : O voyageur! c'est un tombeau." Qui repose en ces lieux ? . » Un objet plein de charmes.° Qu'on aima ? .Qui fut adoré." Ouvre-moi. , Si tu crains les larmes, N'entre pas." J'ai souvent pleuré. (Le Voyageur et le Gardien entrent.) · De la Grèce et de l'Italie On a ravi ce marbre à la pompe des morts. Quel tombeau l'a cédé pour enchanter ces bords ? Est-ce Antigone ou Cornélie ?

» La beauté dont l'image excite tes transports, Parmi nos bois passa sa vie." Qui pour elle, à ces murs de marbre revêtus, A suspendu ces couronnes fanées ? » Les beaux enfants dont ses vertus Ici-bas furent couronnées." On vient. » C'est un époux : Il porte ici ses pas, Pour nourrir en secret un souvenir funeste." Il a donc tout perdu ? » Non : un trône lui reste." Un trône ne console pas.

JEUNE FILLE ET JEUNE FLEUR.

Il descend ce cercueil; et les roses sans
taches
Qu'un père y déposa, tribut de sa douleur,
Terre, tu les portas; et maintenant tu caches
Jeune § et jeune fleur.

Ah! ne les rends jamais à ce monde profane,

A ce monde de deuil, d'angoisse et de malheur,

Le vent brise et flétrit, le soleil brûle et

fane Jeune fille et jeune fleur.

Tu dors, pauvre Élisa, si légère d'années !
Tu ne crains plus du jour le poids et la
chaleur !
Elles ont achevé leurs fraîches matinées,
Jeune fille et jeune fleur.

Mais ton père, Élisa, sur ta cendre s'incline, Aux rides de son front a monté sa pâleur, Et vieux chêne, le temps fauche sur sa racine Jeune fille et jeune fleur.

NOUS VERRONS.

Le passé n'est rien dans la vie,
Et le présent est moins encor :
C'est à l'avenir qu'on se fie
Pour nous donner joie et trésor.
Tout mortel dans ses vœux devance
Cet avenir où nous courons ;
Le bonheur est en espérance ;
On vit, en disant : Nous verrons.

Mais cet avenir plein de charmes
Qu'est-il lorsqu'il est arrivé ?
C'est le présent qui, de nos larmes,
Matin et soir est abreuvé !

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George Cuvier, né 1769 à Montbéliard, d'une famille protestante, mourut à Paris en 1832. Après avoir étudié am collège de Montbéliard et à l'académie Caroline de Stuttgard, où il acquit la connaissance de la langue et de la littérature allemandes, il fut chargé d'une éducation particulière en Normandie. ll resta six ans dans cette position, et commença dès lors à se livrer à l'étude de l'histoire naturelle. Ses talents ayant été appréciés par Ferrier, savant agronome qui eut occasion de le voir dans sa retraite, il fut appelé à Paris en 1795 par G. S.-Hilaire, et se fit bientôt remarquer, soit par ses cours, soit par ses écrits. Il fut nommé successivement professeur d'histoire naturelle aux écoles centra les, supplénnt de la chaire d'anatomie comparée au Muséum, professeur an collège de France, membre de l' Institut, puis secrétaire perpétuel de la section des sciences. I'lus tard, il devint inspecteur des études, conseiller et chancelier de l'Université (1808), et remplit plu

LES RÉVOLUTIONS DU GLOBE.

Lorsque le voyageur parcourt ces plaines fécondes où des eaux tranquilles entretiennent pour leur cours régulier une végétation abondante, et dont le sol, foulé par un peuple nombreux, orné de villages florissants, de riches cités, de monuments superbes, n'est jamais troublé que par les ravages de la guerre ou par l'oppression des hommes en pouvoir, il n'est pas tenté de croire que la nature ait eu aussi ses guerres intestines, et que la surface du globe ait été bouleversée par des révolutions et des catastrophes; mais ses idées changent dès qu'il cherche à creuser ce sol aujourd'hui si paisible, ou qu'il s'élève aux collines qui bordent la

Valère en un malheur réclame La bourse et les soins de Damis ! » Je viens à vous, ami si tendre, Ou ce soir au fond de prisons ... Quoi! ce soir même ? — Oui! — Cher Valère, Revenez demain : Nous verrons.*

N o u s verr o n s est un mot magique
Qui sert dans tous les cas fâcheux.
Nous verrons, dit le politique;
Nous verrons, dit le malheureux.
Les grands hommes de nos gazettes,
Les rois du jour, les fanfarons,
Les faux amis et les coquettes,
Tout cela vous dit : Nous verrons.

CUVIER.

sieurs fois les fonctions de grand-maître. Il usa de son pouvoir pour introduire partout d'importantes améliorations, et favorisa surtout l'enseignement de l'histoire et des sciences. Cuvier fut en outre appelé à jouer un rôle politique. Nommé, en 1813, maître des requêtes, il devint à la restauration conseiller d'état (1814), puis président du comité de l'intérieur, et enfin pair de France (1831). Ce n'est pas ici le lieu de faire le dénombrement des immenses services que George Cuvier a rendus comme naturaliste. Nous n'avons à nous en occuper que comme écrivain, et, sous ce rapport, l'illustre savant est un des meilleurs prosateurs du XIXe siècle. Ses nombreux ouvrages sur l'histoire naturelle et ses Éloge s h i stor i q u e s se distinguent par la précision, la facilité. la clarté et l'élégance de l'expression. Son style, toujours moulé sur la pensée, s'élève ou s'abaisse avec elle, et sait se plier à tous les sujets , mais il n'a pas l'éclat de celui de Buffon.

plaine; elles se développent pour ainsi dire avec sa vue, elles commencent a embrasser l'étendue et la grandeur de ces évènements antiques dès qu'il gravit les chaînes plus élevees dont ces collines couvrent le pied, ou qu'en suivant les lits des torrents qui descendent de ces chaînes il pénètre dans leur intérieur. Les terrains les plus bas, les plus unis, ne nous montrent, même lorsque nous y creusons à de très grandes profondeurs, que des couches horizontales de matières plus ou moins variées, qui enveloppent presque toutes d'innombrables produits de la mer. Des couches pareilles, des produits semblables, composent les collines jusqu'à d'assez grandes hauteurs. Quelquefois les coquilles sont si nombreuses, qu'elles forment à elles seules toute la masse du sol : elles s'élèvent à des hauteurs supérieures au niveau de toutes les mers, et où nulle mer ne pourrait être portée aujourd'hui par des causes existantes : elles ne sont pas seulement enveloppés dans des sables mobiles, mais les pierres les plus dures les incrustent souvent et en sont pénétrées de toute part. Toutes les parties du monde, tous les hémisphères, tous les continents, toutes les iles un peu considérables présentent le même phénomène. Le temps n'est plus où l'ignorance pouvait soutenir que ces restes de corps organisés étaient de simples jeux de la nature, des produits conçus dans le sein de la terre par ses forces créatrices; et les efforts que renouvellent quelques métaphysiciens ne suffiront probablement pas pour rendre de la faveur à ces vieilles opinions. Une comparaison scrupuleuse des formes de ces dépouilles, de leur tissu, souvent même de leur composition chimique, ne montre pas la moindre différence entre les coquilles fossiles et celles que la mer nourrit : leur conservation n'est pas moins parfaite; l'on n'y observe le plus souvent ni détrition ni ruptures, rien qui annonce un transport violent; , les plus petites d'entre elles gardent leurs parties les plus délicates, leurs crêtes les plus subtiles, leurs pointes les plus déliées : ainsi non - seulement elles ont vécu dans la mer, elles ont été déposées par la mer; c'est la mer qui les a laissées dans les lieux où on les trouve : mais cette mer a séjourné dans ces lieux; elle y a séjourné assez longtemps et assez paisiblement pour y former les dépôts si réguliers, si épais, si vastes et en partie si solides, que remplissent ces dépouilles d'animaux aquatiques. Le bassin des mers a donc éprouvé au moins un changement, soit en étendue, soit en situation. Voilà ce qui résulte déja des premières fouilles et de l'observation la plus superficielle. Les traces de révolutions deviennent plus imposantes quand on s'élève un peu plus haut, quand on se rap

proche davantage du pied des grandes chaînes. Il y a bien encore des bancs coquilliers; on en aperçoit même de plus épais, de plus solides : les coquilles y sont tout aussi nombreuses, tout aussi bien conservées; mais ce ne sont plus les mêmes espèces; les couches qui les contiennent ne sont plus aussi généralement horizontales : elles se redressent obliquement, quelquefois presque verticalement : au lieu que, dans les plaines et les collines plates, il fallait creuser profondément pour connaître la succession des bancs, on les voit ici par leur flanc, en suivant les vallées produites par leurs déchirements : d'immenses amas de leurs débris forment au pied de leurs escarpements des buttes arrondies, dont chaque dégel et chaque orage augmentent la hauteur. Et ces bancs redressés qui forment les crêtes des montagnes secondaires ne sont pas posés sur les bancs horizontaux des collines qui leur servent de premiers échelons; ils s'enfoncent au contraire sous eux. Ces collines sont appuyées sur leurs pentes. Quand on perce les couches horizontales dans le voisinage des montagnes à couches obliques, on retrouve ces couches obliques dans la profondeur : quelquefois même, quand les couches obliques ne sont pas trop élevées, leur sommet est couronné par des couches horizontales. Les couches obliques sont donc plus anciennes que les couches horizontales; et comme il est impossible, du moins pour le plus grand nombre, qu'elles n'aient pas été formées horizontalement, il est évident qu'elles ont été relevées; qu'elles l'ont été avant que les autres s'appuyassent sur elles. Ainsi la mer, avant de former les couches horizontales, en avait formé d'autres, que des causes quelconques avaient brisées, redressés, bouleversées de mille manières; et, comme plusieurs de ces bancs obliques qu'elle avait formés plus anciennement s'élèvent plus haut que ces couches horizontales qui leur ont succédé, et qui les entourent, les causes, qui ont donné à ces bancs leur obliquité, les avaient aussi fait saillir au-dessus du niveau de la mer, et en avaient fait des îles, ou au moins des écueils et des inégalités, soit qu'ils eussent été relevés par une extrémité, ou que l'affaissement de l'extrémité opposée eût fait baisser les eaux; second résultat non moins clair, non moins démontré que le premier, pour quiconque se donnera la peine d'étudier les monuments qui l'appuient. Mais ce n'est point à ce bouleversement des couches anciennes, à ce retrait de la mer après la formation des couches nouvelles, que se bornent les révolutions et les changements auxquels est dû l'état actuel de la terre. Quand on compare entre elles, avec plus de détail, les diverses couches, et les produits de la vie qu'elles recèlent, on reconnaît bientôt que cette ancienne mer n'a pas déposé constamment des pierres semblables entre elles, ni des restes d'animaux de mêmes espèces et que chacun de ses dépôts ne s'est pas étendu sur toute la surface qu'elle recouvrait. Il s'y est établi des variations successives, dont les premières seules ont été à peu près générales, et dont les autres paraissent l'avoir été beaucoup moins. Plus les couches sont anciennes, plus chacune d'elles est uniforme dans une grande étendue; plus elles sont nouvelles, plus elles sont limitées, plus elles sont sujettes à varier à de petites distances. Ainsi les déplacements des couches étaient accompagnés et suivis de changements dans la nature du liquide et des matières qu'il tenait en dissolution; et lorsque certaines couches, en se montrant audessus des eaux, eurent divisé la surface des mers par des îles, par des chaînes saillantes, il put y avoir des changements différents dans plusieurs des bassins particuliers. On comprend qu'au milieu de telles variations dans la nature du liquide, les animaux qu'il nourrissait ne pouvaient demeurer les mêmes. Leurs espèces, leurs genres même, changeaient avec les couches; et, quoiqu'il y ait quelques retours d'espèces à de petites distances, il est vrai de dire, en géné

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ral, que les coquilles des couches an

ciennes ont des formes qui leur sont propres; qu'elles disparaissent graduellement, pour ne plus se montrer dans les couches récentes, encore moins dans les mers actuelles, où l'on ne découvre jamais leurs analogues d'espèces, où plusieurs de leurs genres eux-mémes ne se retrouvent pas; que les coquilles des couches récentes au contraire, ressemblent, pour le genre, à celles qui vivent dans nos mers, et que dans les dernières et les plus meubles de ces couches, et dans certains dépôts récents et limités il y a quelques espèces que l'œil le plus exercé ne pourrait distinguer de celles que nourrissent les côtes voisines. Il y a donc eu dans la nature animale une succession de variations qui ont été occasionnées par celles du liquide dans lequel les animaux vivaient ou qui du moins leur ont correspondu ; et ces variations ont conduit par degrés les classes des animaux aquatiques a leur état actuel; enfin, lorsque la mer a quitté nos continents pour la dernière fois, ses habitants ne différaient pas beaucoup de ceux qu'elle alimente encore aujourd'hui. Nous disons, pour la dernière fois, parce que, si l'on examine avec encore plus de soin ces débris des êtres organiques, on parvient à découvrir au milieu des couches marines, même les plus anciennes, des couches remplies de productions animales ou végétales de la terre et de l'eau douce; et, parmi les couches les plus récentes, c'est-àdire, les plus superficielles, il en est où des animaux terrestres sont ensevelis sous des amas de productions de la mer. Ainsi les diverses catastrophes qui ont remué les couches n'ont pas seulement fait sortir par degrés du sein de l'onde les diverses parties de nos continents et diminué le bassin des mers; mais ce bassin s'est déplacé en plusieurs sens. Il est arrivé plusieurs fois que des terrains mis à sec ont été recouverts par les eaux, soit qu'ils aient été abîmés, ou que les eaux aient été seulement portées au-dessus d'eux; et pour ce qui regarde particulièrement le sol que la mer a laissé libre dans sa dernière retraite, celui que l'homme

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